‹ Élémens d'idéologie. [electronic resource]Chapitre 53 sur 192 · CHAPITRE Vir · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vir

sensation simple. C'est-là une assertion et non pas une démonstration.

Aussi , quand on a voulu entrer dans les détails, on a été fort embarrassé de déterminer à quelles sensations en particulier pouvait s'appliquer cette maxime , et à quelle espèce de sensations appartenait réellement ce tte propriété de nous apprendrel'existence des corps. . j

D'abord personne n'a songé à dire que cela convînt à aucune des senssitions que nous avons nommées internes: elles n'ont paru que de simples affections de plaisir ou de peine, qui à elles seules ne pouvaiejit nous apprendre que notre propre jcxisr tence.

Ensuite, parmi nos sensations externes^ on est encore généralement convenu^^ que celles de l'odorat, de l'ouïe et du goût, elle pouvaient nous faire connaître par ^Ilesmêmes l'existence des corps extériei^i;S=:. :il est trop visible que nous (éprouvons souvent des affections de ce genre sans l'intervention d'aucun corps étranger, et que même, lorsque ces corps en sont les causes, nous ne connaissons pas le plus souvent d'oà elles nous viennent.

Ïl8 ' lDliOLO(3IE.

L'article de la vue a souffert plus de difficulté; la plupart des idéologistes ont cru , il est vrai, que quand des rayons de lumière frappent notre œil, il nous est impossible de méconnaître que l'objet qui nous renvoie ees rayons est la cause de cette impression , et quCj puisque ces faisceaux de lumière frappent différens points de notre œil les uns à côté des autres, et occupent ainsi une certaine étendue dans notre organe, nous sommes forcés de les rapporter de même lesuns à côté des autres dans une certaine portion de l'espace, et par conséquent de reconnaître que l'objet qui nous les envoie ^t étendu', <3st un corps.

Je ne peux pas ici discuter à fond cette opiîïion, parce qu'il faudrait que vous conmissi0K-bien ce que c'est que la propriété âjes èorps appelée rétendue, dont ces phi- -loiscfplies ne s-e sont jamais fait une idée bien inette j'et que vous ne pouvez le comprendre complètenaent qu'après les explications que je vais bientôt vous donner de la manière dont nous la connaissons. Mais je puis dès eemoment vous faire part des deuxobjec- .riions générales que l'on fait à ceux qui prétendent que les impressions de la vue nous

Page 1