DE LÀ NOIX DE GALILE
Nous avons dit précédemment que la noix de galle était une excroissance produite par la piqûre d'un insecte hyniénoptère , dé ia famille des Pupivores , dans le sous-ordre des Tërébràns.
Les Cynips , que Geoffroy avait à tort nommés Diplolepis , forment un petit groupe que Latreille a désigné sous le nom de Gallicoles. Leur corps est court et voûté ; leur tête est plus basse que le thorax, disposition qui les fait paraître comme' bossus 'j les antennes, droites et filiformes^ pnt ordinairement' de treize à quinze articles ; les ailes supérieures, un peu plus longues que le corps, sont peu veinées, les inférieures ne le sont pas du tout 5 la tarière est logée en partie ou en totalité dans une coulisse pratiquée le long du ventre. Cette tarière est filiforme, raide, pointue, rouléie en spirale à son origine, creusée
3a6 L]^ ntHÉnonÈMiM.
en goptt^èrjÇ 4 itopextrémitâ libre, tamnid de petites dtaùlttéraies imitant celles d'un fer de flèche. C'est à l'aide de cette tarière que les Cynips piquent les tissus des plantes pour y introduire leurs œufs. Cette piqûre et la présence des œufs déterminent dans le point piqué un afflux considérable de liquides, d'«ù résultent ces excroissances connues sous les noms de gaUes ou de bédéguars. C'est dans l'intérieur de ces galles que les œufs éclosent^ et que les larres se nourrissent des parties intérieureS'de ces excroissances. Elles y subissent leurs dernières métamorphoses , et en sortent en perçant un trou , quand elles sopt arrivée^ à leiir état parfait.
Parmi les espèces de Cynips nous signalerons les suitantes : V* Cynips de la. noix de galle ; Cynips gallœ tinctùriœ L. Diplokpis gallœ tinclorict Geoff., Olivier (Voyages dans l'empire ottoman , pi. 15).
Cette espèce a trois ou quatre lignes de longueur; son eorps, d'une couleur fauTe pâle , est couvert d'un léger duvet blan« châtre et soyeux ; la partie inférieure de l'abdomen est noirâtre et brillaote^-à sa partie supérieure on Toit une tache d'an brun noirâtre ^ très polie et luisante j les neryures des ailes supérieu ^es sont brunes.
Cette espèce vit en Orient sur un chêne (Quercus infectona) et y produit les noix de galle les plus estimées. ( Yoy. dans la partie botanique le genre Chêne, famille des Cupulifères.) 2^ Cynips do figuier , Cynips Ficus cancœ Latr. C'est cette espèce qui dépose ses œufs dans l'intérieur du fmit des figuiers en Orient , et qui en hâte singulièrement la maturation. Les anciens se servaient en quelque sorte de ces insectes pour faire mûrir plus vite les seconds fruits des figuiers.' Ht suspendaient quelques uns des premiers fruits qui conlenaient ces Cynips sur les figuiers , et les insectes, en se répandant sur les autres fruits et Ifs piquant pour y déposer leur progéniture en accéléraient la maturation. Cette opération, connue sons le nom de càprification ^ est encore pratiquée dans quelques contrées de l'Orient.
3« Cynips du rosier , Cynips rosœ Latr.
Tout le monde a eu occasion de remarquer sur les rosien
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MVT^fs dks exorotisluiees tontes couvertes de fikaneiis herbacés, longs et serrés, Terts on rougeàtres, que l'on connsH sous le nom de BédéguMts* Elles sont produites par Tespèce de Cy« nipe que Linné a nommée Cynipsroiœ^ et leur intérieur oon«> tient également la jeune progéniture de celte espèce.
L'Abeille ou Modcbe a miel , Apis meliifica L. Part, usitées : le mi€l, la dre, le propolis.
Cet insecte, non moins célèbre par son industrie qu'utile par les produits qu'il donne aux arts et à l'économie domestique , appartient à la famille des Mellifères , dans la classe des insectes hyménoptères. Son corps est velu , brunâtre , avec une bande transversale grise , formée par un duvet fin et serré. Les Abeilles vivent en sociétés nombreuses, régies avec un ordre admirable , et par des lois qui ne varient point. Ces sociétés , qu'on nomme essaims , se composent de trois sortes d'individus : les mulets ou ouvrières , dont le nombre ordinaire est de quinze à vingt lùille , et quelquefois même trente mille dans une même ruche ; les mâles , que Ton appelle vulgaire* ment bourdons oujaux-bourdons , et dont on compte environ six à huit cents ou mille dans une même société 5 et enfin la femelle ou la reine , qui seule règne en despote sur le peuple qui compose Tessaim.
