‹ Élémens d'idéologie. [electronic resource]Chapitre 99 sur 192 · CHAPITRE Xr · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xr

En effet, on peut dire que nos connaissances ne consistent proprement que dans les jugemens que nous portons des impressions que nous recevons; qu'ainsi, rigoureusement parlant, il n'y a de tout cela que le jugement qui appartienne à l'entendement; et qu'il faudrait ne placer que lui sous ce titre , tandis que la sensibilité , et même la mémoire , iraient très - bien se ranger avec le désir, qui est un effet immédiat et nécessaire de l'impression reçue.

D'un autre côté, si on considère que sentir et vouloir sont des modifications soudaines , et pour ainsi dire forcées, et que se ressouvenir et juger portent un caractère de plus de réflexion , on pourrait ranger là volonté avec la sensibilité comme en étant une dépendance, et laisser ensemble sous un autre iiom , la mémoire et le jugement, et tout ce qui y tient; ce qui produirait encore une autre distribution. Peut-être pourrait-on encore avec plus de raison observer que la sensibilité et la mémoire sont les facultés qui fournissent au jugement et à la volonté les sujets sur lesquels ils s'exercent; qu'elles sont intimement liées; et que sous ce point de vue il convient de les réunir

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€omme étant le principe de tout, et de laisser ensemble le jugement etla volonté, les regardant comme des conséquences.

Enfin, si l'on fait attention que tout désir quelconque est le produit d'une sorte de discernement des qualités d'une chose , on trouvera que la volonté elle-même appartient à Fenlendement plus que la sensibilité et la mémoire; et cela produira un nouvel arrangement, ou détruira toute division. Il y a donc, je le répète, bien de l'arbitraire dans celle adoptée»

Le vrai est qu'il vaut mieux ne pas réunir forcément sous des titres fantastiques des choses aussi différentes entr'elles que la sensibilité , la mémoire, le jugement, *et la volonté , et que nous devons les laisser aussi distinctes et séparées dans nos nomenclatures qu'elles le sont dans le

fait (i ). '

Si de cette division générale nous passons

(i) On peut conserver la division Entendement et Volonté; mais alors il faut ranger sous l'un de ces mots tout ce qui a rapport à savoir et à connaître, et ^sous l'autre tout ce qui est relatif à vouloir et à agir. Mes trois premiers volumes sont un traité de la première partie ) mon quatrième est le commencement

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