CHAPITRE III
ment et essentiellement e'trangères Pune à l'autre. Exemples tires des rerbes aimant et. aimé , lesoaels sont des verbes absolument différens Pun de rautre.
Verbe Aimant,
Quand je dis, X aime y
16 dis. Je suis aimant y ou étant aimant.
Quand ie dis , J'ai aimé ^
je dis , Je suis qjrant été aimant.
' Verbe Aimé,
Quand j[e dis, Je suis * aime^
je dis , Je suis aimé.
Quand ^e dis , J'ai été aimé^
je dis , Je suis ayant été aimé.
On voit bien , dans ces exemples , la différence à^aimé participe passif, comme on l'appelle , et à^aimé participe actif passe. Celui-ci, quand on le décompose, signifie toujours été aimant ^ et l'autre , étant aimé\ ou plutôt ce dernier ne signifie janiais que aimé. Il ne renferme jamais , ni radjectif étant , ni l'adjectif étéj lesquels sont compris dans les différentes formes du yerbe auxiliaire auquel il est joint. Il n'est àbnt pas un vrai participe. 11 est, au moins dans notre langue, un simple adjectif qui a besoin du yerbe auxiliaire étant pour former un véritable yerbe.. II forme avec ce yerbe un yerbe compose de deux mots , comme ferait amoureux , las, faible ^ ou tout autre adjectif.
Cette remarque nous fait voir en passant, pourquoi dans notre langue et autres semblables , le
soi-disant participe passif sç conforme au nombril et au genre du sujet, comme doit faire un adjectif, tandis que le véritable particlup passé demeure invariable , parce que sa terminaison est ' imiquement destinée a toujours et immuablement
indiquer qu^U renferme le participe passé été,
I Je pense aussi aue cela nous conduit à reconnat*
tre que les gérouaifs et les supins, dans les langues où on en admet , ne sont que des manières particulières d'employer substantivement ou adverbialement les participe» et les infinitifs passés , présens et futurs , et que ce sont des locutions qui ne méritaient pas un nom a part. C'est aussi, suivant moi , ce qui résulte de l'examen approfondi que l'on en fait dan^ la Grammaire générale , et surtout dans la méthode latine de Tort Royal, et dans la Grammaire générale de Beauzée j quoique ce ne «oit pas la conclusion qu'en tirent ces grammairiens. Nous y reviendrons , quand nous parlerons des déclinaisons des verbes. Mais ce que cette observation nous découvre de plus important, c'est que, comme je l'ai annoncé, dans tout verbe , qu'il soit composé d'un signe ou de deux, nous trouvons toujours deux élémcns, savoir, le verbe étant, et un adjectif simple. Quand ces deux élémens sont réunis dans un seul signe, ce signe est un verbe; quand il^ sont séparés » il n'y a souvent que le premier signe qui soit verbe, l'autre est un pur adjectif. Au demeurant, soit que l'on ne veuille donner le nom de verbe qu'au verbe étant , soit que l'on accorde ce nom à tous les mots qui renferment ce verbe et un adjectif, et que par cette raison on appelle communément verbes
i adjectifs , soit qu'on l'étende à tous les signes