CHAPITRE II. 4S
àes adjectifs -y on pourrait leS appeler des modi" ficatipf^ on aurait tort de les nommer des attribiaifs : ils ne sont susceptibles ni de m(^es ni de temps.
Pour qu^ils forment un attribut complet , il faut ajouter à chacun d'eux Fadjectif étant , dont la signification propre est d'exprimer une existence positive.
JVf ais . quand l'adjectif étant %st uni à un adjectif et ne fait qu'un-ayec lui , soit qu'il n'y soit que juxtà-^osé', soit qu'il soit fondu ayec lui dans un même mot, cet adjectif n'est plus un simple adjectif : il est ce que nous appelons un participe, c'est*à-dire un verbe à un mode ind^Bni.
Pourquoi cela ? c'est qu'il n'y a que ce qui existe qui soit susceptible d'exister d'une manière ou aune autre, dans un temps ou dans un autre; et par conse'quent l'adjectif étant , étant le seul qui exprime l'existence , il est aussi le seul qui puisse avoir des modes et des temps. Il communique cette faculté à ceux auxquels il se joint , et il en fait des verbes. ' ^
Un verbe n'est autre chose qu'un adjectif uni à l'adîectif étant , qu'un adjectif renfermant l'idée d'existence , et par cela même pouvant avoir des modes et des temps.
Lés verbes sont donc aussi les seuls attributs complets , c'est-à-dird les seuls mots qui représentent complètement une idée comme existante dans une autre. Voilà pourquoi il n'y a pas de proposition sans verbe.
Ou plutôt l'on peut dire que l'adjectif étant est le seul verbe et le seul attribut. Tous les autres serbes ne sont que lui mêlé , oujuxtà-posé à un
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faites de ces mots. Mais je cirois très-néoessaire de se faire une idée juste de leur usage et de leurs fonctions. On en reconnaît , ce me semble , assez généralement , jusqu'à onze espèces , saToir : des noms , des pronoms , des adjectifs , des articles , des verbes , des participes , des prépositions , des adverbes , des conjonctions, des interjections et des particulespJe ne m'arrêterai ni au nombre, ni à l'ordre de ces dénominations; cela me paraît, je le répète , assez peu important : mais je prendrai les élémens du discours comme ils s'offrent a mon esprit, en partant de l'état primitif de ]a proposition dans une langue naissante. Or, comme à l'origine du langage , une proposition n'est composée que d'un seul geste, d'un seul cri , les premiers mots qui se présentent , sont ceux qui, encore actuellement, expriment à eux seuls unepro|.losition toute entière. Ces mots sont, en général , ce que les grammairiens appellent des mterjections. Comraeuçons donc par elles.