‹ Eléméns d'idéologieChapitre 9 sur 43 · IV · texte numérisé non relu

IV

23^ lafoènltà ès^oiOoit nmaauaimi ^idiadé \

Si nwm n^evbos pas la conadeioe distincte do. notre moi, et par suite les idéds de psrsonnaUts et de propriété, nous n'aurions pas de besoins (iovi^. cela naît de nos désirs) $ et si nousn^arions pas de M' » soins, nous n'aurions pas les idées dtfickêsse et de . dénuement jCAv être riche, c'est posséderdes mojena de pour? oir à ses besoins, et être panvré, c'est être > dénué de ces moyens. Une chose utile ou agréable « . c^dst^Hlira une idiosé dont la possession est une richesse, n'est famais qu'un moyen prochain ou âolgné de satis&ire un besoin, un désir quelconque; el si nous n^aVions ni besoins, ni désirsi ce qui eat ' la même chose, nous n'aurions ni la possession , ni k priTation des moyens de les satis&ire.

• A pieaire. leschioses dans cette généralité, on sent binnqntf^airiifacMei ne •• eompostal pat and*^.

34' ipronoDrcTïoH «.

meal itmm *p ktte ' p t émem é ourd^j^ne m«8iftdejfiié«taà i é^ fymdmét tBïïTp QO>id^uâ «fi3tti,iQU.*inâB»e dSaà aiDai lie ^wmestibles où if oiii iogemdiiluLacQÉt-r zijtiaia^-idHii^e.lot^xiâ U natora, rbaftiitade d'un pnicéàé tecfattSqitt ,4^n»ga >^)iii|eilaaifQefiour conk^ miiniqiier kyee nbs ^cntUableë «t aoçroIlTe i)ot foroes ptrtolemli, ôU cl«^iBÔiji8^pdfirssi'<étn,putroaki|é par Ist leiin<daiis Tcpouséice desnèl cet / la iouissance de coDTentiQiu faites et c^iosfeitiiitKms icrëeet dass cet esprit, sont autant de richesses de l'individu et de Tespèce; car ce sont ajàtaat de choses utiles pour accrottre nojf moyenSi ou du moins pour en user librement; '£'.^«ràftdize* anir^ notoe ifotenM f^ 4y«c le moins d'obstaçlttpQsûUfliSOitdeiiipàrtdeshoii^^ ^it de celle de la nature» ce qui est encore augm»^ teifileilpiptuysafifiEr^tear énergie et leur* effet*'' '

• Notié appeio&f tout «el» diet 'Memj cdr, p&r con^ tMth^nr; àov» àskiMm le nom 4^- biens, à tàates le9 çhoèesf xfài' contribuent à BOqs isâte du tien i à u\%, jaèntermtte Jfién'^éiroy ài«iid|«i|otreiiiaiiiéied'é^ trebpnne 6ii.mcill^iin,>c'est'<à!^Te à toutes les^ choses dont; knf'^Msessftiie^an'^^^i Or, d^où<vicn^ lient' ton»çes>biéiu?v < .•d.. • ,.

' - Houe >rtvfoiM (déjà vii; sotniéaiiteiiieDty > çt i»&^' le iperroiuplnaf en détail par iaisv^tebc'eqtdel^mploi ji^stoi c'«éfc^KKrè légitimo antTftBt'es lob de hn»r larej que npà^ faiflops do nQ8!£ieidt&^ îifiiiene troiiTonfrfnSqtienimcnt'im didnnnft qne jfKuroe que' nous le çherchoBtiitec intelligenco^ Aouànfavtaosupe lAassef dç ibëtiâ' qne parce que^v^^uggiâviÉB lë^di^

wmnmflÀ^ recmmo içs ppofÂîéfaft èokaïaUéMpre* iif iève^ tt renjclu' facile la maniélre êb la Jip4dre^uUle |

' • Bdusn^avoas une pitiyisioii Kpekonqbe oa seuWai^t un 'abri qtre iparoe xjae nmni nnii^ils simplifié Jfls ôpë»*

' dations nëceMalreg pour fqrifiev l'«ne ompoinrooBS^ truire i^Mtt^. Ces^ donb leujom^s'^ remploi. de xiol-'faciiftés (fuè^i^îeritiètit toiis t& biens-.' 'Maintenant V' eès -l>ieite ont • loa» pmni :nouB une

• Valeùrwléienninëe et âne )ûs^ti'à. uti oertiàn< point;

-<448 ekv ont' inénftd'toâioars-déttit : :l?aae- est celle de»

iBacrifiées'4Û6:nii$«B '«oète leur àeqaisitioi»; rantre,

• tcelW éeë* àtant^^fqne âons proeurç leiir possession.

QuaÉbd^e'fàl»«|ne!tiÂ'Oulilt pôu^ moh usage ^ il a

c 'pobrméi là doÔMe* valeur tltitràmiîl qu'il me éoûte

• • d'abérdy el'de celui qu^i^vam^épargnerpaIi la ^uite.

