‹ Eléméns d'idéologieChapitre 7 sur 43 · PARAGRAPHE · texte numérisé non relu

PARAGRAPHE

être regardëèt aMnni^ ioi efi^tt. CeU ainsi: que lou-, joun en reiîiontanti oa plutôt en descendant d'écbe-, IfjfBLea éti^oOf on est înTÎncîbleinent rj^enëà fé-» tude^et i^VobservatioQde nos fiiçaltésintelljectiielleff, tpuJtes les fois que l'on veut creuser jusqu'au fond le, sujet quelconque dont on «'occupe. Cette vente est peut-être plus précieuse elle seule que toutes celles que nous pourrons recveiUir daps le cours de notve trayail. Je Tais donc commencer parexppsei^en qtio^; consiste notre faculté de poulûir»

Cet^ faculté; ou la ifol^iàtàt nne des quatre fa* cuUés primordiales que nous avons reconnues dans l'intelligence humaine, et même dans celle de tous les êtres animés; et dans lesquelles nous avons vu aiie se résolvait nécessai^iinjent toute faculté deperf seroa d^^ntir, quand on^ la décomposait ji^sque dans fes. yrà'is élémcnis^et qiialid on n'y en admettait point de posticbesl

Nous avons regardé la faculté de vouloir comm^ IfL quatrième et la dernière dé ces quatre subdivisions primitives et nécessaires de la sensibilité , parce que dans tout désir^ dans toute volonté ou voiition, en un mot dans toute propension quelconque, on peut toujours concevour l'acte d'éprouver une impression, ctslùi^de la iuger bonne à fecÉeixher ou à éviter, et même celui de se la rappeler jusqu'à un certain point, puisque, par la iiature même de Ifacte de juger, nous avons vu que l'idée sujet de tout jugement peut toujours être considérée cornue une représentation de la première imjsression

que cette idk â faîte. Ainsi, plus ôii moins «onft^

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b INTRODUCTION.

menti plus on moins x^apidétnent/rêtré anime a toujours dû sentir] SefessôÛfetoR*,* et juger aVa6t de voulofir; " '

* Il ne faut pas coticlurè dé celte analyse que la faculté de vouloir lie soit,' suivant riîioi, que celle d'avoir de ces sentimèns prononces et rëflëchis auxquels on donne spécialement le nom de volontés, et que Ton pourrait appeler volontés expressés et

^ formelles. Au contraire, je crois que, pour en avoir une idée juste, il faut s'en faire une idëe beaucoup plus étendue} et rien de ce que nous avons établi précédemment ne nous en empêche. Car puisque nous avons dit que dans le désir le plus machinal et le plus soudain, et dans la détermination la plus instinctive, la plus purement organique, "nous de-

* vons toujours concevoir les actes de sentir, de se ressoti venir et de juger comme y étant implicitement et imperceptiblement renfermés, et comme Fayant pécessai rement précédée, rie fût-ce que d'un instant inappréciable, nous pouvons, sans nous contredire, regarder foutes ces propensions, même les plutt subites et les plus irréfléchies, comme appartenant à la faculté dé vouloir, quoique nous en ayons fait la quatrième et la dernière des facultés élémentaires de notre iritelligcrice. Je pense même qu'il le faut, et que la volonté est réellement et propi-ement la faculté générale et universelle de trouver une chose quelconque préférable à une autre , celle d'être aBecté "de manière a aimer mieux telle impression, tel sentiment , telle action, telle possession, tel objet que tel autre.. Afmer et Aair sont des mots

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unicpçment .relatifs à cette faculté, qui n'auraient aucune significaHbn si elle n'existait pa»j et son action a lieu toutes les fois que notre sensibilité éprouve une attraction ou une répulsion quelcon-que. Du moins c'est ainsi que je conçois la yolonté dans toute sa généralité » et c'est en partit de cette manière de la concevoir que j'essaierai d'expliquer ses effets et ses conséquences^ ' Sans doute la volonté, ainsi conçue, est nne partie de la sensibilité; la faculté d'être affecté d'une cerlaïne^maniorc ne peut pas ne pas faire partie de la ikcuité d'être affecté en général ; mais elle en est un mode distinct, et que Ton peut en séparer par la pensée. On ne peut pas vouloir sans cause (c'est même une chose à bien remarquer et à ne jamais oublier) : ainsi on ne peut pas vouloir sans avoir senti; mais on pourrait sentir toujours de manière à ne vouloir jamais. Nous l'avons déjà dit, on peut imaginer l'homme , ou tout autre être animé et sensible, sentant de façon que tout lui serait égal; que toutes ses affections, bien que diverses, lui seraient indifférentes; et que par const^nent il ncf^urrait ni rien désirer, ni rien craindre, c'est-à-dire qu'il ne pourrait pas vouloir : car désirer et craindre y c'est vouloir j et vouloir n'est jamais que désii-er quelque chose et craindre le contraire , ou réciproquement. Dans cette supposition, l'être animé et sensible serait encore un être sentant ; il pourrait même être discernant et connaissant, c'est-à-dire jugf^ant. Il suffirait pour cela qu'il sentit les diffé-^ VMiUiea de ces diverses perceptions, et les diffV^ntca.

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cinODstances de chacune, quoique ineftpable de prédildctioQ pooc aucune d'eMes, ni pour auccme des combinaiiODa qu'il en pourrait faire. Seulementf et nous en ayons £ait la remarque précédemment , les Cionnai^ancies de Fétre animë^ ainsi constitua , seraient nécessairement bien bornées; car sa facalté de connaître n'aurait point de motifs pour entrcff en action, et sa faculté d'agir, si même elle existait^ ne pourrait s'exercer avec Intention , puisque pour avoir une intention il faut avoir un désir , et tout désir suppose une préférence quiconque.

J'observerai, en passant^ que cette supposition d'une indifférence parfiiite daiis la! sensibilité montre bien clairement, suivant moi,, ^ue c'est à fort que certaines personnes veulent faire d^ c/fi qu'^elles appellent nos seruimens et nos affections^ des modifications de notre être essentiellement différentes de celles qu'acnés nomment j^erc^^/iOTi^oii idées, et refusent de les comprendre sous ces dénominations générales de perceptions ou d* idées ; car la propriété d'élre afftcHves, qu'ont certaines de nos perceptions,.^ n'est qu'une circonstance particulière, une qualité accidentelle dont toutes nos modifications pourraient être douées, et dont, comme on vient de le voir, toutes aussi pourraient être privées; mais elles n'en seraient pas moins tou tes, commes elles sont en effet, Aes perceptions y c'est-à-dire des choses perçues ou senties. La preuve en est qu'il y a de ces modifications qui , après avoir possédé la qualité d'être affectives , la perdent par l'effet de l'habitude, et d'autres qui l'acquièrent par l'effet de la réflexion;

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