CHAP. IX. DK LA MULTIPLICATION
1«« t^ifHies de Fécdooinie politique et d<»BettiqiK ides anciens , fondée prescpic uniquement ^ur l^ifi^ de ^esclavage et les profits ou les pertes Jeia-gnene, et très-peu sur le dëTeloppement libre' et paidUe de Pindustrie. 'C'est tout-à-fait un autre ordre de choses que nos sociétés modernes. Quant au |0<oâigieiix nombre d'hommes que quelques au tçiir» prétendent ayoir existé en France, par exemple «bus Charles Y on sous Charles IX, dans le quatoTEiéflie et le seisième siècles , c'est-à-dire danis des temps où l'îndastrie était aussi grossière et Kordre - soeial IIQssi mauYais que. nous l'avons yû encoré en Pologne au dix«liuitiéme siècle ^ je drms que la seule réponse à faire à ces assertions est celle que j'ai op- ]^o^ à la merveilleuse union qui r^nàit^ dit-on, à Sparte; c'jest que cela n^est pas vrai ^ parce que celaest Un|308sible. ..<,>'..
'Quoi qu'il en soit, tous ceux qui ont réfléchi sur tes matières conviennent que^ là population. est ^toujours p^cporiionnée aux moyens d^existence, ^. Sa}' en oooelut avec rMson qu*il estabsurda i$ braire pouvoir- augmenter lu populatèoh ajutrenièlU •^u'en augmentant ces mcrykas\j pt M. MallbSs prouve dei plus qu*ii est .barbare de: chercher, à augnmn$eF. cette population, toujours trop grctdii, dent FcaLdès dst 4a' soûrce> de toutes .les .mtsérês:' et 4ûe mèfàe ', «ous le rapport de là puis^iice, Jes chefs ût-is nation 9F>'perdent. Car piiisqulils hè peu:yéilt|tt> ittire^vîwre en- même temps plus d'hommes jfo'iift af en- peuvent snbs ttiiter^ ; on ihuUipliaiit ' les nais- $aODCê ih ne: fiant ^tt moRîp'ier ieaniorts prânaio-:
©ES IBmiVIDUS. i^<f
«éés; et Hugmcnter'lsi quantité dei .eûiui» en <'i)ix>r' portkin.'de cdie des aduftes , "<» qui prod*ait une pepàbitiôB plos faible 'à nombre égal. L'inêéréi des' hoTftmêB j-sbus toustles reipporU, est.dottc dedind^ nUer les tffets de leur fécondité, •
• J&n^n dirai pa» davantage sur ce sujet , qui n'est que trop €laîr par iui->mélne , et qui poiirtant a donné Heu à de si fausses opinions avant qu'il ; fut iqifiKO^r iondi! Laissons au temps à les dét^uire^.* < - - . l
Conséquences etdéi/eloppeméns des deux chapii'res,
• préoéden^. •• ' ' ■
'^4Rsvsvoii« toujoars an point de départ. L'être smnÈé^, et spécialement l'homme^ est doué de sensibilité et d'activité (i), de passion et d'action, e^est-4-dire die besoins et de moyens. Tant que nous nous sommes occupés de la manià:^ dont se for^' Aient .nos richesses, nous avoi)^*pu être charmés de AOtre' puissance; de l'étendue d^ nos moyens. £n>' efiet, lis. sont siiffisans pour faire prospérer l'espèce^ et lui donner un très- grand accroissement en nom*
(i) On pourrait dire aapuravant y d« nerfs et de miMcle« , car ccia'refboBtc jusque ih.
hpe et en Coron. Cfa homme et ime temmt faM^lèi «t à peine formés peoTeiit finir par couyrir to«tQ la terre d'une population nombrenan ei înëiia- Itienie* Ce tableau est trr»-8atia&i«nt; naît M change bien de couleur quand , de Tex^cm de It formation Ae nuridienei , bous pasaons à oeàoi'de leur distribution entre les dÎTers indiriduab ^nona r e fisqu n po to partout la sn^énorîtë des bèsoiiia sur les moyens., la'!fiiibi()sse de l'iodiridu et aesaonl*! Irànces inévitables. Mais ce second aspect du même objet ne doit ni nous révolter ni nous découra^r. Nous sommes ainsi faits. Telle est notre nature. H faut nous y soumettre, et en tirer le meilleur parti possible en usant habilement de t^lpa noc ipoyens , et en évitant les fautes qui aggraveraioit nos maux.
Les deux chapitres-^ne aoua venons de Hre^ quoiqtie trèsK^ourts, renferment des faits importans ; et joinls aux explioatioDa antérieures; HsnoM» doBWttit des notions assee sûres sur nos vrais- inlérétSr H M: ^agit que d'en profiter»
Nous avo«is vu qu'il i^llpit nous résQUdre à IsÎMP subsister entre nous opposition d'iiiténèts et iia^f« gaiité de moyeus, et wie tout ce que nouf ponviooft faire dç mieux était de laisser à cb^unleplus'libf» emploi de ses iacu'ltésy et d'ea favoriser le plus en? ticr développement.