Ce sont les ouvrières qui sont chargées de tous les travaux de la société et de tous les soins domestiques qui peuvent en assurer l'existence et la multiplication. C'est avec la cire qu'elles construisent les habitations dans lesquelles elles vivent. D'après les observations de%i. Huber fils , les demi-anneaux de leur abdomen présentent chacun sur leur surface interne deux poches où la cire se sécrète, et forme des larmes qui sor* tent ensuite par les intervalles des anneeux. Selon le même naturaliste , la cire ne serait qu'une élaboration particulière du^miel ] et le pollen que les abeilles vont recueillir sur les fleurs ne servirait qu'à leur ^nourriture et à celle de leurs larves.
Les ouvrières construisent avec la cire qu'elles excrètent des
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cloiftons compesées de cellules hexagonales , dans lesqeeMea sont déposés les œufe qui doiTent former un nouvel essaim. Ces cloisons sont placées perpendiculairement , et coiQposées de deux rangées opposées de cellules, qui se correipondent par leur fond. Elles sont désignées sous le nom de gâteaux ^ et situées parallèlement entre elles, de manière que les alvéoles soient horizontales. C'est dans ces cellules que sont déposés , dans les unes , le couvain , dans les autres , le miel on le pollen. Parmi ces cellules , qui sont sensiblement égales entre elles , il y en a quelques unes , quelquefois de deux à quarante , plus grandes que les autres , ordinairement pendantes sur le bord des gâteaux, et qui sont destinées aux larves des femelles ou reines. Les cellules des mâles sont éparses au milieu de celles des ouvrières.
C'est avec une matière différente du miel et de la cire, qu'on nomme propolis y que les ouvrières bouchent hermétiquement, comme avec une sorte de mastic , toutes les fentes de leur demeure. Cette matière résineuse est recueillie par les abeilles sur les bourgeons, les jeunes rameaux, et même les feuilles de quelques végétaux.
« L'accouplement, dit M. Latreille (1), se fait au commencement de l'été , hors de la ruche j et , suivant M. Huber , la femelle rentre dans son habitation, emportant avec elle, à l'extrémité de son abdomen, les parties sexuelles du mâle. Cette seule fécondation vivifie , à ce qu'on croit, les œufs qu'elle peut pondre dans le cours de deux ans , et peut-être même pendant sa vie entière. Les pontes se succèdent rapidement , et ne cessent qu'en automne. Réanmur évalue à dou^e mille le nombre des œufs qu'une seule femelle pon^au printemps, dans l'espace 4e vingt jours. Guidée par son instinct, elle ne se méprend pas sur le choix des alvéoles qui leur sont propres. Cependant quel' quefois , comaie il n'y a pas une quantité suffisante d'alvéoles , eMe dépose plusieurs œufs dans le même. Les ouvrières en font ensuite le triage. Ceux qu'elle produit an retour de la belle laison sont tous des œufs d'ouvrières, qui éclosent au bout de
(I) ^«jyts CuTier, JHégne animait 2* édit. ,voi; V, p. Hi.
quatre h cinq îoiir$. Les abeilles ont soin de donnei* «ù Urves la pâtée qui leur est nécessaire , proportionnellement à leur ^e. Six ou sept jours après leur naissance, elles se disposent à subir leurs métamorphoses. Enfermées dans leurs cellules par les ouvrières qui en ont bouché l'ouverture avec pn couvercle bombé , elles tapissent les parois de leur demeure avec une toile de soie, se filent une coque, deviennent nymphes , et, au boutd'environ douze jours de réclusion , se dégagent et se montrent sous la forme d'abeilles. Les ouvrières nettoient aussitôt leurs loges , afin qu'elles soient propres à recevoir un nouvel œuf. Mais il n'en est pas ainsi des cellules royales ; elles sont détruites , et les abeilles en reconstruisent d'autres s'il est nécessaire. ^ Les œufs contenant des mâles sont pondus deux mois plus tard , et ceux des femelles bientôt après ceux-ci.