- te*(aii tm'mâuvaiâ emploi de lûestfbrceseù le>eotts-

" trdisànf;^ si' sa ^cbfi6tf action fu'iui'd^ensë plus-qua

~'8a possession ne itn'en épargnera.' Il en est de mÀae ' quand, au lieu défaire eet oùtil^ je râchôte. Si les ' chose» V]il€^)é^dOiite en i^tour m'ont ooèté plus* de

' • peide 'que-cet outille m^e* 'conterait pour le fûre,

oil si elle» m'en ^itèirâient plus qu'il nem-enëpar-

' '^era , je fais nu inaiivàts marche, je pet-dapluaqpua

je» ne gagne, -je dëlaîssie plus que je n*acqn5ers : cela

. " est tîvidénlt; Dans ie icat de Tacquisition /de tout

'antre bien qu'un instrument de* tràVàUS'la'cbese

'n^cst pas aussi daire. Oejp>endafit^, pViiéqu^it esticér-

taixf que nbs facultés physiques et niopalés sont no-

' tre seule Hchesse-èriginaire, qtié Vemploî de èeaia-

cuKét; le travail ^lelcon^ise, ést'totrCml tré«on

•' $6 . .' INTRODUCTroW

'^ddtSfpelr;(fio>cfèsfc tonioun de cet emploi ;q«c -' n«is«éril tocitet -W cl^osef qfae nous af>fidaBs des T'>5Mii;t>'defNriirla|)ki8 nëcessaire jusqii^à U pku pu-

"fcment agréaBle, il est cerfain de même que tioas ' • Cèe biens ne feat fue représenter le -travail qui leur

- a donné naissance^ et que s'ils ont une Talent, ou ' mèv» deux distinctes^ ils ne peuvent tenir dn.vao

leurs que.de belle du travail dont ils ëttanent. X<c • 4raTail.lûî*mènie a donc une valeur; il en a donc

- même deux diflérentes, car aucun être oe peut communiquer une. propriété qu'il A^a pas? Oui, le tni-

. Tail à ces déoxTaleurs, Tune .naturelle .et nëoes- . Aaire^ l'autre plus ou moi^s conveotiomKielle et éventuelle I c'est ce qui va se voir très-«làtrement.

tin être animé, c'est-à-dire sensible et voulant, a des besoins sans cesse renaissans , à la satisfactfoù desquels est attachée la continuation de son ezi»trncé. Il ne peiit y pourvoir que par l'emploi de ses facultés, de ses moyens ; et si cet emploi, son tra*vaîl , cessait pendant un certain temps de faire face à ses bescjns, son existence finirait. La masse de ces besoins est donc \% mesure naturelle et nécessaire de la masse de travail qu'il peut opérer pendant qu'ils se font sentir j car s'il emploie cette maâse de travail à son utilité directe et immédiate, il faut qu'elle suffise a son service. S'il la consacre à un avtr^, il faut que cet autre fasse au moins pour lui pendant ce temps ce qu'il aurait fiiit pour luimême. S'il remploie a des objets d'une utilité moins instante et plus éloignée; il faut que cette lAt^^ quand die fera réalisée, remplace au moins

1*ARAGRAPHE IV. 5'/

les ol^etB d'une utilité urgente qu'fl^aura conaom-^ mes pendant qu'il se sera occupé de ceux moins nécessaires. Ainsi cette somme de besoins indispen-* sables, ou plutôt celle de la valeur des objets nécessaires pour les satisfaire, eât la mesure naturelle et nécessaire de la valeur du travail qui s'opère dans le même temps. Cette valeur est celle de ce que ce travail coûte inévitablement ; celle-là est la première des deux valeurs dont nous avons annoncé l'existence $ elle est purement naturelle et nécessaire. . ^ '

La seconde valeur dé notre travail, celle de ce qu'il produit, est , de sa nature, éventuelle ; elle est souvent conventionnelle , et toujours plus variable que la première. Elle est éventuelle, car nul bomme^ en commençant un travail quelconque , même lorsque c'est pour son propre compte, ne peut s'assurer entièrement de son produit j mille circonstances qui ne dépendent pas de lui, et que souvent il ne peut prévoir, augmentent ou diminuent ce produit. Elle est souvent conventionnelle, car quand ce même homme entreprend un travail pour un autre , la quantité du produit qui lui en reviendra dépend de ce que cet autre sera convenu de lui abandonner en retour de sa peine, soit que la convention soit faite avant le travail exécuté, comme avec les journa» liers et les salariés; soit qu'elle ne s'opère qu'après le travail fait et parfait, comme avec les marchands et les fabricans. Enfin, cette seconde valeur du travail est plus variable que sa valeur naturelle et nécessaire; parce qu'elle est déterminée^ non pas par

les faeioio«<iB. celui qui fait le travail, mais par ies besoins et les mogrens ^e celui qui en profite , et qu'elle esl mAaestcée par mille causes concourantes cjo'il tt'iest pas encore temps de développer.

