‹ Elémens d'idéologie (volume 2)Chapitre 35 sur 93 · CHAPITRE lY. ii · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY. ii

accusait d^étre paresseux, (je ) irawaUU toujours, quoique personne ne me seconde.

C<BS divers signes sont donc la représentation dVutant dHd^es partielles qui Tiennent se joindre a uae idiée principale , et la modifier de manière à en former une nouvelle idée plus complexe qne la première. Mais ces nouvelles idées ne viennent altérer la première qu'en vertu de jugemens que nous en portons, et dont elle est le sujet. Il est donc conforme à l'ardre direct , que cette ide'e principale du sujet et de Fattribut de to«te proposition soit foncée d^abord , et que ses accessoires viennait SQ ranger a sa suite , suivant le decré d'importance des rapports qu'ils ont avec eue.

Si l'on veut se convaincre de cette vérité , il nV a qu'à prendre a rebours tous les mots du snjet de la proposition que nous venons de éiter, et dire , actif si être prétendait qui Pierre, As> sûrement, malgré les ressources que peuvent fournir les conjugaisons et les déclinaisons pour rétablir l'enchaînement des idées , il n'jr a point de langue dans laquelle un tel renversement ne devint spavent un galimatias inextricable.. Que serait-ce si l'on allait jusqu'à brouiller ensemble des parties du sujet et des parties de l'attribut ?

n faut donc , suivant l'ordre direct , dans chaque sujet et dans chaque attribut, comme dans toute proposition , énoncer d'abord l'idée principale , puis celle qu'on j ajoute.

Or, dans tout sujet, cette idée principale est un nom , ou une phrase prise substantivement , qui, par- là même, devient le nom d'une idée, ou un pronom tenant lieu de ce nom ou de cette phrase 5 car on ne peut parler de rien sans le

nommer; et, dans tout, attiibut, Viàée prwcipale est l'attribut commun , universel, nécessaire ; c'est l'idëe d^étre , d'exister ; car on ne peut dire d'aucune chose qu'elle est d'une cer* taine manière , sans dire aupararant qu'elle est, qu'elle existe. Kous ayons déjà prouve cela suffisamment.

L'ordre direct, l'ordre conforme à la marohe de la; pensée , est donc , non-seulement que toute

Ï»ropositioii commence 4>ar le sujet et finisse par 'attribut, mais encore que tout sujet commence par un nom , et tout attribut par le verbe être; 'it ce principe s^étend et se retrouve dans toutes les propositions incidentes ou subordonnées qui Ae rencontrent dans les propositions principales. Il faut , par suite , t^ue chacune des idées accessoires du sujet et de l'attribut soit rapprochée " de l'idée principale , à proportion du degré de liaison qu'eUe a avec elle ^ et que , dans I%ionciation de celles dont l'expression est composée de plusieurs signes , ces signes soient rangés suivant l'ordre de leur dépendance les uns des autres.

Par la seule observation de ces régies, renonciation successive de nos idées commence déjà à être une peinture distincte de leurs eombinaîsons. Nos signes n'ont déjà plus seulement la valeur qui est propre à chacun d'eux f ils y ajoutent celle qui résulte de la place qu'ils occupent. C'est la tout le parti que nous pouvons tirer de la construction ou de l'ordre d es- signes. J«. n'ai plus rien à en dire. Passons à la seconde partie de la syntaxe.

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