ù Cette succession de générations forme autant de sociétés particulières , susceptibles de fonder de nouvelles colonies , et que l'on connaît sous le nom d'essaims. Une ruche en donne quelquefois trois à quatre ; mais les dernières sont toujours bibles. »
1^ Du msL , Mei album*
Le mial , d'après l'opinion la plus généralement admise, est une matière dont les abeilles recueillent les matériaux dans l'intérieur des fleurs , où elle est sécrétée par les glandes nectarifères , mais qui subit , dans l'estomac de l'insecte , une élaboration particulière. Elles le déposent dans les alvéoles de leurs gâteaux , où elles le tiennent en réserve pour servir à la nourriture des larves , et pour l'alimentation commune pendant la mauvaise saison.
Pour obtenir le miel , on prend la partie supérieure des gâteaux, et, en les plaçant sur une claie, il s'en écoule un miel très pur , liquide, le plus estimé de tous , et qu'on désigne sous le nom de miel vierge. Les gâteaux de cire sont ensuite soumis à la presse , et l'on obtient un miel moins pur , mais plus abondant.
Le miel de bonne qualité présente le^ caractères suivans : il est mou j blanchâtre , grenu , formant quelquefois des masses
33o LBft mtvtiiMriAÈM.
pltti ààmm daii»me]^«rtié plus HtpàAê ; il etH siftluble en tét*« Hté dans l'eâtt > et mitceptibto de la fermentation aicooKqne | sa saT«ttre«tdo\M;e» sucrée, agréable et légèrement arMiatiqu». Il est composé en grande partie d'un principe sucré analogue à celui qu'en troute dans le suc dé raisin 3 d'une autre sorte de sucre semblable à celui de canne , de mannite 5 d'un acide , que l'on croit être l'acétique; d'un principe aromatique, et d'une petite quantité de cire;
S|Le miel le plus estimé en France est celui qu'on récolte' dans les prOTinces^ méridionales , et qu'on connaît sous le nom de miel de Narbonne. Il est très blanc, grenu et aromatique. Le miel du Gâtînais vient ensuite , et c^est celui dont on fait la plus grande consommation , surtout pour 1& préparation des sirops. Enfin , dans plusieurs autreé proTinces de la France , en Bourgogne , en Bretagne, on récolte des miels qui sont moins blancs et inôiiis estimés.
Le miel est souvent falsifié par les marchands , qui y mélan^* gent de la fécule afin de le blancbir. Mais on reconnaît facile* ment cette fraude , en remarquant que le miel ainsi frelaté a perdu son aspect granuleux ; et d'ailleurs la présence de la fécule peut être facilement reconnue , au moyen de la teinture d'iode , qui communique une couleur violacée à l'eau dMis laquelle on a dissous une certaine quantité de ee miel:
Propriétés et usages. Le miel-est très employé dans l'économie domestique. En médecine et en pharmacie , on en lait un très fréquent usage* Ainsi , on édulcore très souvent les tisanes avec eette substance sucrée. C'est avec le miel que se préparent les mellites , les oxymels et les sirops de miel. Le laudanum de Rousseau est le résultat de la fermentation simnltanée de IV plum et du miel. L'onguent égyptiac est un mellite d^acétate de cuivre.
Nous avons dit précédemment que le miel était susceptible de la fermentation alcoolique. C'est par suite de cette propriété qu'on prépare l'hydromel , boisson dont font un très fréquent usage les habitans du nord de l'Europe.
Certains miels ont parfois provoqué des aceidens , qui parais* eent dépendre des plantes sur lesquelles ils ont été recu^W^
LBS HTMliNOPTiEBS. ' 3Sl
par les abeHIes. C'est ainsi qu'on a remarqué, dans rAmérique du nord , que le miel que les abeilles puisent sur les fleurs des kalmias cause souTent des vertiges. M. Aug. de Saint-Hilaire , pendant son voyage au Brésil , a failli périr, lui et un de ses guides , pour avoir mangé une certaine quantité de miel d'une abeille nommée lecheguana. Il fut en proie aux accident les plus graves, et surtout à une frénésie qui ne se dissipa qu'avec peine. Cependant ce miel, analysé par M. Lassaigne, n'a présenté aucun principe qui pût rendre compte de son action délétère. On trouve la relation détaillée de cette sorte d'empoisonnement dans la cinquième livraison des Plantes remarquables du Brésil et du Paraguai, par M. de Saint-Hilaire.
