V. La chicorée ( cichorium , cichorium intyhuSp
1^4 élÉwens d'hycienë.
indiyiasy L.), plante vivace , laiteuse, amère et acre, qui croît dans toute l'Europe. Celle qu'on cultive dans les jardins est moins amère et acre que la chicorée sauvage, et devient plus grande. On n'eu emploie que les feuilles dans Tusagè alimentaire ; elles se digèrent aisément et sont un peu toniques. On les prive de leur acrimonie en les faisant blanchir . On les mange souvent aussi en salade. Cette planle est très-salutaire en été et en automne , surtout aux conslitulions bilieuses ; elle convient dans les fièvres intermittentes. Geoffroi a vu de ces fièvres très-opiniâtres guérir par Tusage assidu des salades de feuilles de chicorée^ sans le secours d'aucun autre remède. Le taraxacutn ou pissenlit ( leontodon taraxacum , L. ) jouit des mêmes propriétés. Sa semence est une des quatre semences froides mineures.
VI. Lc^ betterave, poirée rouge ( heta vulgaj'is, L. ), plante bisannuelle. On en mange les racines, qui sont très -nourrissantes et rafraîchissantes. MargrafFen a retiré du sucre (i). Elles se conservent dans le vinai^^re et dans le sel. Réduites
(i) On sait que plusieurs chimisles de nos jours ont confirmé la découverte de Margraff , qui est devenue un objet d'utililé publique pendant le blocus continental ; aujourd'hui même encore , malgré le prix peu élevé du 3ucre de canne , on trouve encore de l'avantage à l'exiraire delà fceiierave. (I. B.)
ALIMENS. f^5
en pulpe, elles fermentent , devlenneni acides eC airréables au i'oût.
vu. La laitue (^lactiica ; lactuca sativa , L. ), planie potagère annuelle, qui offre un grand nombre de variétés, qu'on cultive det€mps immémorial d^ns les jardins et dont on ignore l'origine. Les laitues tiennent le premier rang parmi les plantes potagères. Elles sont excellentes crues et cuites; Elles rafraîchissent , humectent , relâchent , et ont bien moins d'acrimonie que les autres plantes de la classe des demi-flosculeuses (se7ni-Jlosculosœ\ dont elles font partie, surtout lorsqu'elles sont jeunes. Elles ne contiennent qu'une petite quantité de mucilage , et sont peu nourrissantes : elles sont très-lendres et solubles, mais flatulentes. Leur usage , au rapport de Lanzonius et de Geoffroi, a guéri des hjpochondriaques. On croit qu'elles ont la vertu de procurer le sommeil; mais elles ne produisent cet effet qu'en modérant le mouvement du sang et la chaleur, et non par un principe narcotique ^ qu'elles n'ont pas (i).
On a dit que l'usage des laitues produisait l'eW-
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(i) Celle asserlion est loin d'ëlre prouvée; il paraît au contraire que. d'après les recherches du docteur Bedault-de-Villiers ; la laitue contient un principe nardoli- ■que très-efficace qu'il a extrait ; et auquel il drjnne le iiôto de lactucarium. ( Voytz le Journal complément, du Dictionn. des Scienc, médic, ^ tx)m. xiii; octobre 1822.)
IjQ ELÉMENS D HYGIENE.
ration dans les hommes et la stérililë chez les femmes. Il est présumable qu'elles tempèrent les feux de Tamour ; mais il est faux qu'elles les éteignent entièrement. Ainsi elles conviennent aux tempèramens ardens, et dans tous les cas où l'on a pour but de réprimer les désirs vénériens'; mais les personnes mariées qui souhaitent remplir le but du mariage n'ont pas à en redouter l'effet. Leur semence est émulsive, et l'une des quatre semences froides mineures.
VIII. Le pourpier Çportidaca ,* portulaca oleru" cea, L. ), plante potagère qui croît dans les quatre parties du monde , même dans le Canada et la Jamaïque. Elle est succulente et rafraîchissante. Galien en recommandait l'usage dans le scorbut. Sa semence est une des quatre semences froides mineures.
IX. lues épinards (spinachia, spinacliia oleru" ceuy L.), plante annuelle, originaire d'Arabie, et cultivée depuis environ deux siècles. Les épinards sont tendres , solubles , mais peu nourrissans. Comme on les apprête ordinairement avec beaucoup de beurre , ils relâchent et affaiblissent les premières voies; c'est pourquoi ils occasionent fréquemment le flux de ventre, et quelquefois des nausées, surtout chez les personnes qui ont naturellement l'estomac faible. Il est utile de leur mêler des assaisonnemens.
ALIMEN». inrj
XI. U oseille (^acetosa; rutnex acetosa , L.), plante acide, vivace, originaire des bois, et qu'on -cultive dans les jardins. 11 en est plusieurs variétés, qui toutes contiennent de Foxalate acidulé de potasse. Loseille est peu nourrissante : on en use plutôt comme assaisonnement que comme aliment. On la n^éleavec d'auiies plantes potagères, auxquelles elle conjmuîriqu,esa saveur aigre. Elle excite l'appéiit et aide la digestion. Elle est rafraîchissanfe et convient aux constitutions bilieuses. Les Groenlandais la mêlent avec le co*cbléaria, dans de» bouillons d'avoine ou d'orge, contre le scorbut.
Xil. Le chou Çbrasslca-, brassica oleracea^ L.), plante de la famille des crucifères, qui présente un grand nombre d'espèces et de variétés, et qui était en telle vénération chez les anciens , qu'au témoignage de Pline , Pylbagore et Caîon avaient écrit plusieurs volumes sur ses merveilleuses propriétés. Sa culture remonte h. l'antiquité la plus reculée. Le chou est, de toutes les plantes de la classe des tétradvnames ele Linné et des crucifère»
de Tournefort , la moins acre et la plus nourrissante. Sa douceur et son i^oût sucré l'ont fait regarder avec raison comme un excellent aliment. L'eau dans latjuelle on a fait cuire le chou exhale une odeur très-fétide; elle précipite le mercure dissous dans l'acide nitrique, et à la distillation