‹ Élémens d'idéologie. [electronic resource]Chapitre 48 sur 192 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

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JDe l'Existence.

Penser , c'est sentir ; et sentir, c'est s'apercevoir de son existence d'une manière ou d'une autre ; nous n'avons pas d'autre moyen de connaître que nous existons. Aussi, si nous ne sentions rien, ce serait bien pour nous l'équivalent de ne pas exister. Une sensation est donc une manière d'exister, une manière d'être, et rien de plus ; et toutes nos sensations diverses sont purement et simplement différentes modifications de notre être : une sensation est donc une chose qui se passe uniquement en nous. Il en est de même, à plus forte raison, des souvenirs de ces sensations , des rapports que nous apercevons entr'elles, et des désirs qu'elles font naître.

Mais une pure sensation quelconque at-elle par elle-même la propriété de nous avertir qu'elle nous vient de quelque chose qui n'est pas nous? C'est une question que nous avons déjà traitée dans le chapitre de la Mémoire, pages 42 et suivantes; et nous

nous sommes décidés pour la négative , par cette considération sans réplique, que sentir une sensation^ c'est sentir ; et que sentir d'où elle nous vient, c'est sentir un rapport, c'est juger. Ainsi, toute sensation que nous rapportons à un être quelconque n'est déjà plus une pure sensation, elle est accompagnée d'un jugement.

.Nous. nous, sommes demandé ensuite si ce jugement est inséparable de la sensation. j et nous avons vu dans le chapitrejd^ Jugegement, pages 62 et .53, qu'il, çn ^st peu inséparable , qu'il est menif; impossible que la faculté de juger commence à, agii: .aussitôt que la faculté de sentir.

Il nous reste donc à trouver commqpt nous avons été conduits, à juger que nos sensations sont occasionnées par des êtres qui ne sont pas.jious ,:et si nous avons raii7 ^on. de,pprter ce jugement. Nous appelons, corps ces êtres auxquels nous attribuons d'être la cause de nos sensations : pour que-, ce jugement soit juste, il faut premièrement que ces corps existent; secondement, qu'ils soient en effet les causes des impressions que nous ressentons. La première chose a examiner est donc celle-ci," y a- t-il- des

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