‹ Élémens d'hygiène (volume 2)Chapitre 4 sur 36 · ÉLÉMENS · texte numérisé non relu

ÉLÉMENS

DE L IINFLUFNCE DES CHOSES PHYSIQUES ET MORALES SUR l'homme, ET DES MOYENS DE CONSERVER LA SANTE,

L'homme est environné de dangers ; sa fiéle existence est sans cesse menacée de mille fléaux destructeurs; son organisation est su jette à éprouver à chaque instant des altérations qui l'exposent à une multitude de maux. Ses premières vues durent donc se diriger naturellement vers les moyens de s' m préserver et d'y remédier : de là l'origine delà médecine, qui est peut-être aussi ancienne que le monde. Néanmoins les premiers hommes ne durent pas être sujets à un aussi grand nombre de maladies , et celles-ci durent être aussi bien moins graves que celles qui régnent de nos

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jours. La nature était alors dans toute sa vigueur, et par conséquent capable d'une plus grande énergie , et d'une plus forte réaction contre les agens morbifiques. Nos pères n'étaient pas soumis à l'influence d'autant de causes délétères qui se sont multipliées d'une manière effrayante avec les révolutions qu'a essuyées le globe , et la dépravation qu'ont subie les mœurs.

Les phénomènes géologiques et l'histoire déposent en faveur de ces révolutions ; ils indiquent qu'il régnait autrefois une température élevée dans les pays qui sont extrêmement froids aujourd'hui, car on y trouve une quantité prodigieuse de débris d'animaux et de végétaux qui ne peuvent vivre que dans des climats très-chauds. Un grand nombre de faits historiques prouvent encore que les régions situées au nord jouissaient , il y a quelques siècles , d'une douce température. La Tartarie étaient autrefois un pays tempéré , au rapport de Justin. L'Islande était couverte de forets ; et , de nos jours , le froid y est si vif, qu'il n'y croît plus que quelques arbustes rabougris.

D'autres traditions rapportent que le soleil s'éloignait peu autrefois de l'équateur , et qu'il y avait un équinoxe perpétuel. Les Égyptiens et les Chaldéens étaient dans cette opinion, au rapport d'Hérodote et de Diodore de Sicile. Platon dit

que chaque fois qu'une grande année se renouvelle , les asires se couchent à l'orient , et se lèvent à roccident; c'est-à-dire que l'orient est devenu l'occident , et le couchant le levant : c'est une tradition qu'il tenait des Egyptiens. Empedocle, Diogène et Anaxagore croyaient, selon Plutarque (i), (( que les pôles penchèrent, et que M celui du nord s'éleva , tandis que celui du » midi s'abaissa. »

Enfin il est bien démontré que l'obliquité de l'écliplique diminue insensiblement, et que l'inclinaison de l'axe terrestre devient chaque siècle moindre qu'elle n'est.

Hypparque , deux cent cinquante ans avant l'ère chrétienne , observa cette déclinaison , et la trouva de vingt-trois degrés cinquante-une minutes et vingt secondes. Les observations astronomiques fixent aujourd'hui l'inclinaison à vingt-trois degrés vingt -huit minutes : elle a donc diminué , depuis deux mille ans, d'environ vingt-trois minutes.

Les révolutions qu'a éprouvées ensuite le globe, surtout celles occasionées par les éruptions volcaniques et lesalluvions, révolutions qu'attestent une multitude de monumens naturels et les traditions des difFérens peuples , ont changé la face de la terre, et ont créé, en quelque sorte, un

(i) Opinions des Philosophes; liv. M; chap. vm.

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monde nouveau sur l'ancien. Elles ont probablement amoncelé des matières d'un hémisphère dans un autre , et ont changé le centre de gravité du globe. Mais la cause principale de l'inclinaison de l'axe terrestre est, ainsi que l'a démontré Lalande , l'attraction qu'exercent sur le globe les différentes planètes. Quoi qu'il en soit , le soleil ne correspond plus perpendiculairement à l'équaleur ; et l'homme a cessé de jouir des avantages qui résultaient de ce rapporf.

