‹ Eléméns d'idéologieChapitre 6 sur 43 · ET DE SES EFFETS · texte numérisé non relu

ET DE SES EFFETS

Zm faculté dç vouloir est un mode: et une consé'quence de la faculté de seniir.

Les trois premières parties de nies Ëlémens d'idéologie renferment tout ce que j'avais à dire de l'inteFligence humaine , consid^rde sous le rapport de ses moyens de connafire et de savoir. Cette analyse de notre entendement et de. celui de tout être anime', tel que nous pouvons en concevoir et/en Imaginer, n'est peut- être ni aussi parfaite, ni aussi complète qu'on pourrait le désirer. Mais je ci'oîs'dQ moins qu*elle nous découvre' bien l'origine et la source de toutes nos connaissances, et lès véritables opérations intelfeCtuèlles qui entrent dans leur composition; et qu'elle nous montre nettement

la nature et l'espèce de la certitude dont ces connaissances sontAuscepUbles, et les causes perturbatrices qui les rendent inoertaities ou erronées.

Munis de ces données , nous pouvons donc essayer de nous en servir , et employer nos moyens de connaître soit à l'étude de aotxc volonté et.de ses efifets^ pour achever l'histoire de nos facultés intellectuelles, soit à l'étude des êtres qui ne sont pa& nous, afin de nous faire une idée juste de ce qu^ nous pouvons savoir de ce singulier univers livré à notre avide curiosité. Je pepsç, par le^ raisons que j'ai dites dans mon Traité de l'entendement , que c'fist la première de fies xleux recherches qui doit nous occuper d'abord. En conséquence , je me reporterai au moment où j'ai essayé d'en tracer le plan; et je me permettrai de répéter ici ce que j'ai dit alors dans ma Logique, chap. g, p. 368. Obligé d'être conaïkpent, il fkut bien qu'on me pardonne de rappeler le point d'où je pars.

« Cette seconde manière , ai-je dit , de considérer ce nos individus ) nous présente un système de phér- « noinènes si différent du premier, que l'on a peine tf a croire qu'il appartienne aux mêmes êtres , vua « aei;^ljQ9ient spus itp. autre aspect. Sans doute oa a pç^urrait concevoir l'homme ne faisant que recèle voir des, impressions, se les rappeler ^ les corn- « parer et les coinbiner toujours avec une indiffé* (f rence parfaitç. H ne serait alors qu'un être sa- « €h^nt ci conn^issaj^tf $a}is passion proprement « dite, relativeiaent à lui^ et sans aciion relative-^ « meiit aux autres êtres : car il ii'aurait aucun mo-*

PARAGRAPHE f. 5

« iif pour Vouloir, et aucune ' raison ni aucun ' « liioyeb pour agir; ^ dertaii^emeot^ dan» cette a supposition , quelles que fussent se» facultés pour a jtiger et' connaître ^ elles- resterôieni dans* une a grande stagnation; faute de- simulant et d'argent « pour 8*exereer. M»îs l*homme n'est pas celtf^ il c< est nn être vouianl en ^Asécjnence de ' ses knoc plissions et de ses connaissances , et agis^am êa « Conséquence' dettes volontés- (i). C'est là pe-^ui lo «c cônfttifttte d'une part susceptible de «oûffpanoes et « de'jcÂiissknèes , >de bonketir et âe malheur ^i idées « corrélatives et insépat^abtes ; et de Fautre part, « capable ■d'i^f^nce et >ide puissancéé C'est là .ce ' « qdifalt qu'il a de» ^e^oin^ et; de» rruyyensyet'pair a eonèéc^ent des droits ^ éea det^airê , soit seulea jdient quand il n*à affaivequ'à-dos êtres inaxdniés, a soit -plus encore ^and* il é9t en- contact avec ce d'auE'reS' étrçs susceptibles ansâS de jouir et de c BÔuflf^ir. Car les droits ^d'im être sensièle sont <c tou^'dans ses, besdinis, et «es devoirs^ dan» ses « moyens; et il est à remarquer* que la faiblesse «c 4dans"tou8 les genres est toujours et ess^itisllec ment )e principe des droite; et que lapcdsaance^ ce dans quelque sens que Vak prenne ce mot, n%st «c €t ne peut jamais être ia source que de devoirs, a c'est'-à-'dire.de règle» de la manière d'employer aeette'puiss^oe. »

(i) On en pent dire autant de tom ieS étr«« juaimé^. que noiu connaigaojtf » et rnâmç de loiu ceux que noiis imaginons.

4 INTllonL'CTIOSf . •

Besoins et moyens, droits et dspoirs^ démeai done lie la faculté de Toukiin Si rhomne ne Toulait yien, il n'aurait rien de tout cala. Mail avoir dea besoins et des moyens , des dipits et desdevoita, c'eat tufoir, c'est posséder quelque diose. Ce sont là autant d'espèces de propriétés , à prendre ce mpt, dans sa plua grande généralité) ce sont des chosea qui nous appartiennent. Nos moyens sont même une ▼raie propriété, et la première de toutes dans le sens le plus restreint de <» terme* Ainsiî les idëea bénins et moyenSy droits et dspùirs, supposent Vl" dée propriété ; et les Idées . richesse tt dénuettUnif justice et injusUcs /iqin dérivent de celles-là» ne sauraient eaister sana cette ïàén propriété. U faut donc eommeacer par éolaîrdr cette df^rnière : cela ne se pent qu'en remontant 4 so» origine. Or^ cette id^e impropriété ne peut être fondée que sur l'idée de personmUitéf car, si tta individu n'avait pas la conscience de. son existence distincte et séparée de toute antre, il ne pourrait rien posséder, il ne saurait avoir rien qui lui fàipreprs. Il faut donc, avant tout, examiner et déterminer l'idée de /lersonnaliié. Mais avant dt procéder à cet examen , il y a encore un préliminaire nécessaire: c'est d'ex*pUquer avec netteté et précision ce que c'est que cette faculté de vouloir 4 de laquelle nous prétendons que naissent tontes ces idées , et â l'occapion de laquelle nous voulcnis en faire l'histoire. Nous n'avons pas d'antre moyen devoir clairement comment cette faculté engendre ces idées, et comment toutes les conséquonoes qui en résultent peuvent

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