‹ Eléméns d'idéologieChapitre 26 sur 43 · E NOS RICHESSES. HIJ · texte numérisé non relu

E NOS RICHESSES. HIJ

lârat-il remanjtier que ces hommes^à ne peunentéé" penser que leur rerenu. S'ib entament leurs lontis, rien ne les reaiplaee ^ et leur consommation momen«> iraxiément exagérée cesse pour toujours.

Jai seconde classe de capitalistes qui emploie et soudoie les salaiiés se compose de' ceux que nous siTons nommés <i6*f»/^5. Ella comprend tous les entrepreneurs 4'unc industrie quelconque j c'est-à-dire tous les honunes qui, ayant des capitaux plus oa moins forts, eroplcMent leur talent et leur travail à les faire valoir eux-m^émes an lieu de les louer à» d'autres, et qui par conséquent ne vivent ni de sa-^ laires ni de revenus , mais de profits. Ces hommes^ là noD-seukment font valoir leurs propres capitaux, xnais encore ce sont eux qui font tHaloir loua cens des eapitalistes oisifs. Us leur prennent à rente leurs terres, leurs maisons et leur aident, et ils s'en 8er-« vent de manière^ à en tirer des profits supérieurs à cette rente (i). Ils ont donc entre les mains presque toute» les ricbesses de la société. U est da plus à remarquer que ce n'est pas seulepieni la rente de ces richesses qu'ils dépensent annuellement, mais bien le fonds lui-même, et quelquefois

(i) Des cupiUlUtrs oisifs loncnt bien quelquefois des raicisotiB et de Targcot ù iroutres ouifs. Maïs ces oùifs ne leur en p;.ic(il lu rcule que suc teiirs revenus ; et pour trouter U fortntition de ces revenus, U faut (oujours remonter jusqu^à des capilaliMes induslii>.His. Pour \c& terres, on les louo presque toujours à des entrepreneurs de citlture ; car f|n^cit*c« qii*ea lerâleot des oisi&i ?

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plnsMon ibis dans rannëe, quand la marche d« commerce est assez rapide pour que cela se puisse. Car, comme en leur qualité d'bommes industrieux ils ne font aucune dépense que pour qu'elle leur i«ntre avec proût, plus ils en pouvait faire qui remplisse oeike condition , plus leurs bénéfices soot grands. On voit donc que leur consommation est immensK , et que le nombre des salariés qu'elle alimente est vraiment prodigieux.

Maintenant il faîit distinguer deux parties dans cette énorme consommation.. Toute celle que ces hommes industrieux font pour*leurs propres jouissances et pour la satisfaction de leurs besoins et de ceux de leur famille est définitive et perdue sans retour, comme celle des capitalistes oisifs. Au total elle est médiocre ; car les hommes industrieux soot ordinairement modestes , et trop souvent peu riches. Mais toute celle qu'ils font pour alimenter kuriiH dustrie, et |X>ur le service de cette industrie, n'est rien moins que définitive ; elle leur rentre avec profi(s;et il faut même, pour que cette industrie se soutienne, qxie ces profits soient au moins égaux, non-seolement à la ■ consommation personnelle et définitive des hommes industrieux , mais encore à la irnte des terres et de l'argent qu'ils tiennent des capitalistes oisifs, laquelle rente est le seul revenu de ces oisifs , et le seul fonds de leurs dépenses an* nuelles. Si les profits des capilalistes actifs étaient moindres que ces prélèvemens nécessaires, leurs fonds seraient entames ; ils seraient obligé^ de di- Biinuer leurs -entreprist's, ils oc pounaient plus

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solder la même quantité de travail, iU se éégoù-^ t.eraient même de solder et de diriger ce travail infructueux. Dans le cas contraire, ils ont un accroissement de fond» au moyen duquel ils peuvent augmenter leurs affaires et leur demande de travail, si toutefois ils trouvent à remployer utilement.

On me demandera comment ces entrepreneurs d'industrie peuvent faire de si grands profits, et de qui ils peuvent les tirer. Je réponds que c'est en "tendant tout cequlls produisent plus cher que cela ne leur a coûté à produire; et qu'ils le vendent, i<* à eux-mêmes pour toute la partie de leur con* sommation destinée à la satisfaction de leurs besoins , laquelle ils paient avec une portion de leurs profits; 2<* aux salariés, tant ceux qu'ils soldent que ceux que soldent les capitalistes oisifs , desquels salariés ils retirent, par ce moyen , la totalité de leurs salaires, à cela près des petites économies qu'ib peuvent faire; 3® aux capitalistes oisifs qui les paient avec la partie de leur revenu qu'ils n'ont pas déjà donnée aux salariés qu'ils emploient directement : en sorte qiie toute la rente qu'ils leur des^ servent aunuellement leur revient par un de ces côtés ou par l'autre.

