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vriçrs (le ces affeclions consisient à bien aérer les lieux où ils travaillent , à y faire évaporer continuellement du vinaigre ou d'autres acides, mais surtout l'acide muriaiique oxigéné; à interrompre de temps à autre leurs travaux , et à s'exposer au grand air le plus fréquemmeni qu'il leur sera possible. On leur recommande aussi de se laver miitin et soir avec de l'eau et du vignaire.

Les brasseurs et les marchands de vin sont exposés, à l'asphyxie causée par l'acide carbonique qui se dégage de la bière et du moût de raisins en fermenialion. Pour prévenir cet accident , il convient de tenir fréquemment ouvertes les portes des celliers , de manière à y établir un courant d'air qui entraîne la vapeur des corps en fermentation. Los liqueurs qui ont déjà fermenté exhalent aussi des vapeurs qui sont très-nuisibles, et quand on les respire quelque temps, on risque de s'enivrer : c'est surtout la vapeur du vin nouveau qui est le plus à craindre. On remédie aisément à cet état en prenant l'air ^ et en faisant usage d'un infusum léger de café ou d'autres diaphorétiques.

Les teinturiers respirent dans leurs travaux les vapeurs fortes qui s'exhalent des différens mordans qu'ils emploient. 11 est à propos que ces ouvriers évitent d'avoir le nez et la bouche sur ces vapeurs, et qu'ils prennent aussi le grand air le

plus souvent possible. Ils sont encore exposes à la coiiqiié saturnine, lorsqu'ils se servent des prepa* rations de plomb.

Les aniidoniers pétrissent la farine aviec les pieds , après l'avoir fait macérer dans l'eau, pour en retirer ensuite la fécule, qu'on sècbe au soleih II s'élève de cetie masse battue une vapeur tirant sur l'aigre , et qui , par son action sur les organes de la respiration , produit des toux et des oppres* sions si violentes aux ouvriers qui pétrissent l'amidon , qu'ils se trouvent très-fréquemment obligés d'interrompre leurs travaux, pour ne pas étouffer sur-le-cbamp.

On conseille aux aniidoniers de travailler dans des lieux très-spacieux, d'j entretenir un courant d'air, et de se placer autour du cou ime espèce d'entonnoir de carton ou de papier dontPextrémité Ja plus large soit tournée vers la têle, pour briser la direction de la vapeur. Ils pourraient aussi faire dégager de temps à autre de l'ammoniaque, pour neutraliser la vapeur acide qui s'exbale de l'ami* don. Les buileux et les mucilagineux conviennent dans l'espèce de toux et d'oppression dont ils se trouvent surpris dans leurs travaux.

Les chaufourniers respirent fréquemment une vapeur qui est un mélange de chaux, d'eau et d'acide carbonique qui se dégage du carbonate de chaux qu'ils convertissent en chaux. Ces sortes

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d'ouvriers sont sujetsauxlremblemens, à l'asthme et à la phtliisie. On leur recommande de prendre l'air de temps en temps , mais de ne point s'exposer subitement à l'air froid en sortant de leur four. Les gypseurs, et tous ceux qui emploient journellement le gypse ( sélénite , sulfate de cliaux^ , sont non-seulement exposés à la chaleur très-vive des fourneaux, mais encore à la vapeur du gypse, qui est très -mal faisante, surtout lorsqu'il est nouvellement préparé : aussi la plupart de ces ouvriers meurent-ils de bonne heure de phthisie, d'asthme, etc. Ils doivent prendre les mêmes précautions que les précédens.

Les marbriers , les statuaires et les tailleurs de pierres respirent dans leurs travaux une poussière fine et impalpable , qui se détache des pierres et du marbre ; ce qui forme quelquefois à la longue , dans les poumons et même dans l'estomac, des concrétions pierreuses , qui occasionent des crachemens de sang , la dypsnée et la phtliisie pulmonaire. Ils devraient avoirla précaution, ainsi que les statuaires qui travaillent sur le gypse, de s'envelopper le cou d'une espèce d'entonnoir, comme il a été conseillé aux amidoniers, pour détourner du nez et de la bouche cette poussière nuisible aux poumons , ou de s'envelopper , ainsi que les boulangers, le visage d'un linge ou d'un mouchoir , pour ne pas la respirer.

Les bateliers , les pêcheurs , les tanneurs , les lavandières, etc., vivent habituellement dans un air froid et humide , et ont fréquemment les mains, les pieds et quelquefois tout le corps dans Feau. C'est pourquoi ils sont très-sujets aux maladies cutanées , aux érysipèles , aux pleurésies , aux catarrhes et aux rhumatismes.

Les précautions que doivent prendre ces sorles d'ouvriers consistent à se tenir bien vêtus, à né marcher dans l'eau, lorsque le cas l'exige, qu'avec des bottes ou des bottines, et de porter sur le dos une capote de toile cirée qui couvre la nuque, les épaules et toute l'épine dorsale, afin de ne pas être continuellement mouillés. Ils dcHvent quitter ce vêtement a la fin de leurs travaux, changer de linge, et se sécher au lit ou auprès du feu. C'est à eux qu'il convient particulièrement de boire du vin et même de l'eaude-vie, surtout quand ils se sentent saisis par le froid. c Li

Les baigneurs et les éluvistes sont forcés par leur état d'être souvent renfermés dans des lieux chauds, humides et chargés de vapeurs méphiiiques : c'est pourquoi on en voit quelquefois qui sont frappés d'asphyxie. Lorsque cet accident ii lieu, il faut à l'instant les exposer à l'air libre , les arroser d'eau froide, les frotter avec de la glace ou de la neige, jusqu'à ce au'elle soit foîi-

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due, el quand ces moyens sont insuffisans, re-;' courir aux autres que j'ai indiqués en parlant de Tair. Les baigneurs doivent avoir l'altenlion , pour prévenir celle affection mortelle, de sortir deséluves dès qu'ils éprouvent de l'oppression, et de ne point s'exposer brusquement à l'air froid.

Ces mêmes hommes ^ ainsi que les lingères, les chanteurs, les joueurs d'inslrumens à vent, les écrivains, etc., sont sujets à une hémoptysie dépendante de la rupture des vaisseaux pulmonaires devenus variqueux. On peut consulter à ce sujet les Elémens de Médecine théorique et pra^ tique y tome II ; JYosoIogie , classe 2^; les Flupc , espèce 2^. On ne peut se préserver de cette maladie grave qu'en restant le moins possible exposé a l'action des causes qui la produisent.

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