A la plus grande inégalité des saisons, produite par ces causes, a bientôt succédé leur irrégularité, et dès-lors l'homme est devenu la proie d'une foule de maux inévitables qu'il ne connaissait pas auparavant , et qui ont acquis avec le temps de ncjuvelles forces. Certains météores , qui ont paru plus fréquemment , ont changé totalement la constitution des années , et les maladies chroniques ont étendu leur empire à mesure que le froid et l'humidité ont augmenté. On peut faire remonter au seizième siècle , par exemple, la constitution pituiteuse qui est le produit de ces causes , et qui domine aujourd'hui dans nos climats : c'est à cette époque qu'on a vu régner les maladies propres à celte constitution , et imprimer en quelque sorte son sceau sur celles qui en sont indépendantes, au point de les rendre méconnaissables. Cette constitution se renforce tous le*

jours , et fait constamment de nouveaux progrès. L'observation prouve que la somme des pluies tombées depuis 1702 jusqu'en 1711 donne pour terme moyen de chaque année dix-huit pouces , tandis que celles de lySi jusqu'en 1787 donnent vingt pouces; et les vents du nord ont dominé sensiblement depuis i740' Toaldo, qui a calculé avec la plus grande exactitude les degrés de froid et de chaleur dans la Lombardie, depuis 1745 jusqu'en 1776, assure que le froid total est toujours allé en augmentant, et que le poids de l'atmosphère est devenu plus considérable qu'auparavant.

' « Depuis le tremblement de terre arrivé à la » Jamaïque en 1792, dit ce physicien (1), la » nature est moins belle dans cette île , le ciel » moins pur, elle sol moins fertile. C'est peui- M être au tremblement de terre de Lisbonne , ar- )) rivé en 1755, que nous devons attribuer la » fréquence des orages , la stérilité de la terre , » ei le désordre des saisons dont toute l'Europe w se plaint depuis cette funeste époque. »

Parnji les causes morales qui ont abrégé la vie de rhommc , il en est une qui mérite de fixer rallenilon du philosophe : c'est la civilisation, qui.

(i) Essai de Météorologie appliquée à l'agriculture , •oiironne' à Montpellier en 177 «•

en polissant l'homme, et en lui ôlant sa première rudesse , lui a lait acheter cet avantage par une foule de maux que ne connaissaient point les premiers humains , et qui sont étrangers aux sauvages, qui ne cèdent qu'aux impulsions de la nature. L'homme, en s'associant à ses semblables , a, en quelque sorte , relâché les liens de son existence; la société, en étendant le cercle de ses besoins, en donnant plus d'énergie à ses passions, et en en faisant naître qui sont inconnues à l'homme de la nature, est devenue pour lui une source féconde et intarissable de calamités.

A la vérité, l'homme est né pour la société ; sa faiblesse individuelle et ses besoins durent lui faire quitter de bonne heure la vie errante et vagabonde qu'il menait dans les bois et aux bords des fleuves, à la poursuite des bêles fauves et des poissons , et le déterminer à s'associer à d'autres hommes pour protéger son existence, assurer ses plaisirs et étendre ses facultés. D'ailleurs il vit partout en société, même dans les pays les plus arides et les plus affreux. Mais des réunions de vingt à trente millions d'individus , ainsi que l'a fort bien remarqué Raynal , des cités de quatre à cinq cent mille hommes, sont des monstruosités dans l'ordre naturel; l'air en est infecté, les eaux corrompues, et la terre épuisée à de grandes dislances. La vie y est nécessairement plus courte,

les douceurs de l'abondance moins senties , et les horreurs de la disette extrêmes. Elles sont souvent des foyers de maladies épidémiques et nerveuses. C'est l'asile du crime et de l'immoralilé; car la dépravation est toujours en raison de ces énormes et funestes entassemens d'hommes ; les passions et les vices qui en résultent , les dégradent tant au physique qu'au moral , et préjudlclenl autant à la santé de chaque individu qu'au bonheur social.