* C'est la matière qui forme les gâteaux des Abeilles. Quand on en a retiré le miel , on les fait fondre à une douce chaleur j on les passe à travers une étamine , et l'on en forme des pains plus ou moins volumineux en la coulant dans des moules. Elle forme alors la cire jaune, qui doit sa couleur et l'odeur qu'elle offre à des corps étrangers qui y sont mélangés. Pour la purifier, on la fait fondre et on la verse toute liquide sur un cylindre en bois mu horizontalement dans l'eau. La cire forme alors des grumeaux plus ou moins volumineux. On les recueille. On les place sur des châssis en toile , que l'on expose sur un pré , à Faction de l'air et de la lumière , en ayant soin de les arroser tous les soirs. Petit à petit elle perd sa couleur jaune , devient blanche , opaque, cassante; et c'est dans cet état qu'on la désigne sous le nom de cire blanche ou cire vierge. Assez communément on y mélange une petite quantité de suif, pour , lui rendre le liant qu'elle a perdu.
La cire bien pure présente les caractères suivans : elle est solide , blanche , cassante , n'ayant point d'odeur ni de saveur bien marquées. Elle se ramollit et devient malléable à une douce chaleur , se fond à 70 degrés. Projetée sur des charbons ardens , elle s'enflamme , brûle , et se volatilise. Elle est tout k fait insoluble dans l'eau , peu soluhle dans l'alcool , qui n'en dissout qu'environ un centième de son poids , suivant M. Che-
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Treulj l'éther bouillant n'en dissont qû'ui^ quart de son poids, et , de même <^ue Talcool , il l'abandonne par reCroidissement 3 mais elle se dissout dans lés huiles Tolatiles.
D'après le docteur John , la cire se compose de deux principes , l'un soluble dans l'alcool , et qu'il nomme cérine ; T^i^tre insoluble y appelé myricine , parce qu'il existe aussi en très grande abondance dans la cire végétale qui exsude de plusieurs espèces du genre myrica. MM. Félix Boudet et Boissenot ont publié , dans le Journal de' Pharmacie (janvier 1827) , une nouyelie analyse de la cire , qui confirme l'existence des deux produits obtenus par le docteur John. Là myricine y selon ces jeunes chimistes , inaltérable par les alcalis caustiques, est susceptible de se volatiliser en grande partie sans décomposition 3 elle se rapproche des corps gras du troisième genre , comme la cholestérine, l'éthal. La cérine y traitée par les alcalis, fournit des acides margarique et oléique , et une matière grasse neutre , insaponifiable , dont l'existence n'avait point encore été constatée dans la cire.
Pendant fort long-temps on a cru que les Abeilles recueillaient la cire toute formée sur les végétaux. Il est vrai que certaines plantes exsudent une matière , sinon parfaitement identique , du moins jouissant de plusieurs des propriétés de la cire. C'est ainsi que plusieurs MyricUy le Ceroxylon andicoldj grand palmier découvert par M. de Humboldt, dans les Andes du Pérou ; le Benincasa cerifera , plante de la famille des Cucurbitacées, et plusieurs autres , produisent une matière qui est un mélange de ctre et de quelques autres principes. On a remarqué aussi que les feuilles d'un grand nombre de végétaux sont recouvertes d'une couche mince de cire, qui leur donne un aspect blanchâtre, que les botanistes ont désigné par l'épithète de glauque. Mais aujourd'hui il est démontré par l'expérience que la cire des abeilles est une excrétion animale. Sans doute que l'abeille en puise les matériaux dans les substances végétales dont elle se nourrit. Mais c'est dans les petites poches placées entre les segmens inférieurs de son abdomen que cette matière est élaborée. Déjà depuis long-temps Bonnet et Hunter avaient reconnu que la cire était sécrétée par l'abeille 5 mais c'est, aux
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ex p éf Icw eeringéiUmtey dé M. Htebei^, dé Genève , que l'on doit là démoBstritioii matérielle de cette Térité. Il renferma un essàim d'abeilles dans une ruche nue , en ne leur donnant pour toute nourriture que du miel et de l'eau. Cependant, au bout de quelques jours , elles eurent construit des rayons d'une cire extrêmement pure ; d'où il est impossible de ne pas tirer cette conséquence , qu'elles tiTaient fbrmé cette matière de toutes pièces , puisqu'elles n'avaient pu aller la récolter sur lès végétaux;
Propriétés et usages. L'économie domestique et la pharmacie font tthe très grande consommation de cire dans ses différens états. Tout le monde sait que la bougie est faite avec la cire , à laquelle on mélange une petite quantité de suif, pour la rendre moins cassante. La cire jaune entre dans la préparation de la plupart des onguens et des emplâtres. Le cérat est un mélange de cire fondiie et d'huile d'olives , exactement unies. La cire blanche est également employée comme médicament , soit à l'extérieur, soit à l'intérieur. Ainsi on l'applique quelque* foÎ9 sur les cors qui se développent aux orteils, afin de les ramollir et de les extirper plus facilement. M. Duval a recommandé de remplir de cire les dents cariées , afin d'arrêter les progrès de la nialadie en les soustrayant à l'action de l'air. On 86 sert quelquefois de petites boulettes de cire pour arrêter rhémorrhagie des vaisseaux qui pénètrent dans les os, lors de l'amputation des membresf.
