‹ Elemens de calcul differentiel et de calcul integral; (volume 2)Chapitre 53 sur 121 · d a Fx' A · texte numérisé non relu

d a Fx' A

__- + e tc ....(6 7 ).

DÉS COURBES OSCÜLATRICES. 97

Si tous les termes correspondais de ces développemen» sont identiquement les mêmes , les courbes se confondront; si l’on a seulement Fx' = px', les courbes, comme nous l’avons vu, n’auront de commun que le point M ; si, ojitre

Fx' = px r , on a > ces courbes se rapproche-

ront davantage ; et encore plus , si , outre ces équations , on

d*Fx' d î ^x / . . , . ., , . ,

a encore - , - = • , - , et ainsi de suite ; car il est évident dx * dx “ •

que la différence de M"P' à M'P' sera d’autant moindre, qu’il y aura un plus grand nombre de termes égaux dans leurs développemens.

Cela posé , soient a, b , c, etc. , les constantes de l’équation y r=Fx; on peut, sans changer la nature de la courbe, donner des valeurs arbitraires à ces constantes. Par exemple, ai l’on a l’équation y “ = mx -{- nx*, qui est celle d’une ellipse , quelque valeur que l’on donne aux constantes m et n, cette équation ne cesse pas d’appartenir à une ellipse , puisque l’équation conserve toujours la même forme (bien entendu qu’on ne fait varier m et n que de grandeur et non de signes, et .qu’on ne les suppose pas nuis). D’après cette •observation, on peut regarder comme arbitraires; les constantes a , b , c , etc. , qui entrent dans les équations

/= Fx',

dFx' d<px'

dx'

dx'

d’Sx'

dx'“

— ^ ■ 1 ■ ptr -

dx'* ’ TC ’ »

et en prenant autant de ces équations qu’il y a de constantes , on déterminera ces constantes par la condition que ces équations soient satisfaites.

Par exemple , si l’équation y —Fx ne contient que trois coûtantes a, b,c, on posera

dFx' àçx' d*Fx' d*px' d?“ “ d^T ’ d? r — dx^*

Fx' = ? x',

g8 CALCUL DfFFÊRF.NtlEL.

On tirera , de ces équations , les valeurs de a, de b et de

c , en fonction de x', dey , de etc. ; on les substituera

daas l’équation y = Fx. Alors elle jouira de cette propriété que, lorsqu’on y mettra x' -f-k à la pj^ce de x, l'équation (67) , qu’on obtiendra à l’aide de la formule de Taylor*, aura les trois premiers termes de son second membre respectivement égaux aux trois premiers du second membre de l’équation (66). ^

Ce que nous disons d’une équation qui ne renferme que trois constantes , peut s’appliquer à une qui en contiendrait un plus grand nombre.

i 45 . Prenons , ppur exemple , le cas où l’équation y~Tx représente celle d’une ligne droite ; Cette équation y =Fx sera donc remplacée par celle-ci.

y = ex + b... (68).

Les équations de condition , nécessaires pour l’élimination des constantes a et b, seront

<px' — ax+b, = <*•••. (69);

et comme tpx' représente l’ordonnée en M de 1 k courbe dont l’équation est y == çx,, et que x' correspond ày', nous pourrons remplacer çx' par y, et les équations 69 se changeront en

y' — ax' + b, Ÿx ,= a ’ éliminant a, on obtiendra

Substituant la valeur de Z), donnée par cette équation , et celle de a , dans l’équation (68) de la ligne droite , celle-ci

DES COURBES OSCULATRICE*.

deviendra

On reconnaît dans cette équation, celle d’une tangente MT (Gg. 5) au point M, dont les coordonnées «ont x' et y'. p;- 5 Nous verrons bientôt pourquoi cette droite MT est tangente en M.

146. Reprenons la théorie précédente, et pour éviter les périphrases , convenons de dénommer les courbes par leurs équations. Nous avons Vu, article \44> q ue s * i es courbes y = ^x ety = Fx avaient seulement un point commun , en représentant par x' et y’ les coordonnées de ce point, on aurait l’éqnation de condition Fx' =çx' \ mais qu’en déterminant deux constantes de l’équation^ = Fx, par les con-

... , , dFx' d«x' , ,

ditions Fx — çx , et les courbes commence-

raient à se rapprocher.

Représentons par y =fx ce que devient y = Fx après qu’on y a substitué les valeurs de ces deux constantes, la courbe y—fx sera une osculatrice du premier ordre, à la courbe y=fx ; et si , toujours en vertu des valeurs arbitraires qu’on peut donner aux constantes, on élimine trois des constantes de l’équation y=Wx, au moyen des équations sui-

va nf pq

, dFr'd*x' d’Fx' d‘çx'

dx' ~ dx' * ~ dx'»"“ (7,) '

F x' — çx'

et qu’on représente par 4<x ce que devient Fx, après cette substitution , cette courbe y — 4» c sera une osculatrice du deuxième ordre à la courbe = çx , dont elle approchera encore plus , et ainsi de suite ; de sorte que pour une osculatrice dÉbi ,Vm * ordre, nous aurons les équations '

dipx' d*F.r* dx' ’ dx /% ~

d*«x' . d*F.r' d n çx'

"da/* "" dx'“ dx'“ ’

,/ 7 . Nous allons démontrer que, de deux osculatr.ee* qu’on a obtenues ainsi , en faisant varier les cons an es d une même équation, celle de ces osculafrices qui est d un ordre inférieur, ne peut passer entre l’autre et la courbe a laquelle

on a mené cas o^ulatrices.

Par exemple , soit MB (Gg. M ) . 1* cou ^ e ^ = > etML ! ‘ 8 on osculatric e y = ** du second ordre; il s agit de démontrer que l’osculatrice y=fx du premier ordre, ne peut

passer entre les courbes MB et MC. •

P Pour cet effet, en mettant x' + h a la place de x, dan

ces équations , nous trouverons

, for' j. , . d> » a ' bL etc.

P'M' ou h) = e * + -jgr » +-JpT a + d*'* a. 3

# Jl,'. . dH-r' A»

P'M" OU 4(*'+ fc) = 4 ^+ djr "* dl 7 » a + di' ] a.3 Tt ' ’’

, d/y. . A'fr’h* à\fx‘ h'

/(y+fc)=/^+t7 dPT 7 + "dy^ + ’

la courbe y = 4x étant une osculatrice du second ordre Ày-=<px , il faut qu’on ait

d-J/x' dipx' d^£'d^

ÿx' = <px', — dx r ’ dx' a dx' 1 '

D’une autre part ,y—fv. étant une osculatrice du premier ordre iy=çx, on a encore

, d fx’ dpx'

/*'=**> dZ=dF ;

en vertu de ces équations , on a donc

çx' — W — f x > â<px à^x d/y àx r

et seulement

dx'l

dx' dx' z dx' a

DES COURBES OSCULATRICES.' toi

faisons, pour simplifier , ‘

, dV

les trois développemens préccdens pourront s’écrire ainsi :

à?0xf h?

P'M' ou ? (*'+ h) = K+Vh'+ ^ + etc. -,

PM" ou 4,(x'+A) = K + \A a +-^,- 0 + etc.,

et en observant que tous les termes , à partir de celui qui est affecté de A 3 , ont A 3 pour facteur commun , nous pourrons supposer

d 3 <px' h 3 ,

Âf3T3 + ' K - = M * •

et en faisant des réductions analogues dans les autres équations , on aura

<p (x'+ /i) = R + VA 1 + MA 3 ,

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