Les premières sociétés d'hommes furent peu nombreuses , et ceux-ci coulaient des jours heureux dans l'innocence et la simplicité. Ne soyons donc pas étonnés s'ils étaient robustes, et s'ils parvenaient à un grand âge , exempts de la plupart des maladies qui nous affligent. Ils ne connaissaient que les besoins naturels , et ils les satisfaisaient sans crainte comme sans remords : des aliraens, des vétemens, une cabane, et une femme dans l'âge adulte, voilà à quoi ces besoins se réduisaient. Mais à mesure que les associations humaines se sont agrandies , elles ont fait naître une multitude de besoins factices qui tourmentent continuellement et rendent malheureux. Dès-lors , au lieu de ces alimens simples qui prolongeaient l'existence , l'homme fît servir sur sa table les poisons de la cuisine d'Apicius, et

3o ÉlÉMIXS D*IIYClèlVE.

les productions de tous les pays (i). Une épousé vertueuse et sensible ne put suffire à ses désirs; il lui fallut un sérail ; et bientôt, dégoûté , il recourut à des jouissances criminelles. Enfin, blasé surtout, il mourut avant l'âge, accablé d'infirmités , et dévoré de remords, en chargeant d'imprécations la nature innocente qu'il avait outragée.

Lorsque sur la nature on règle ses besoins, Un corps robuste et sain en est la re'compense.

Si à ces causes destructives on ajoute la mau-* vaise éducation desenfans, le libertinage des pères qui transmettent à leur postérité leurs vices et leur énervalion , et l'épidémie du luxe qui déprave la macbine humaine et prépare le germe d'une foule de maladies , on ne sera pas surpris de voir nos superbes cités peuplées d'êires informes , à peine ébauchés , qui naissent débiles , vivent sous le joug de la douleur , et périssent avant le terme ordinaire.

A nos tristes enfans nous le'guqns nos malheurs; Tourmente's de leur sort, fatigue' de notre être, Nous pleurons auprès d'eux de les avoir fait naître.

L'enfance , comme l'observe l'auteur de la Philosophie de la nature , est entourée de dan-

(i) « Nous avons dans la société deux ordres de per- 3» sonnes, les médecins et les cuisiniers, dont les un» » travaillent sans cesse à conserver notre santé', et le»

INTRODUCTION. Zt

gers auxquels la livrent nos erreurs et nos préjugés. Il est même surprenant que la destruction, qui est très-grande, ne le soit pas encore davantage.

A peine les en fans ont-ils vu le jour qu'on les purge, pour les débarrasser du méconlum ; mais le seul remède alors convenable est le premier lait de la mère. Il est bien singulier que le premier usage qu'on fait faire à l'enflfnt de son goût soit de l'essayer par un breuvage désagréable , et que ses premiers pas dans le monde le conduisent dans une pharmacie.

L'enfant demande le sein de sa mère peii de temps après sa naissance. Néanmoins certains docteurs le lui interdisent jusqu'au troisième jour : ainsi le lait, par son trop long séjour dans les mamelles, s'altère, et devient nuisible à la mère et à l'enfant. L'abandon de ce dernier à des nourrices mercenaires n'est pas moins préjudiciable à tous les deux. Il en résulte le mépris des principaux liens de la société : l'amour paternel et la piété filiale; et les suites funestes de ce mépris sont incalculables. Les philosophes ont déclamé dans tous les temps contre celle infraction de la

» autres à la détruire, avec celte dilTérence que les der- » niers sout plus sûrs de leur fait que les premiers. » Encyclope'die , art. Assaisonnement. Diderot.

loi naturelle, qui non -seulement brise, ou au moins relâche les liens des familles, mais encore opère la dépopulalion. Bien plus, les maux physiques auxquels l'enfant privé du sein de sa mère est exposé retombent souvent sur la mère coupable , qui sacrifie le plaisir de quelques instans aux devoirs sacrés de la maternité ; elle se prépare une longue suite de tourmens et de douleurs. *"'

Dans beaucoup de contrées, malgré le cri de l'humanité, on garotte encore les enfans dans leur berceau , et dans la suite on comprime leurs meriibres délicats avec des corps de baleine. Cet usage est la source d'une infinité de maux ; c'est pour cette raison que nous voyons tant d'hommes contrefaits , estropiés et infirmes , tandis qu'il y en a à peine parmi les sauvages.

