CHAPITRE m
tous ceux qu'il est possible d'employer à l'expression de la pensëe. Ils ddrivent si nécessairement , d'abord de la décomposition successive de noside'es et de leurs premiers signes naturels et ensuite des diverses combinaisons des unes et des autres , qu'il ne peut pas en exister d'autres dans aucun langage, à moins qu'ils ne soient composés de ceux-là ; et que tout signe de nos idées y de quelque natufe qu'il soit, peut et doit toujours être rangé dans une de ces classes , ou décomposé en d'autres signes qui s'y trouvent compris , ou exjpliqué par une phrase sous-en^ tendue, composée elle-même de signes appartenant à une des espèces dont nous venons de décrire la nature et les fonctions. Je me dispenserai de prouver ici cette 'assertion par des exemples. Chacun peut choisir ceux qu'il voudra , pour s'assurer qu'elle ne souffre point d'exception ; et je suis très-certain qu'il la trouvera toujours vraie , s'il apporte à l'examen des cas particuliers, une attention suffisante et l'exactitude nécessaire. Observez que je me sers exprès ici des termes très-généraux de signe et de langage , et non pas de ceux de mot et de langue, parce que tout ce que nous avons dit ne s'applique pas plus aux langues orales qu'à tout autre système de signes. Tout cela étant uniquement fondé sur la nature et l'usage de nos facultés intellectuelles , et sur la génération des idées qui eu résultent , convient également à tous les langages possibles. Si cela n^était pas, cet ouvrage ne mériterait pas le nom de Grammaire général, qui , j'espère , ne lui sera pas refusé. Nous con-" naissons donabien actuellement les élémens de tout discours , pris chacun en particulier. U
io9 ' GRAMMAIRE.
nous reste à examiner les moyens par lesquels on les lie entr'eux , et les lois qui président à cette rëunion. G^est Fobjet de la syntaxe , dont nous «lions parler dans le chapitre suivant.
^^i>^i»>)^»i^^^^/%^»^^^i«fc^^^^/%^p'>«^^/%/%^^>/%^/%<^'%/%^»i^'%i%/»«%»^>%