‹ Elémens d'idéologie (volume 2)Chapitre 63 sur 93 · CHAPITRE T. «Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE T. «Il

deTrait être représentée par un seul caractère toujours le même.

Assurément, quand jMcris il y et que je le

f prononce , il y a une articulation , une aspiraion faible devant t, et une voix faible, un e muet , un schewa après /, sans quoi / serait inutile.

Quand jVcris Psichéf^e prononce pe-si'^hé. ï\ y a trois syllabes , dont la seconde est la seule écrite régulièrement. L'articulation p devrait avoir une voyelle, et l'articulation ch devrait être écrite avec un seul caractère.

Quand j'écris axe y je dis ha-ke-se. Pour tout représenter régulièrement ,' il faudrait une consonne devant a; il faudrait partager en deux la consonne x , qui vaut à elle seule deux articulations successives, et il faudrait mettre une voyelle, quelqiie brève quMle soit, après la première. Sans cela ^ elle est^mpossible à prononcer. Dans accent , je prononce ha-ke-sen. L'a doit avoir une articulation. I<e premier c est un A, et doit avoir une voyelle ; le second c est une s ; et le t une lettre sans valeur aucune, un simple signe d'étymologie.

De même, quand j'écris craquer y il est bien

l'effet du qu , et que si je ne prononce pas l'r finale elle est inutile ^ si je la prononce ,' il faut qu^^lle soit suivie d'un e muet.

De même encore dans ^.lowc , je prononce nécessairement gue-no-me. Ce qu'on appelle l'/i mouillée forte est évidemment deux articulations

>l$ GAAMMAIRE.

successives que Ton confond, quoique séparées réellement par un schéma. Il n^en est pas ainsi de Vn ' mouillée faible j c^cst une articulation unique qui devrait être repre'sente'e par un seul caractère* Quaud jVcris ignorant , je dis reellemment i-gna^ rant. Mais il devrait y avoir une consonne devant Vi , le gn devrait être représente par une consonne unique y et le ant par une seule voyelle. Ainsi , il n y a pas une des trois syllabes qui soit figure'e correctement.

Beaucoup de grammairiens ont, il £st vrai, fait presque toutes ces observations et beaucoup d^autres du même genre ^ mais ils n'en ont pas de'duit toutes les conse'quenôes qui en dérivent , parce que, comme nous Pavons vu, ils n'avaient pas comple'le' ^analyse du son vocal , et nV'taient pas remontes jusques au premier fait. Pour nous , ces re' flexion s, qu'on pourrait prodigieusement multiplier s'il en e'tait besoin , nous conduiront tout naturellement à trouver toutes les imperfections de nos alphabets et de nos orthographes, et les moyens de les rectifier.

INeanraoins ce n'est cas l'objet que j^avais en vue pour le moment; je ne voulais encore que faire voir comment est nëe l'écriture proprement dite , comment eUe s'est ame'liore'e graduelle^ ment , dans quel sens il est vrai de dire qu'elle a commencé par être syllabique, jusques à quel point elle l'est encore dans les alphabets orientaux ;.et surtout je voulais montrer avec évidence qu'elle est encore bien plus syllabique que nous ne pensons , dans tous nos alphabets occidentaux dérivés de ceux des Grecs et des Romains, et prouve^ que c'est l'efiet de la manière imparfaite dont on a toujours analysé les sons vocaux , et que c'est

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de Hinperfection de cette analyse que natt la différence qui existe entre les syllabes naturelles ou physiques , et les syllabes artificielles ou conventionnelles de toutes nos langues. Je pense que c'est à quoi j'ai réussi.

Maintenant il semblerait qu'il ne reste plus au'à proposer une manière de rectifier notre écriture , ou plutôt d'achever (Je l'améliorer. Cependant nous n'en sommes pas la encore, et nous devons auparavant examiner les sons vocaux sous un autre aspect. Nous venons de faire voir qu'ils sont tous e'galement doue's de certaines qualités, lesquelles doivent être toutes représentées pour que le son soit complètement fîguié ^ il nous faut actuellement montrer les différentes modifications dont chacune de ces qualités est susceptible , ou du moins celles de ces modifications qui méritent d'être distinguées dans l'écriture. Alors nous aurons le tableau coiïiplet de ce que les signes permanens doivent exprimer , et par conséquent de ce qu'ils doivent être pour remplir parfaitement leur destination.

' Des quatre qualités par lesquelles les sons de l'organe vocal affectent l'organe auditif, savoir , la voiXf r articulation , le ton et la durée , les deux dernières ne sont guère représentées dans nos écritures que par de petits sisnes placés hors lignes et comme accessoires. Cependant je parlerai d'elles d'abord , parce qu'il me paraît plus commode de commencer par ce qui est le moins compliqué, et de finir par ce qui l'est davantage. Je suivrai en cela la marc*he des inventeurs des caractères , qui sans doute ont été conduits , à leur insu, par le même motif. C'est pour cela qu'ils QvX noté le chant avant le discours.

sit GRAMMAIBE.

Le ton. Cette qualité du son Tocal, tu pre-

précision que chant , parce que ses nuances y sont beaucoup plus fines et souvent inappréciables; au reste, cela n*est pas nécessaire. 11 ne faut entreprendre ni de tout classer ni de tout distinguer trop rigoureusement dans la nature , qui procède toujours 5ar gradations insensibles ^ il faut nous borner y ans chaque eenre, aux divisions qui nous sont utiles pour Tobjet que nous nous proposons. Je crois donc , le clavier de la voix parlante étant beaucoup moins étendu que celui de la voix chantante y quHl suiEt de remarquer , dans la pre-

qui du discours.

J'observe seulement que les deux degrés ex* trémes ne sont ici, comme dans le chant, fixés

Sue d'une manière relative au ton fondamental e Torgane ; car dans la voix la plus glapissante , comme dans la plus basse, ilV a des tons aigus et des tons graves également "sensibles dans les deux cas.

La durée, La durée des sons , comme leur ton , ne doit être appréciée dans le discours et notée dans l^écriture , que d^une manière comparative. Dans la prononciation la plus rapide, comme dans la plus lente , il y(> a également des longues et des brèves.

ïfous avons dît y et nous avons prouvé, que 1« schéua est une vraie voix , qui se trouve néceslai restent après toute articula tion qui p^^t toivi^

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