Il n'est pas moins dangereux de tenir constamment les enfans dans desappartemens très-chauds, de les charger de vêtemens , et de les empêcher de se livrer aux mouvemens et aux exercices de leur âge , ainsi que le pratiquent beaucoup de parens : ces moyens ne peuvent que les rendre valétudinaires et pusillanimes pour le reste de leur vie. Il n'est pas moins contraire à leur santé de leur permettre un trop grand usage des nourritures animales , et des boissons vineuses ; rien n'est plus préjudiciable à cet âge : ce genre de vie,

ÎNTRêbUCTION. 55

Opposé aux vues de la nature , enraie le développement des organes , et produit une muliilude de maux. On doit leur faire observer un régime tout contraire: c'est dans l'aurore de la vie qu'il convient surtout d'user de la diète de Pylha^ore (i).

Maintenant, si l'on considère les funestes effets du libertinage , et le grand nombre de maladies auxquelles donne lieu l'énervation occasionée par l'abus des plaisirs, on ne sera pas surpris de voir les premières se transmettre des pères aux enfans, et ceux-ci traîner constamment une vie languissante et misérable sous le poids accablant des maux. Des pères faibles ne peuvent engendrer que des enfans infirmes et valétudinaires ; et il serait -aussi déraisonnable d'espérer une progéniture forte et robuste de parens épuisés par des excès ou des maladies, que d'attendre une riche moisson d'un terrain stérile. . ,

Vois ces spectres dores s'avancer à pas lents , Traiuanl d'un corps usé les restes chancelans , Et sur un front jauni qu'a ridé la mollesse , Etaler à trente ans leur précoce vieillesse 3 C'est la main du plaisir qui creusa leur tombeau , El , Jjienfaiteur du monde , il devient leur bourreau.

(i) Il ne s'agit ici que des enfans forts et bien constitués ; car ceux qui sont atteints d'une faiblesse radicale et de maladies chroniques d'un caractère analogue ^ se trouvent très-bien de l'usage du vin et des substances animales. (I. B.) i

5/j élémens d'ityciène.

El , pour parler des maux qu'enfante le luxe , combien de maladies ne voit-on pas éclore de l'inaction dans laquelle il enireiient le corps et l'âme ; de ces dangereuses liabitudes que contracte le riche indolent, de ne respirer que l'air étouffé de ses apparteniens ; de n'en sortir qu'en voiture ; de veiller la nuit et de dormir le jour ; de n'user qued'alimenssucculens et des boissons spiritueuses les plus excitantes; de se livrer sans ménagement à tous les genres de voluptés , même les plus criminelles ; de l'ennui auquel le condamnent ses richesses, et qui seul rend l'existence d'abord insipide et ensuite douloureuse et pénible ; enfin d'une foule de plaisirs factices qu'il substitue aux véritables jouissances ! AjoiUez à toutes ces causes le commerce, qui, en multipliant les premiers , nous a transmis les maladies des autres climats , telles que la peste, la petitevérole , etc. ; et vous verrez que le genre-humain dut autrefois jouir d'une vie plus heureuse et plus longue, surtout dans les beaux climats de l'Asie et de l'Europe.

Je ne finirais point si j'entreprenais de faire rénumération de toutes les causes de maladies auxquelles l'homme se trouve exposé de nos jours , et dont la plupart sont restées inconnues à nos aïeux. Qu'il me soit permis seulement d'observer encore une fois que le plus grand

nombre des maux el des infirmités qui nous assailleni de toute part ne dépendent point essentiellement de notre organisation , mais qu'ils sont notre ouvrage , parce que nous avons enfreint les saintes lois de la nature, qui ne crée point d'êtres malades. C'est nous-ménies qui avons rendu notre existence malheureuse, et qui en avons abrégé 1^ durée. A^on accepimus vitam hrevenij sed per luxurn fecimus ,• iiec inopes ejus , sed prodigi sumus ,• sicut amplœ opes , ubi ad malurn dominum pervenerunt , nioniento dissipantur , at quamvis modicce , si bono custodi tradilœ sunt , usu crescunt. ( Seneca , de Brevitate 'vitœ , cap. i . )

11 résulte de ce que je viens d'exposer , que la muliiiude de ces maux , dont quelques-uns sont inévitables, el d'autres l'ouvrage de l'homme, le rende l'objet d'une science destinée à l'éclairer sur la nature et le choix des moyens propres à conserver sa santé, et à le préserver des maladies ; c'est cette science , ou plutôt cette partie de la médecine , qui a été appelée par les Grecs Hygiène.

