‹ Elémens de calcul différentiel et de calcul intégral;Chapitre 39 sur 94 · DF.S COURBES OSCULATR1CES · texte numérisé non relu

DF.S COURBES OSCULATR1CES

les trois développemens précédens pourront s’e'crire ainsi : «ou, (■ x+h)=K+ Fh* + 'ÿ^+ etc.,

P’M" ou * ( *' ■ + h ) = K + Vh*- + + etc. ,

^‘^L+etc.-

dx' 3 a .3^ '

et en observant que tous les termes, à partir de celui qui est affecté de h 3 , ont h. 3 pour facteur commun , nous pourrons supposer

et , en faisant des réductions analogues dans les autres équations, on aura

? (x + h) — K + Fh* + Mh 3 , '

-J- 7i) = K -f- Fil* -f- Nh 3 ,

J[x + h) = K + Ph 3 .

Les courbes y — fx et y — ■'fx étant des osculatrices, l’une du premier ordre, et l’autre du second ordre,

/'"diffère nécessairement de — "On ne peut donc faire que deux hypothèses sur F, savoir :

V <^ ou r >-àr\.

S\F est moindre que , soit Z l’excès de sur F, on aura

cPfj . 1

d*fx' . »

si au contraire V surpasse - , la quantité Z sera négative.

En substituant cette valeur de -/*— , dans celle de

J[x -f- h), et en observant que /i* est facteur commun , nos trois développemens deviendront

?(*' + h) = K + (P + Mh)h' ,

■ty(x -f- h) = K -f- {V -f- Nh)h* ,

J[x' + 70 = K + {V + Z + Ph)hK

Or , en faisant h très-petit, il est possible que la quantité Z indépendante de h soit plus grande que les expressions Mh et JSh qui tendent vers zéro. Alors , si Z est positif , f[x -f- h) surpasse <f(x -f- h) et y y x -J- h) j dans ce cas, on a donc f{x -f- h ; ou P'M'" , fig. 24, plus grand que P' M' et que P M" , ce qui montre que la courbe,/ = fx , représentée par MM , ne peut passer entre les deux autres.

Si, au contraire , Z est négatif, on » f ( x -f- h ) ou P M' r , moindre que P M' et que P M". La courbe MM r , étant alors celle qui s’approche le plus de l’axe des x , ne peut être comprise entre les deux autres.

120. On peut maintenant expliquer pourquoi la droite, fig. 5 , qui, art. 117 , est uneosculatrice du premier ordre, est tangente à la courbe ; car il résulte de notre théorie, qu’entre cette droite et la courbe, on ne peut faire passer aucune autre droite , ce qui est la propriété de la tangente. . “ •

On dit que «la tangente a un contact du premier ordre avec la courbe. En général , une osculatricad’un ordre n a un contact du même ordre avec la courbe à laquelle elle .... /f-

DES COURBES OSCULATRICBS. 85

est osculatrice : ainsi , lorsqu’on a entre deux courbes les équations ,

, r , <V' AFx' dy A'Fx'

<ix i'x , dr . — dx , . du'‘ »

ces courbes ont entr’elles un contact du second ordre; ce contact sera du troisième ordre, si outre ces équations on a encore celle-ci

dy' VF*'

. dx‘> ~ dx" »

et ainsi de suite.

I 2 t. L’équation du cercle qui est

renfermant trois constantes, nous pouvons déterminer le cercle qui a un contact du second ordre, avec une courbé MN, fi g. 2.5, dont on a l’équation. Pour cet effet, soient fig. ü5. x et y , les coordonnées du cercle au point M ; la valeur de y sera donné! par l’équation

et dfVra remplacer Fx dans les équations du contact qui sont

AFx' dv’ __ d’/V dx' » tü" — "dx'» >

si nous adoptons en même temps a: et j pour les coordonnées de la courbe/ =:^x , au point de contact , les équations précédentes deviendront

r dv ___ dv' d’y*

^ ^ * 3x dx* * ilx 2

il faudra donc mettre pour les quantités^' , ^ ,

86 CAICCT, DrrrfjlÈNTIEt.

leurs valeurs tirées de l’équation (60) et de ses différentielles successives , qui sont

Or, substituer dansles équations(6i)îes valeurs dej - ', jp ,

^*,7 , données par les équatJIbis (60), (62) et ( 63 ), n’est autre

chose qu’éliminer ccs quantités entre les équations (60), (61), (6>) et ( 63 ), ce qui revient à effacer les accens dans les équations (60), (62) et ( 63 ), en observant d’ailleurs que quand

J' =/, on a x = X)

supprimant donc les accens on trouvera

Cr — P) ^ +(*—«) = o (65),

De celte dernière équation on tire

j — 8 = fj - (67);

dr*

Mettant cette valeufdans IVquation ( 65 ) , on obtient

«t 1 / ci.r

* i- «im;.'

DES COORBES OSCULATRICES. 87

Si dans l’équation (64) on substitue ces valeurs de x — « et de j' — p , on aura

dy'

ou , en ajoutant les numérateurs qui ont un facteur commun ,

/d*ry Vd X')

cette équation se réduit à

( dyy I 1 >

et , en tirant la racine carrée ,

dy

dr*

12*. Le double signe est relatif à la position de y : si la courbe tourne sa concavité vers l’axe de x , alors ÏL

7 di*

sera négatif, et poyr (juniors y se détermine positivement , nous prendrons y avec le signe négatif, et nous écrirons ?

dr*

cLi*

CALCUL Dirr^HENtlEL-

caria courbe tournant sa concavité vers l’axe des abscisses, -j- tient -la place d’une quantité négative, qui, lorsqu’elle sera substituée dans la valeur de 7 , la rendra # . « positive.

19.3- On a donné au cercle que nous venons de considérer , le nom de cercle oscillateur , et à son rayon , celui de rayon de courbure ) il ne s’agira donc, pour obtenir le rayon de courbure, que d’avoir l’équation de la courbe , pour en déduire les coefïiciens différentiels qu’on substituera dans la formule 69.

124- Si la courbe devait tourner sa convexité vers l’axe des x , nous ferions précéder la valeur de 7 du signe positif.

Par exemple, pour avoir le rayon de courbure de la “6- parabole, NAM , fig. 26 dont l’équation est x* = nry , nous trouverons

donc

, , dy ar d’y a

2xdx = nu \y , y- == — , ~r~z = — ,

J ' dx m di* 111 ’

et en élevant les deux facteurs à la puissance ],ona

or , la normale à la parabole ayant pour expression

-jr J", on voit que le rajon de courbure de la

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parabole est égal au cube de la normale , diyisê par le carré du demi-paramètre.

125. Le cercle oscillateur peut servira mesurer la courbure de la courbe en un point M, fig. a5 ; car si fig. »5. en ce point M on décrit avec le rayon de courbure un

arc ML. , très-petit , cet arc pourra être considéré comme l’arc même de la courbe, dont il s’écarte très-peu j or , plus l’arc ML a de courbure , plus son rayon est petit ; d’où il résulte que le rayon de. courbure est en raison inverse de la courbure de la courbe. •

Par exemple , en considérant l’équation (70), qui donne le rayon de courbure de la parabole , on voit qu’au

sommet de la courbe tfù x— o , y — ~ mais que lors-

quex s’accroîtsuccessîvement, y augmente, ce qui annonce que la courbure de la parabole va en diminuant lorsqu’on s’écarte du sommet.

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