C'est là ce qui complète ce mouvement perpétuel de richesses , qui , bien que mal connu , a été trèsbien nommé circulation ; car il est véritablement circulaire (i), et revient toujburs au point d'où il

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est paili. Ce point est celai où se fait la prodoctioL Les entrepreneurs d'industrie soôt réellement k cœur du corps politique , et leurs capitaux en sont le sang. Avec ces^ capitaux ils donnent des salaires ^ la plus grande partie des salariés ; ils donnent leurs rentes à tous les capitalistes, oisifs possesseun «oit de terres y soit d'argent, et par eux des salaires au reste des salariés ; et tout cela leur revient par les dépenses de tous ces genfr-Ià , qui leur paient ce qu'ils ont fait produire par leurs salariés homediats, plus cher qu'il ne leur en a coûté pour ces salaires et pour la rente des terres et de l'argent empruntés.

Mais , me dira-t-on , si cela est , et si les entre* preneurs d'industrie recueillent en eiFet chaque an* née plus, qu'ils n'ont semé^ ils devraient en trèspeu de temps avoir attiré à eux toute la fortune publique, et bientôt il ne devrait plus rester dans un Etat que des salariés sans avances , et des capitalistes entrepreneurs. Cela est vrai ; et les choses seraient ainsi effectivement , si ces entrepreneurs •ou leurs héritiers ne prenaient le parti de se repo- ■er à mesure qu'ils se sont enrichis, et n'allaient ainsi continuellement recruter la classe des capitalistes oisifs; et même, malgré cette émigration fréquente, il arrive encore que, quand l'industrie a

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wg\ pendant quelque temps dans nn pay»^ «ans de trop grandes perturbations, ses capitaux se sont toujours augmentés, non-seulement en raiscm de l'accroissement de la richesse totale > mais encore dans une bien plus grande propoii,ion. Four s'en assurer, il n'y a qu'à Toir dans toute l'Europe combien ils étaient faibles il y a trois ou quatre siècles, eu comparaison des richesses immenses de tous les hommes puissans ; et combien ils sont aujourd'hui multipliés et accrus, tandis que les autres sont di~ ininuées. On pourrait ajouter que cet effet serait bien plus sensible encore sans les prélèveiqens immenses que tous les gouyememens font chaque année sur la classe industrieuse^ par la voie des in^ p6ts ; mais il n'est pas temps encore de nous occu-> per de cet objet.

Il ne doit pas être nécessaire d'observer que dans les commencemens de la société, lorsque les richesses ne sont pas encore devenues trés-inégales y'il n'existe presque point de simples salariés , et encore moins de capitalistes oisifs ; chacun travaillant pour 8oi et faisant des échanges avec aeM voisins est un véri-i> table entrepreneur, on momentanément un salarié,, quand par occasion il travaille pouf autrui moyennant «réconfpensew Même dans la suite ^ quand les diverses conditions sont devenues plus séparées par les effets de l'inégalité , le même homme peut appartenir et appartient souvent à plusieurs en même temps. Ainsi , un simple salarié qui a quelques petites épargnes placées à intérêt , est sous ce rapport UQ capitaliste oinf, comme Test aussi un.en-

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trepreneur qui a une partie de sos fonds résàMséeek terres aflermëes; tandis qu'un propriétaire de pa~ reilles terres, ou un rentier qui est fonciionnaire puUic,est à cet égard un salarié. Mais il n'en est pas moins Yrai que ceux qui vivent de salaires , ceux qui vivent de rentes et ceux qui vivent de prti6ts, forment trois classes d'hommes essentiellement différentes ; et que ce sont les derniers qui alimentent tous les autres, et qui seuls augmentent la fortaae - publique et créent tous nos moyens de jouissaDce. Cela doit être , puisque le travail est la source de ■toute richesse , et puisque eux seuls donnent une direction utile au travail actuel, en faisant un usage utile du travail accumulé.

On remarquera , j'espère , combien cette manière de considérer la consommation de nos richesses est concoi^Jante avec tout ce que nous avons dit à pro* pos de leur productian et de leur distribution (i), et en même temps quelle clarté elle répand sor toute la marche de la aociété. D'où vient cet acconi et cette lucidité ? De ce que nous avons rencontré la vérité. Cela rappelle VeWet de ces mirotn oè les objets se peignent nettement et dans kenrs justes proportions, quand on est placé dans lewvrai point de vue y et où tout parait confus et désuii quand

(i) En effet , on voit bien ici pourquoi^ 1q |)rrc»dac(ion «"arrête quand on ne peut pliu augmentcr'la consommattoa rm> - (lieuse de Pinduslric , et ponrcj'ioi U nowhr« et l'aisnnce <îe« koamèscroiMciitcu décrois«esl comme Tindcstrie, «le, etc.

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