‹ Eléméns d'idéologieChapitre 23 sur 43 · CIIAP. X, CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

CIIAP. X, CONSÉQUENCES

n'être que l'inégalité de richesses , est-elle doua fscore un si grand mal ? Je réponds hardiment qw. oui. Car d'abord, entraînant avec elle l'int^lité d'instruction y de capacité et d'influence, elle tend à ramemT l'inégalité de pouvoir, et par conséquent à renverser la société. Ensuite, en ne la considérant que sous le rapport économique, noos avons vu que le fonds sur lequel vivent les salariés est le revenu de tous ceux qui ont des capitaux; et que parmi ceux-ci ii n'y a que les entrepreneurs d'industrie qui augmentent leurs richesses , et par conséquent les richesses de la nation. Or, ce sont précisément les possesseurs de grandes fortunes qui sont oisifs , et qui ne soldent du travail que pour leur plaisir. Ainsi plus il existe de grandes fortunes , plus la richesse nationale tend à s'altérer et la population à diminuer. L'exemple de tous les temps et de tous les pays vient à l'appui de cette théorie ; car partout oii vous voyez des fortunes exagérées (i) , c'est là que vous voyez la plus grande misère et la plus grande stagnation dans l'industrie.

La perfection de la société serait donc d'accrottre beaucoup nos richesses en évitant leur extrême

(i ) Pour juger de rexagëration de â^rtaines fortunes , tenei compte des proportions; cur il peut y avoir de riches Anglais aiissi riches et plus riches que les pins grands seigneurs nuies ou polonais ; mais ib sont au milieu d^un penple dont Paisaoce générale est bien pins grande. Par cunséqueat la dkpropor- Uou I quoique réelle , est bien moius forte:

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