A l'intérieur , c'est principalement contre la dysenterie et la diarrhée avec ulcération des mtestins, qu'on a le plus jpréconisé remploi de la cire. Dioscoride la regardait déjà comme un remède très efficace dans ces cas. La dose est d'un scrupule k un demi-gros , donnée trois ou quatre fois dans un jour. On l'administre , soit seule ^ soit unie au savon , sous la forme de pilules; ou bien on en prépare une sorte de eérat avec de l'huile d'amandes douces^ et on le suspend dans une émulsion au moyen d'un jaune d'œuf. Cependant en France la cire est peu employée à l'intérieur.
Enfin , la cire diversement colorée sert à modeler ces pièces anatomiques de$toées à nous représenter la structure des di-
334 xw t4f i:^0»?i9bw«
Ters organes et les aM;éi^tion8 ^lls i^mtmI é f gmm n^ «t qu'pn conserTe dans les coUecXkms pop la tmàlM 4a Fétlidi.
3" Du ^ROPOLIS.
Nous avons dit que l'on appelait ainsi^ la «Matière résiaeise aféc laquelle les Abeilles ouvrières bouchent toutes les fentes de leur habitation. D'après l'analyfe qui en a été. faîte par Yanquèlin , le propolis se compose de :
Résine, 57; cire, 14; impuretés, 14; acide et perte, 1^^ .
C'est une matière d'un brun rougeàtre ^ poisseuse , se ramollissant par la chaleur de la main ; elle a une odeur aromatif ne et agréable , se dissout dans l'alcool , et forme des savons avec les alcalis.
Les naturalistes s'accordent gj^néralement à eoasidércr le propolis comme une matière résineuse que ks abeilles vont recueillir sur les végétaux., et y^ticùlièremeot swr les bowgeons.
Elle est très peu employée en médecine ou 4an^ las nU» On a cependant prescrit quelquefois des fumigattona aromati^pMs avec le propolis, que l'on considérait c<nnmorést)tttiveB; i elles sont bien peu usitées. On se sert du propplM ffim ] 4es empreintes de médailles.
DIXIÈME ORDRB.
LES LÉPIDOPTJ^ES;
Tous let^ in^^etes çonnustaoua les ncme éê^ Bapiltons , PlnMnes , Sphinxi appartiennent à oci ordre, et forment nn groofe extrêmement, bien caractérisé 1® par knrs quatre ailes coavertes de petites, écailles iorfwiqnées, coloréoa, et ûues eomm de la ppiissièrq ^ 2"^ par leurs organes de la manducàtîon , disposés sous la forme d'une aorte de trompe rovlée en spirale.
Les antennes sont très* variables, souvent composées d^im très grand nombre d'artides* Il est facile , ainsi que l'ont iéniontré Savigny et Latreille, de retrouver dans la tromperas Lépidoptères et dans, les parties qui raccompagnent tons les organes dont se composa d'ordiMûre la boiiêhe des httecl^}
JUBft U|^l|M>»ff9U^. 335
«M MtfoUèiraMnii mo^fSfB «t «pi^rt^prit^ mx twçtiow qu'ils sont destinés à rimpUr. Aîoii la tromper 4^^ l'<M^ a aiMsi appelée lâ^ngu^ ^spirif^rooipe» est formée par le$.4e|i^ mâchoires Soudées ûi%i^|irem9i|tt rapprocfaiées dans leur pairie supéffieure ^ pt^Qatuut ûatériearem^^t^ trois canaux ; les deux «uHidibBles font très pe^iteis.» ru^tUmentaîres, poiilues et fixées k la htm de la trompe ^ le liibre coniqi^^H subulé est isop vent .àpeioe.TÎsîble> et la l^vre iniféHeafe est plate et triangulaire. Cette dispesitidu aneonçe que. ces insectes à leur é|at parlait ne peuvent se nourrir que de parties fluides , qu'ils vont pomper au foqd des eorolles en j> introduisant leur jtrompe.
