Si la valeur x qui est la même dans les développe
mens 58 et 5g , était telle que g-— fût infini , ces deux déve-
loppemens le seraient aussi ; et alors on ne pourrait rien conclure de la démonstration précédente qui repose sur la possibilité de ces développemens ; dans ce cas, i) faut remarquer
que la condition — ° » nous indique, en général, que dy* j
jpj doit changer de signe au point d’inflexion, ce qui s’ac-
corde avec l’art. 1 i3j mais peut aussi changer de signa eu passant par l’infini. Pour en donner un exemple , soit
dx* x — a
Si l’on substitue successivement à x les valeurs
x ~ a — h , on trouvera
dx*
dx*
oo.
ff?- r “ + T*
'fcXLCUL DIFFÉRENTIEL.'
et l’on voit que c’est le dénominateur de la valeur de ,
qui fait changer de signe au coefficient différentiel après le point d’inflexion.
1 24. Il résulte de ce qui précède , que pour qu’il puisse y avoir un point d’inflexion dans une courbe , il faut qu’on ait, pour l’abscisse de ce point .
dx* dx*
Lorsqu’on se sera assuré que l’une de ces conditions est remplie , on augmentera et l’on diminuera successivement d’une quantité très petite h, l’abscisse du point qui remplit
la condition prescrite ; et si gÿ, pour ces nouvelles valeurs de x, est affecté de signes contraires, il faudra en conclure qu’il y a un point d'inflexion; car, lorsqua
es t positif, la courbe tourne sa convexité vers l'axe des
dx*
abscisses, tandis que lorsque est négatif, la courbe tourne
sa concavité vers le même axe ; or, c’est par ce changement de convexe en concave, ou de Concave en convexe, que la courbe manifeste son point d’inflexion.
iu 5 . Pour donner une application de cette théorie , cherchons s’il y a un point d’inflexion dans la courbe qui a pour équation
La différenciation nous donne
Pour qu’il puisse y avoir un point d’inflexion , il faut donc
DES POINTS d’inflexiok; 85 -
qu’il existe une valeur de x, qui rende nul le terme ;
«r, x étant une quantité variable, déterminons l'une de ses valeurs parla condition, qu’on ait ia(x — a)=o, et nous obtiendrons x=a pour l’abscisse, qui peut appartenir à un pointd’inflexioD. Pour nous assurer de l’existence de ce point, diminuons l’abscisse a d’une petite quantité k , et substituons a — hkx, nous trouverons que,, pour le point M' (fig. 7a) , dont-l’ab- Fig. 73.
scisse
est a — h, on a 1 zh ; substituons ensuite a-J-A
à x, et nous trouverons que le point M.", dont l’abscisse est d’y
c -f- ft , correspond à — 1 zh. Ces deux Valeurs de diiFé—
rens signes de , nous montrent qulil y a un point d’inflexion en M. *
L’hypothèse dé x=a fait évanouir par conséquent
la tangente au point d’inflexion est parallèle à l’axe des x. îaS. Il est à remarquer qu’on n’a pas toujours la faculté
d’égaler ainsi à zéro la valeur de ; si l’on voulait, par
exemple , chercher s’il existe des points d'inflexion dans la courbe qui a pour équation ,
y — b + ax*,
on trouverait, par la différenciation ,
= a ax dx
Or, on voit qu’on ne peut égaler à zéro la valeur de —£,
' QX
qui ne renferme aucune indéterminée , et que par conséquent la courbe ne peut avoir un point d’inflexion , résultat auquel on devait s’attendre, puisque la courbe est une parabole. La*
•valeur de g-— nous montre seulement que cette parabole
tourne continuellement sa convexité vers l'axe des ab~ scisses. • J