‹ Elémens d'idéologie (volume 2)Chapitre 17 sur 93 · CHAPITRE lu. f-'i · texte numérisé non relu

CHAPITRE lu. f-'i

composes de deux mots , dont Tun est le yerbr simple étante et Fautre est un adjectif f cf dan» cetroisiènfic cas, il faut comprendre sous ce nom non-seulement nos rerbes appcle's passifs , maû encoi e la réunion du verbe étant avec tous les adjectifs possibles ) , quelque parti , dis-je , que Ton prenne à cet égard , il reste toujours constant que ces signes nVnt la qualitd de verbes

expression

tence sous forme adjective , et à pouvoir par conséquent être l'attribut d'un sujet; que par suite les verbes sont les seuls mots qui ne soient pas seulement des parties d^attribut, mais qui puissent être à eux seuls des attributs complets, comme les noms sont les seuls mots qui puissent être à eux seuls des sujets complets ; et qu'enfin les verbes se forment tout 'naturellement des interjections, dès que J^ noms sont inventés; ou plutôt que les interjections deviennent né-r cessairement deS^ verbes , dès que, par l'adjonction d'un nom , elles cessent d'exprimer le sujet de la proposition , et se trouvent réduites à n en plus exprimer que l'attribut.

Voilà donc la nature et l'origine dos verbes bien expliquées , et les premiers pas de la formation du langage bien reconnus. Je croii qu'il ne doit plus rester de doute sur ces points.

Ajoutons encore un mol en finissant. C'est que le verbe, comme -verbe, forme toujours un attribut complet. Il dit qu'un sujet est; et c'est là un sens , un jugement aclievé. Souvent même, il dit , d'une manirre absolue et complète , que ce sujet est de telle manière, comme dans ces

propositions , je souffre , je marche , je suis las^ etc.; et c est encore là un sens fîni^ Lors-

3 a'îl indique le besoin d'un complément , comme ans ces phrases, je désire y je tdche, et autres semblables, ce n'est pas comme yerbe qu'il a besoin de ce complément , c'est en vertu de la sifoification particulière de l'adjectif qui entre ans sa composition. Ce que l'on appelle communément le régime des verbes ( et a mon sens cette expression est très-mauvaise ) , n'est donc réellement que le complément de la signification de l'adjectif dont ils sont composés. Ce régime est donc bien loin d'être le véritable attribut de la proposition , comme on le dit souvent très à tort. Il en est si loin , qu'il n'est que le çomplé-' ment de l'accessoire de l'attribut. Cela était bien bon à remarquer ; car il arrive fréquemment , dans les analyses grammaticales, que le nombre des signes fait illusion , et qu'on regarde comme important le plus mince accessoire , parce qu'il est composé de beaucoup de mots: tandis qu'on méconnatt une partie principale de la proposition , parce qu'elle n'est représentée que par un petit signe, qui, souvent môme, n'est pas uniquement consacré à elle seule. Ceïst dans tous les genres que l'on juge trop souvent des êtres par l'espace qu'ils occupent, plus que par leur valeur intrinsèque. Cela n'arrive plus quand on démêle bien les idées qu'ils renferment. Passons aux autres elémens de la proposition.

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