SOLIDES
même des maladies sui seneris , caraclère signalé avec raison par Bichat comme l'un des plus importans. Quelque part qu'on retrouve ces tissus , leur nature est toujours identique, et par-^ faitement reconnaissable aux caractères que leur assigna le célèbre anatomiste que nous venons de citer. Parmi ces tissus, il en est de généraux ou générateurs, qui forment pour ainsi dire la partie essentielle et indispensable des organes : tels sont les systèmes cellulaires, nerveux, vasculaires, absorbans , etc. Les autres , moins essentiels à l'organisation et moins répandus , ont reçu le nom de composés , parce que les premiers en faisant toujours partie, se trouvent réunis à la trame propre du tissu de celte seconde espèce. Les systèmes se trouvent réunis en plus ou moins grand nombre pour la formation des organes dont ils sont les élémens. Ils se trouvent surtout très-multipliés dans les viscères qu'on appelle splanchniques , comme le poumon , le foie , la rate, etc. L'un d'eux, le plus généralement répandu, leur sert presque partout de moyen d'union ; c'est le système cellulaire, véritable base des solides organisés.
De même que les tissus se groupent pour for-?
laire celui de se mouvoir^ le syslcine exlialant exiraie; VabsorltaiU absorbe; le glanduleux secrêle, eic.
mer les organes plus ou moins composés, de même aussi ces organes, à leur tour, se réunissent pour un but commun ; leur réunion constitue ce qu'on appelle des appareils : ainsi on dit l'appareil digestif, respiratoire, circulatoire, etc. , pour indiquer l'ensemble des organes qui servent à la digestion , à la respiration , à la circulation.
Les tissus ou éléniens anatomiqucs des solides admettent dans leur composition des principes immédiats qu'on a appelés élemens organiques , parce qu'ils sont le produit de l'organisation. Ces principes sont, la gélatine, la fibrine, l'osmazôme, l'albumine, etc. Si l'on vient à analyser ces derniers , on reconnaît qu'ils sont formés en dernier ressort d'un certain nombre de corps simples ou binaires qu'on a^T^We chimiques j et qu'on retrouve en partie dans les fluides et même dans les corps inorganiques : tels sont le phosphore^ le soufre, le carbone, le fer, la chaux , la potasse , l'oxigène, l'hvdrogène , l'azote , etc.
11 suffit de la plus simple réflexion pour concevoir de suite le rôle important que jouent les solides dans l'économie vivante. Ce sont les os qui forment le squelclte humain , sans lequel on ne connaît point de formes extérieures résistantes; ce sont eux qui constituent les leviers de tous nos mouvemens, forment des cavités protectrices pour loger nos organe& , et notamment les