L'hygiène consiste donc dans la connaissance des. choses utiles el nuisibles à l'homme; elle a pour but la conservation de la santé. Les choses qu'on pourrait appeler inévitables ont été désignées par les anciens sous le nom irès-impropre de non-naturelles , qui sont, selon eux, au nom-

5'6 ÉlÉMENS n'ilYGIËNE.

bre de six : l'air, les alimens et les boissons, le mouvement et le repos , le sommeil et la veille , les excrétions et les clioses qui doivent être retenues, et enfin les passions.

[ Sanctorius joignit aux six sections admises par les anciens , une septième sur les jouissances altacbées aux approchemens des deux sexes. ÇDe Venere. )

L'Anglais Sinclair y dans un ouvrage sur l'Hygiène , rapporte toute la matière de cette science à deux grandes sections.

i'*. Choses essentielles à l'homme. Air , alimens, exercice, sommeil, passions, etc.

2^. Choses moins essentielles. Vêlemens , babitations, voyages, coutumes, habitudes, ëJucation , etc.

Feu M. le professeur Halle , qui, le premier, a réuni dans ses cours l'Hygiène en un corps de doctrine , a donné le nom de matih^e de Vhy^ giènc à ce que les anciens appelaient les six choses non-7ïaturelles. 11 l'a divisée également en six sections , qu'il a désignées sous les noms latins de circumfusa , applicata , ingesta , excréta , gesta, percepta. Quatre de ces dénominations lui ont été fournies par Boerhaave , qui les avait fait servir à une classification des causes des maladies.

Dans une première partie , il traitait de l'homme

sujet de rhygièiie , et à la fin , des règles de l'hygiène et de riiygiène publique.

Malgré les objections fondées qu'on peift faire à cet ordre de matières, nous avons cru devoir l'adopter dans, cette édition, et par conséquent faire subir quelques modifications à celui qu'on avait suivi dans. les éditions précédentes. Nous avons été déterminés à en agir ainsi par la haute réputation dont ont joui les excellentes leçons du professeur Halle , et l'espèce d'autorité qu'elles font encore dans les écoles où les. éludians vont prendre leurs grades après avoir étudié les ouvrages élémentaires.^

Nous nous hâtons de dire toutefois que nous avons cru devoir sup[>rinier la cinquième section , dans laquelle le célèbre professeur traitait des excrétions , pensant avec raison , il nous semble , que ce sujet est entièrement du ressort de la physiologie.

Celte nouvelle édition sera donc divisée en six sections..

Dans la première , il s'agira de l'homme sujet de l'hygiène ; on y traitera des solides , des fluides , des propriétés vitales, des âges, des sexes , des constiluiions , des lempéramens ;,, des. Yarié~ tés de l'espèce humaine.

Dans la seconde ^ on étudiera 1 action que le» corps enyironnans ( circianjusa } e*eiceat sul>

38 ihÉMENS d'hygiène, INTRODUCTION.'

nous, comme l'atmosphère et ses dépendances , les localilés , les eaux , les climats, etc. *La troisième aura pour objet les choses appliquées à la surface du corps (applicata) , c'est-àdire , les vêlemens , les bains , les frictions , les cosmétiques, etc.*

• La quatrième traitera des substances ingérées dans les voies digestives ( ingesta ) , les alimens et les boissons.

La cinquième sera consacrée aux exercices et autres actions volontaires Çgesta).

Dans la sixième enfin , on examinera l'influence que toutes les perceptions ( percepta ) exercent sur l'économie animale par l'inlermédiaire de l'encéphale et du système nerveux. ]

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