Xea ailes des Lépidoptères «eut membraneuses,, finement réticulées, généralement plus .grandes proportionnellement que dans les autres insectes, et toujours coorertes de ces écaiUes fines et pulvérulentes , imbrtqu^s les unes sur lea autres à la manière des tuiles d*un toit, et qui donnent à ces insectes ces couleurs souvent si vives et si variées qui font l'admiration db IQUS ceux qui les contemplent.
JUs Lépidoptère» éprouvent des métamorphoses oomplètep. En sortant de l'œuf, ils sont d'^^^ord sous la forme de cherUlks -on vers cylindriques , muais de sixjpîeds écailleux ou. à crochets et de quatre è dix pieds simplement membraneux,, dont les deux^demieni sont rejetés en arrière , tout près de leur extrémité pttJtdrieure. Dans cet état y ils sont i^races , «nt des mandibules et des mâchoires très fortes ^ et vivent le plus souvent de/enillef ou de fleiftH «i^ccasionnent de grand» ravages dans nos-jardinsj Qneh|ue»nnes capendant-wrent des poib des animaux et rongent les étéffet de ktne , lea pelleteries , etc. >
Après avoir changé de peau quatre fois , :àJ mesure que leur grosseur augmente , les Chenilles passant à l'état de Nymphe ou Chrysalide. Mais avant, ùhtrèâ grand nombre se filent et' se construisent une coque dans l'^térieur de laquelle doit s'opérer leur métamorphose. La soie avec laquelle elles construisent . leur cocon est une matière sécrétée dans deux longs oignes tubuleux et flexueux , placés à leur intérieur, dont lea extrémités amincies viennent se terminer au, bout de la lèvre à un mamelon conique et percé d'un canal qui leur sert de filière.
336 [hÉs pinvof^àMs.
On saille degré ^^iéportance de celte matière dans It BoAbyx dtt mùriér qui fournit la fOie proprement dite.
Certains Lépidoptères, partiottlièremeni ceux qu'on désigne sous le nom de PaptUons de jour , ne filent pas de soie » et par conséquent ne renferment pas leur Chrysalide dans un cocon. ' Celle-ci, souTent brillante^ d'un éclat métallique et conune doré (de Hi le nom de Cbrysalide), est nue et simplement suqpendoe par un fil à son extréiiiité inférieure. Enfin, après un temps plus ou moins lèng , la peau de la Chrysalide se fend dans la partie supérieure^et il en sort un papillon' parfait.
Les Lépidoptères formeût troit tribus ,bien distinctes qui sont représentées par les trok grands genres que Linné désignait sons les noBEis de Papillon , de Sphinx et de Phalène , savoir : les Papillons de jour o«a diurnes , les Sphinx ou crépusculaires, et les Phalènes ou nocturnes. '
1'^ Tribu. Papillons diurnes.
Les antennes sont ordinairement 'renflées à leur extrémité. Les ailes se dressent perpeifdicttlairement au corps dans le repos , et les inférieures ne présentent pas dé freiti pour retenir les supérieures. Leurs Qirysalides sont ordinairement angu* leuses^ nues et non renfermées dans un coood. ' . Cette tribu se compose de tous les Papillons de jovr , qiii constituent le grand genre Papilio de Lbné ^ sabdirisé depuis en un très ^^rand nombre de coupes génériques.
Ici se rapporte cette innombrable quantité de papiUons aussi TariablesporleiHr forme, leur grandeur , que par leer coloratton,' et qu'on Yoit Tolt^er pébdànt te jour sur les fleurs, dont ils pompent le nectar au moyeu de leur spiritrompè.
. T Tribu. Papulons csRÉp|;scuLAmBS.
Les antennes sont en massue fusiforme on prismatique. Les ailes inférieures offrent une soie raide et écailleuse, passant dans un crochet qu'on Toît aux. supérieures et sert à les maintealr horizoîntalemeni pendant le repos. Les Chrysalides jamais anguleuses sont renfermées dans un cocôii , dîans une feuille enroulée, dans la terre , mais jamais nues.