‹ Élémens d'hygiène (volume 2)Chapitre 5 sur 36 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Des Solides. — Des Fluides. — Des Propriétés 'vitales. — Des Sympathies. — De la Vie. — De la Santé.

[viuoiQUF. Tanatomie et la physiologie consliluent deux branches dislincles de la médecine , ei qu'elles soient enseignées séparément et traitées dans des ouvrages ex professa, la plupart des auteurs les ayant considérées comme ia base de toutes les sciences médicales, ont cru devoir faire précéder leurs ouvrages sur la padioiogie, l'hygiène ou la thérapeutique, de quelques notions générales sur ces deux branches de l'art (l'anatoniieet la physiologie). Tourtcllc s'était conformé à l'usage suivi avant lui , en consacrant les premiers chapitres de son Traité d'Hygiène à des considérations physiologiques asse.''> éieuifucs. !^ous n'avons pas cru devoir changer ce plan ,

changement qui en aurait lui-même entraîné d'autres trop considérables. Mais la physiologie de l'auieur n'étant plus en harmonie avec nos connaissances actuelles, nous nous sommes trouvés dans la nécessité de remplacer une partie de ce travail préliminaire par un travail nouveau, substitué à l'ancien, (jui, par conséquent, a entièrement disparu.

§ I". Solides.

Les solides organisés , que nous examinerons les premiers, parce qu*ils sont incontestablement les plus imporians, offrent toutes les conditions générales propres aux solides inorganiques ; ils sont résistans ; leurs molécules constituantes adhèrent entre elles de telle sorte qu'il faut une force extérieure plus ou moins énergique pour les désunir. Ils présentent des degrés de solidité variables. L'os est bien plus dur que le muscle, le cartilage plus élastique que le ligament, la membrane moins consistante que le nerf, etc. Toutefois , leur ressemblance avec les corps inorganiques n'est qu'extérieure , et la cause qui préside à leur manière d'être est d'une nature bien différente ; la puissance du calorique n'exerce dans l'orflron.iliucl aucune indiicncesurleurorganisaiion , tandis qu'elle diversifie, pour ainsi dire^

SOLIDES. ^i

à son gré celle des corps inertes. Ce n'est qu'après la cessation de la vie, cause et agent incompressibles de toutes les formes et de toutes les actions organiques , que les solides vivans se trouvent sous l'empire des lois physiques.

Les parties solides soumises à une analyse ou décomposition anatoraique , dont Bicliat nous a donné le premier un si bel exemple , présentent un certain nombre de tissus partout identiques , et moins composés que les solides dont il vient d'être parlé. Ces tissus, qu'on appelle encore systèmes, sont susceptibles de varier suivant la manière dont on les envisage. Blcliat en admettait vingt-un , qui sont , i ° le cell ulaire ; 2° le nerveux de la vie animale ; 3° le nerveux de la vie organique ; 4^ l'artériel ; 5° le veineux ; 6° celui des exhalansj y*^ celui des absorbans ; 8° le système osseux; g" le médullaire; 10° le cartilagnieux ; II" le fibreux; 12° le fibro-carlilagineux; i5" le musculaire de la vie animal^; 14" le musculaire de la vie organique; i5° le muqueux ; 16° le séreux; 17° le synovial ; 18° le glanduleux ; 19" le dermoïde ; 20° l'épidermoide ; 21° le pileux. MM. Richerand et Dupuytren ont avec raison réduit le nombre de ces tissus , dont plusieurs avaient une trop grande ressemblance pour éirc séparés; lis n'en reconnaissent que onze, dont quelques - lins admettent des variétés ; i° le

4^ élémens d*hygiÈive.

cellulaire ; 2° le vasculaire, a artériel , b veineux, c lymphalique ; 3° le nerveux, a cérébral , b du ganglion; 4° l'osseux ; 5° le fibreux , a fibreux proprement dit , b fibro-carlilagineux , c dernioïtle; 6° le musculaire, a volontaire, b involontaire; 7° réreciile; 8" le muqueux ; 9° le séreux ; 10" le corné ou épider moïque ; 1 1 ° le pa renchymateux , a parenchymateux proprement dit, /^glanduleux. M. le professeur Chaussier admet douze genres de solides , savoir ; 105 , le cartilage , le muscle , le vaisseau, le ligament y le nerf , le ganglion, le follicule , la glande , la membrane , le tissu cellulaire et le 'viscéral.

Dans l'Anatomie de M. HippoîyteCloquet, on trouve quinze espèces de tissus, , savoir : i'' le cellulaire, 2° le membraneux; 5^ le vasculaire (sanguin et lymphatique); 4° l'osseux; 5° le cartilagineux; 6' le fibro-carlilagineux; 7" le ligamenteux; d>° le musculaire; g'' le tendineux; ïO** celui des aponévroses; 11° le nerveux; 12° le glanduleux; 1 5* le folliculaire; i4°Iegan'« glionaire Ivnipbalique ; i5° le viscéral.

Quel que soit le nom])re des tissus ou élémens anatomiques qu'on veuille admettre, ils ont des. formes extérieures particulières, des fonctions spéciales et distinctes les unes des autres (i) , et

(1) Le tissu nervsux a la faculté de sciilir ; le muscu-

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