Nous avons vu de plus que cet emploi et cedéve« loppemeni de fscuHés , quoique profitant i né g ale- ; ment aux divers individus, réussissait à les amener Ipus du plus grand bien--étre possible , tant ^
.SX DSTci.oppBMEiff, . * ?9g
rotpoœ, Il plaa grande de toutes les reMwroes., ne leiir noanquàit )Mi9> et que quand tout Fespaoe esi çççit^, d'^gtjnea ressoutoes subsidiaires suffisaiei^ yppr entreteoir loog-temps encoure nm grand état de prospérité générale.
Nouf aTQAS, yu aussi qu'upe fois armés an fl|o* patni de f'encpmbreiiient et de la gène , il était iné; 3RÎ|a)^ ^ue ç^u3i. qui avaient le moins de moyens l«e fossep.^ 9^ pjTQcuver, par l'emploi d^ cses moyens» f|V<; la.sa^isfact^V stricte des beaoim Iç^ plus ur-
. ]H<K|f ftyoQs TU enfin que, la multiplication des |iôiiix)D.«s continuant dans toutes les classes de la so«ci^; kfltuperHu des premières était i^uçoessivenen^ '.nieté daips les classes inféi*ieures,et que celui de 1^ jdcmiére n'ayant plus où se i^orter^ était nécewairenaent ilét,itiit par la mt^ére. Cest là ce qui cause IVtal statioonqire ou mémiÇ rétrograde de la popu-:iat^OD, partout o& o^ L'ottserve tel, n^lgré-la grajad^ MamAïié de Tf^p^ce.
Ce dernier ^it, la population i| peu près it^tioD- . paire 4>e9i toutes les nations, arrivées à lin certaip dkgcé de développement, a été long-temps sans être |irqsqpe rem4ux|uié , parée que ce n'est que to^réqpmmeiit que L'on s'occupe aveequelqiie succès de l'économie sociale ; il a même été Toilé parler comiotoCîpns politiques qui y ont produit dis perturba-
ipDg , et ^éguisé par les monumens inftdèles Oii in-
^ifiisans de l'histoiro qui ont aujU>rlcé à', le mécon-
.naître; eniîn quand il a é^ suffisamment observé et
cofislatéy on a eu de la peine à l'attribuDr à $a yfÂ^
500 CUAP. X. CONséQl^F.T^CES
rîtoble cauçe/ parce que l'on n^avàit.pàs une î«lée assez nette de la marche de la société et.de la manière dont se forhicnt ses richessibs et sa ]^uissanee. iâujourd'hui il me semble que noii^ pouvons mettes tout cela hors de doute.
" Rappelons - nous que la société est partagée en denx grandes, classes : celle des hommes qui , sans Voir aucune avance , travaillent moyennant un salàll% , et celle des hommes qui les emplpitat. Gela posé, il- est roanifctste que les J)remicr8, 'pris en masse , ne vivent journellement et annnellemenl 'que sur ce que Litotalîtc dés sccofitlsa a leur distribuer chaque joui* et chaque année. Or, ceiix-d sont dé deux esp«5ces. Les uns vivent de leur rêvcttii '^tis travail : ce sont les préteùfs cTai-g^nt, les loueun ~dè fonds, de terres et dé nîuisons , en un mot les rentiers de toutes sortes. Ces hoininés-fi, il est bîca Irlair qu'à la longue ils ne peuvent 'donner pendant tme année, à tous lès gens qu'ils emploient, que le montant de leurs revenus, san? quoi ils entameraient "leurs ifohds* Il y en a toujoari un certain nombre qui en usent ainsi et qui se ruinent. Leur consom^ matioa diminue ou cessé; mais elle est remplacée par celle de ceux qui s*enriéfaissent , et le total est le même. 'Ce liVst là qu'un changement de main, - dont même la quantité ordinaire peut s'évaluer à peu prés dans les difiévetià pays. Ces hommes pris en masse ne font point de profit. Ainsi la somme totale de leurs revenus, que se partagent les salariés» est une quanfitéeonsfante.Si elle fait quelques progrès insensibles, «e ne pciit éti-C'^ue par Tamélio-
ET Divr.LOPPEMENS. * 30 1
nrtiOQ Ittiie de Fâgriculture, qui , faisant reAdre aux ferres un peu plus de production, met à même d'augmenter un peu leurs baux. Car pour la rente de leur argent prête, elle ne varie peint. Si même* elle augmentait par la hausse de l'intérêt , ce 8e~ raît un malheur qui> nuisant à beaucoup d'entreprfsea^ diminuerait bien davantage les facultés de la seconde espèce de personnes qui alimentent tes salariés.