Au ceste, même la valeur naturelle du traTail D*e8ipas4'!une fixité absolue ; car, premièrement , les besoins d'un homme 'dans un temps donné, même ceux que l'on peut regarder comme les plus urg^is, sont susceptibles d'une certaine latitude , et la flezïbilité de notre nature est telle , que cea besoins se restreignent ou s'étendent considérablement par Pempire de la volonté et l'effet de l'halïitude. Secctodement, par l'influence de circonstances favorables , d'un climat doux , d'un sol fertile, ces besoins pourront être largement satisfaits, pour un temps donné, par l'effet de très^peu de ixîineî tandis,que, dans des circonstances moins faeu~ reoses , sous un ciel rude , sur un sol ingrat , il faudra beaucoup plu» d'efiorts pour y pourvoir. Ainsî> suivant les cas, il faut que le travail du même homme pendant le même temps lui procure plu»

ou moins d'objets., ou des objets plus ou moins difficiles à acquérir, seulement pour qu'il continue d'exister.

Par ce petit nombre.de réflexions générales , nous voyons donc que les idées de riche^e et dé» dénuement naissent de nos besoins , c'est-à-dire de nos désirs j car la richesse consiste à posséder des moyens de satisfaire ses désirs, et la pauvreté à en manquer. Nous appelons ces moyçns des biens, parce qu'il nous font du bien. \h sont tous le produit et la re-

prësentatioad'ane certaine quantité <{? tnvaW/ét 11$ font naitre en nous V'h^ée dû valeur^ parcequ^ls ont tous deux valeurs , celle des liièns qu'ils citent et celle des biens qu'ils procurent. Puisque ces biensnd sont <{ue la représentation du trayait qui IespKXhii(:> c'est donc du travail qu'ils tiennent ces deux, valeurs^ il les a donc lui^-méme. En effet , le traVail a ctëde^ sairement ces deux valeurs ; la seconde Jest éventuelle , le plus soov^it conventioniielle , et tcnioori très-variable. La pTeraière est naturelle etnëéessàlx^} elle n'est pourtsfnt $pàs d'ui<e fixité t'ibsolue , tatàé eHo est toujoutv renfermée dans *certainep limites.

Tel est Tenithainement des idées générales 'qui poîvcntnécessaii^mentlés unèé des autres^ à lapre* rnîèrc inspection de'ee sufet : il nous Mîontns l'ap'- |>licat}on efcja preuve de plusieurs ^flhdés vérités établies précédemment. D'afoor(^^otls avons* vu qu0 sous ne créons jamais rien d'àfasoltnxieiit'notiveafi et extra-Tiatiàrel, Ainsi , puisque nous âVOns l'îdéd de valcf<^r,et puisqu'il existe parmi nous éâd Valeurs artificielles et cOBventionneiles, il fallait V|u'il ytikt (^elque part une valeur natoreile «et xi^cèssàTre. Aussi le travail , d'où émanent tous nos biittis , a une valeur de ccftte espèce et h lent* côiiâiDhiiilqueJ Cette valeur est celle des objets nécessaires à la satisfaction des besoins qui naièsMit ittédlmble'-' înent dans l'être animé, pendant que son travail s'opère.

Secondement , nous avons vu encore que mesurer une quantité quelconque,* c'est toujours la comparer à une quantité donnée dé même espèce qflt'elle>

4o INTRODUCTION.

etqa*il faut absolnment que celte quantité soit de même espèce, aans quoi elle ne pourrait pas servir d'unité et de terme de comparaison (i). Aussi quand x^us disons que la valeur naturelle et nécessaire du trayail qu'opère un être animé pendant un temps donné est mesurée par les besoins indispensables qui naissent dans cet être pendant le même temps , nous donnons réellement pour mesure à cette va^ leur la valeur d'une certaine quantité de travail • car les biens nécessaires à la satisfaction de ces besoins ne tirent eux-mêmes leus valeur nécessaire et naturelle que du travail qu'a coûté leur acquisition. Ainsi le travail, notre seul bien originaire, n'est évalué que par lui-même, et l'unité est de même espèce que les quantités calculées.

Troisièmement enfin, nous avons vu que pour qu'un calcul quelconque soit juste et certain , il faut que l'unité soit déterminée de la manière la plus rigoureuse et absolument invsiriable (i). Ici, malheureusement, nous sommes obligés d'avouer que notre unité de valeur est sujette à variation , quoique renfermée dans certaines limites. C'est un mal auquel nous ne pouvons remédier , puisqu'il dérive de la nature même de l'être animé, de sa flexibilité et de sa souplesse. U ne &ut jamais nous dissimuler ce mal. Il était essentiel de le reconnai-»

(i) Voyez t. ler, chap. lo, et i, 2 , chap. q» p. 463 de* EWh;fcns tlMUéoh>gi«. ,

{',) VoyMt. 3, chip. 9, p. 5qo «t •orvantM ùes ^^pieiff

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