CHAPITRE m. ^y
deyenos 9 snivant le besoin , des yerbes , des adjectifs , des adyerbes , etc. ? Pour moi , je déclare que je les regarde comme de y raies prépositions ; et je crois que tout le monde en conyiendra, quand j'aurai montre que, dans tous les cas, les prépositions ne sont autre chose que des adjectifs deyeiius indéclinables, et que j'aurai expliqué pourquoi les adjectifs employés comme prépositions sont nécessairement indéclinables.
Voilà donc trois effets des prépositions qui sont bien distincts , mais qui ont beaucoup d'analocie entre eux. Le premier, qu'elles produisent en demeurant des mots séparés de tout autre , c'est de marquer certains rapports entre un nom et un autre nom , ou un adjectif, soit simple, soit combiné ayec le yerbe être ; le second , qu'elles ne produisent qu'en s'nnissant intimement à un autre ;not , dont elles deyiennent la syllabe détinentielle , est de remplir à peu prés le même objet , en formant ce <pi'oo appelle les cas des déclinaisons. On peut ajouter à ces cas les syllabes qui constituent les conjugaisons , lesquelles sont absolumentdu même genre. Le troisième, qu'elles ne produisent de même , à très-peu d'exception près (i), qu'en s'incorporant ayec le mot qu elles modifient, est de former tous les composés et dén'yés des radicaux primitifs de toute langue. Cette dernière propriété , si capitale , devrait plutôt les faire nommer compositions que prépositions , désignation toujours insignifiante et sou-« yent fausse,
( I ) Je dis k quelques exceptions prte* |aree quil y a des lan« gués où certains dérivés, sortonl parmi les verbes , sont courpos^ du primitif, et d'une préposition qui en demeure sépara* Ue daps beapcoup d'occasions.
78 GBAMMAIRK.
Maintenant que j^ai exposé les usajges et les caractères des prépositions telles que je les conçois , je dois expliquer pourc[uoi , encore que je regarae comme des prépositions ces syllabes qui compostent tous les dérivés des noms radicaux , même celles cfui sont nécessaires pour que ces noms prilhitifs deviennent des verbes , aes adjectifs , etc. , pourquoi , dis-je, je n'ai pas fait de la préposition le premier élément de la proposision après le nom , comme il semble que je l'anrais dû , puisque je prétends qu'elle est nécesraire à la formation de tous les autres. Voici mes raisons.
D'abord y quand les bommes ont ima<];iné de joindre a un radical une syllabe ou un autre mot , pour que ce mot primitif, de nom qu'il était , devtnt adjectif ou verbe , je pense bien qu'en effet cette syllabe ou ce mot ajoutés étaient, par cela même , employés comme prépositions , étaient , dès-lors , de vraies prépositions j cependant, comme cette syllabe ou ce mot cessaient dès ce moment de faire un mot à part , n'étaient plus qu'une portion du nouveau composé, on ne peut pas dire qu'ils fussent un véritable élément du discours, distinct des autres. Il n'y a donc eu réellement dans le discours un nouvel élément qu'on pût appeler préposition , que quand des mots, séparés et distincts de tout autre mot , ont été employés à exprimer un rapport entre un nom et un antre nom , ou un acQectif , ou un verbe.
D'ailleurs , je ne crois pas que ces mots , employés , soit à composer des mots nouveaux , soit à modifier les anciens , soit à unir un mot à un autre par une idée de rapport , en un mot , à faire les fonctions de prépositions, je ne crois pas, dis-