‹ Elémens d'idéologie (volume 2)Chapitre 40 sur 93 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

Le cOnditioimel et le subjonctif ne sont donc iMis de vrais modes du verbe : mais Fan est vme circonstance particulière , et Vautre un cas oblique (i) du mode indicatif. Ils font tous trois partie du mode attributif. ^

Je me résume donc , et je dis qu'il est dans la nature du verbe d'avoir trois modes , le substantif, Fadjectif et Fattribufif ; qae dans le premier , il est susceptible de toutes les modifications qui forment les * déclinaisons des substantifs ^ que dans le second , il éprouve toutes celles qui constituent les déclinaisons des adjectifs j que dans le troisième , il ne marque jamais les cas , rarement les genres , toujours les nombres , et de ^lus les personnes de son sujet; que dans tous trois, il marque les temps , et que ce sont toutes ces altérations diverses qui composent ces déclinaisons.

Mon premier projet avait été de me bomi^.à ces observations g&érales sur les déclinaisons des verbes, parce qu'elles suffisent pour bien montrer quel rdle ces déclîÉaisons jouent dans

(i) On peut aîoater que ce cas est tout aussi et peutrétre encore'plus inutile que le sont ceux des noms quand Leur dëpendanœ d'un autre mot est déjà marquée par une pjrëpocition ; «ar la relation dîine proposition et de son verbenvec la proposition et le verbe dont ils dépendent , est toujours suffisamment exprimée par la conjonction ^u« qui les unit. Aussi y a-t-il des langues ou l'on ne se sert point du subjonctif dans les mêmes occurrences où d'autreâlansues exigent qu'on y ait recours ; et il peut y en avoir où on ne remploie jamais sans qu'elles y perdent rien du côté de la dârté. fojet ce que nous avoos dit dans le chap. 3 , de la conjonction qiu , qui est une véritable préposition de proposition , comme les prépositions ordinaires sont despréposiûons de noms.

Il ny a point de subjonctif ni dans l'hébreux ni dans le suédois. Foret Beauzée. Des modes.

ISO GRAUMillŒ.

le discours comme moyens de syntaxe ; %t je ne voulais point entrer dans la duoussion da système des temps, quiadëjà excessiTement occupé les grammairiens , et , suivant moi, sans beaucoup de fruit. Cependant, je fais rëflexioii que ce sujet est trés-curièux ; que tant que Ton ne s'en rend pas bien compte , ou ne connaît pas totalement le mécanisme .du discours dans des langages aussi compliqués que les nôtres, et quei

Sar conséquent , on n'a pas une théorie complète e la Grammaire générale. Je vais donc, au risque dVchouer comme tous mes prédécesseurs , exposer mes idées sur ce point aélicat ; et f'en ferai un ai^ticle à part , que Ton pourra , si jl'on veut , rejeter à la fin de cette Grammaire , pour qu'il n'en interrompe pas la suite, et ne rél&che pas la liaison de toutes ses parties.

DES TEMiPS DES VERBES.

II* y a trois manières principales de considérer l'existence , c'est de la regarder comme passée, comçie présente , ou comme à yenîr. Les idées de passé et d'avenir ne sont que des idées relatives a l'idée de présent. C'est donc, le présent qu'il faut d'abord déterminer. Or, dans la durée comme dans l'espace , on ne peut déterminer un point que par ses relations avec un point connu : d faut donc attacher l'idée de présent à une époque connue , pour distribuer autour d'elle le passé et l'avenir. Mais si l'on s'était a^isé de l'unir

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