Cette seconde espèce de personnes àe compose de ceux qui joignent au produit de leurs capitaux celui de leur activité personnelle, q'est-à-dire des en« trepreneurs d'une industrie quelconque. On dira que ceux-là font des profits et augmentent annuellement leurs moyens^ Mais premièrement cela n'est pas vrai de tous. Beaucoup, au contraire font mal leurs aiïaires et diminuent au lieu de croître. Secondement, ceux qui prospèrent cessent de travailler au bout d'un certain temps, et vont remplir les vides qu'opèrent journellement , dans la cl^s&e de ceux qui vivent sans rien faire, la'chute des prodigues qui en sortent pour avoir mal ménagé leur fur** tune. Troisièmement enfin, et ceci est décisif, cette classe des entrepreneurs d'industrie' a des limites nécessaires qu'elle ne peut franchir. Pour former une entreprise quelconque, il ne suffit pas d'en avoir l'envie et les moyens : il faut tnniverà placer aes produits d'une manière avantageuse qoidédom- Aiage et au delà des frais qu'il» coûtent. Une foi» que tous les «emplois profitables sont remplis | On nW peoi ploa créer de nouveaux sans que d'autres
oe se <I<itrui«eiit, à moips qo'iU xkdifQ^vti^lfjfKtqeek oouvcuvkK débptichës. Ce sccoad fonUs d^ Feivtneùen des salariés eat donc ^itssi, daiu dos ^ncienœs ao« ciétés , une quantité à pey près constante çoiaine le premier*
Les choies étant aiosi , pu voit claii^e^^ent povrqqoi le nombre des salaria n'augmente p)|^ quand lrfond«qui peut ponrvjoir à lenr font^t^p cefsn de croître. C'est que tout ce qui naît au 4elà dii^ Bômbre siuiEsapt a'éteini f;^u^ de ma^neny d'e^i^ teoce. Cel^ est trè^-aisé à cpucevoir. On comprend même qu'ii eft impossible qii'il en soit a^trenlent. Car chacun sait que si quatre perspni^es oi^tr ^ partager joumeUement un paip à peine suffisant pour deux, les plus faibles périront, et les plua forû ne «ubsisteront que parce qije bientôt iU hériteront de la part des autres. *
Si ensuite Ton songe que quand les hommes qui vivent uniquement (le leurs revenus «e ipultiplient assez pour que ce revenu ne t^r suffise plu^, ils rentrent dans la classe de ceux qui joignent leur travail au produit de leura fonds, c'est-à-dire de ceux que nous avons appelés entrepreneurs d'ipdnstrie , et que quand' ceux-ci à leur tour devienpent trop nombreux, heaucoup se ruinent et retqn^bcnt dans la clasjse des salariés ; on verra que cette dernière classe reçoit pour ainsi dire le trop plein de tqutes les autres^ et que par conséquent le* lipiitea qu'elle ne peut franchir sont celles de la populat^oi^ totale. «
< Ce seul point bien iiclairwi no|is dc^nfi T^plksH
ET DÉVJÏlOFPBMEWSr. • Î2o5
de'tDBë Ict phénomènes relatifs à la po]:ta{a^ 4ion. U Doni montre pourquoi elle est rétrograile ^nsBik pajSy statioanaire dans un autre ,- tandlk qa'titk: est rapidement phjgrésdive dans un troi^ néMe^ pourquoi elle s'arrête tantôt plus tôt, tantôt fflasi tard , suivant 1^ degré d'intdUgence et d'aoitritë des diffërens peuples^ et la nature de leurs gèavememens ; pourquoi elle se rétablit prompte«ttént après de grandes calamités passagères y quand Icfe moyens d'existence ne sont pas détruit? ', pour-^ quoi 9 au contraire, sans secousses yiolcntes, elfe laoïguit quelquefois et dépérit graduellement par des causes difficiles à apercevoir, par le seul chan-»* gement d^une circonstance peu remarquable. En xaa. mot, il nous donne la solution de toutes Tes qt^estions.de ce genre, et de plus il nous fournit ks moyens d'éîi tirer uiie infinité de conséquoncés importantes. Je ne' suis embarrassé' que de ku# terabre, et du dioix dfe celles auxquelles je dois m^arrêter»
Je commencerai par remarquer avec satis^tîoii qiie Fh\imibiHé, la justice et la politique veulent égakBKnt^qnev dé tous lesintéiiêts, celui d'd paorttr •dit'toajobrsle plnt'corisùHéetle plu&cbnstammexii> respectëf et par les^nvres j'entend^ies'simpAes sa^ l^és^ et surtout ceux donl le trataUestle m^nntf pa^é.. , ...
D'abord l'humanité; ekr il fai\t bicii pi«Ddr» garde qde quastd il s'agit du pauvre /le mot vnnêrH « un tout autre dt^ré d'énergie que quand on parle des honuwt dont les betoios sont moins urgeôs ei^