‹ Élémens d'hygiène (volume 2)Chapitre 30 sur 36 · VETEMENS · texte numérisé non relu

VETEMENS

idèles dans la manière de s'habiller, ce seraient les Quakers ou Trembleurs . Un habit simple et ample , de beau linge , sans ornement , et une propreté presque superstitieuse , distinguent des autres sectes religieuses cette classe d'hommes paisibles et humains.

Ce que je viens de dire de l'ampleur et de l'aisance que doivent avoir les vêtemens, s'applique

s'opposent au développement de la poitrine, et lui font prendre une direction oppose'e à celle qu'elle Jbil avoir. En efîet, leur forme est précisément dans un sens inverse de celle de la poilrine, qui représente un conc renversé , dont la pointe est en haut et la base en bas: or, les corps de baleine sont larges dans le haut et élroils dans le bas; d'où il résulte que, n'étant pas moulé» sur la forme du thorax , quils serrent inférieurement , ils s'opposent à son expansion et gênent la respiration. On a vu très-souvent des hémoptysie» et des phthisies mortelles occasionée» par cette cause. Les fonctions de lestomac en sont aussi dérangées par rapport à la compression constante qu'il éprouve j de là ces anxiétés, ces cardialgies, etc., "qui sont produites uniquement par cette compression , et dont se plaignent fréquemment les jeunes filles. Les corps de baleine ne sont pas dailleurs favorables à l'élégance de la taille cl à la beauté. Le philosophe de Genève n'a pas mal comparé les tailles que se font les femmes avec leurs corps de baleine à des guêpes ; et souvent pour faire des tailles fines, on ne fait que des bossues et des phlMsiques.

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aussi à la chaussure. Les souliers trop étroits ons estropié plus rFun élégant : au moins ils sont trèsincommodes et gênent la marche; et quiconque veut avoir des pieds chinois doit s'aiiendre à y voir naître des durillons et des cors, qui nonseulement sont très-douloureux, mais encore qui Oient la faculté de marcher et de faire usage des orteils. Les talons hauts ne sont pas moins incommodes : à la vérité, ils font paraître plus grand, parce qu'on est forcé de marcher sur la pointe dti pied ; mais aussi on ne marche pas bien de celte manière ; les raouvemens des articulations sont empêchés; les membres sont dans une position forcée; on est contraint de tenir le corps plié en avant, et on marche sans grâces comme sans noblesse.

§ H. Frictions.

Les frictions sont des moyens prophylactiques et curatifs, très - efficaces di«ns bien des circonstances. Lesaneiensen faisaient un fréquent usage, et ils en reliraient les {)lus grands avantages. Ga- Ken les recommandait comme un spécifique dans les maladies chroniques dépendantes du relâchement et de l'inertie des solides. Les frictions consistent à se frotter ou à se faire frotter tout le corps ou seulement quelques parties, durant quinze à

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