‹ Élémens de chimie médicale (volume 2)Chapitre 3 sur 80 · DE LA GEE,3II ÎTATIOIS · texte numérisé non relu

DE LA GEE,3II ÎTATIOIS

plantes exposées à T ombre , et s’il entre en assez grande proportion dans le mélange , il les fait périr, même en trèspeu de temps. Au contraire , toutes les parties vertes des plantes, frappées par les rayons solaires et mises en contact avec un mélange d’air et de gaz acide carbonique , décomposent celui-ci , en absorbent le carbone et une portion d’oxigène, augmentent de poids et mettent l’autre portion de gaz oxigène à nu; d’où il suit que , dans cette circonstance particulière , le gaz acide carbonique favorise la végétation. (Théodore de Saussure.)

Influence du gaz oxigène. Des feuilles fraîches de cactus opuntia , ou toute autre partie verte d’un végétal placées dans l’obscurité sous une cloche remplie d’air atmosphérique privé d’acide carbonique , absorbent une certaine quantité de gaz oxigène sans toucher à l’azote, et si elles sont minces , convertissent une autre portion du gaz en acide carbonique qu’elles retiennent: expose-t-on ces parties au soieilaprès cette absorption, elles laissent dégagertoutle gaz oxigène absorbé, et l’acide carbom que qui s’était formé se décompose en carbone qui reste dans le végétal , et en gaz oxigène qui se dégage également. M. Théodore de Saussure, à qui nous sommes redevables de ces expériences , a désigné ces phénomènes sous les noms inspiration et à'^expiration. Les parties des. végétaux , autres que -cellesqui sont vertes , ne fouissent pas de cette propriété; cependant le gaz oxigène exerce une influence salutaire sur lee racines J car elles périssent promptement lorsqu’on les: entoure de gaz acide carbonique , de gaz azote et de gaz. hydrogène , tandis qu’elles sont encore vigoureuses au bout de trois semaines si on substitue à ces gaz l’air atmosphérique ou le gaz oxigène ; du moins tels sont les résultats obtenus par INL Th. de Saussure sur les racines de jeunes, marronniers.

Influence du gaz azote. Ce gaz o’est absod)é dans au.-

6 SECO^^BE EÀRTIE.

CJine circonstance , par aucune partie du végétal 5 cepea» dant il existe un certain nombre de plantes marécageuses très -riches en parties vertes , qui peuvent végéter dans ce gaz au soleil ou à une lumière faible ; c’est ce qui a lieu pour le ïythtum saticana , Vînuïa dysenterica , Vepî~ lobium molle et montanum, le poljgpnwn persicaria , etc. Il paraît qu’il se forme dans ce cas et aux dépens de leur oxigène et de leur carbone , une petite quantité d’acide carbonique qui est décomposé et recomposé totir-à-tour. Toutes ces plantes périssent si, auTieu de les exposer au soleil , on les place dans l’obscmité. Le gaz oxide de eavrbone et le gaz hydrogène agissent sur elles à-^eu-près comme le gaz azote.

Influence de F air atmosphérique. Les végétaux, que nous supposons herbacés, absorbent pendant la nuit une certaine quantité de gaz oxigène , qu’ils transforment en .partie en acide carbonique : dans le jour , lorsque leurs parties vertes sont en contact avec les rayons solaires , le gaz oxigène absorbé pendant la nuit sc dégage en grande partie 5 l’acide carbonique qui se trouve dans l’atmosphère est décomposé , son oxigène -est mis à nu et lé carbone est absorbé par le végétal, en sprte que celui-ci s’accroît par cette seule raison. Il résulte évidemment de cette décomposition que l’atmosphère , privée pendant la nuit de tout le gaz oxigène absorbé par les végétaux , et, contenant d’ailleurs l’acide carbonique expiré par les divers animaux , doit se purifier par l’action des rayons solaires sur les parties vertes, et devenir plus riche en oxigène.

Les plantes dont nous parlons finiraient par périr si on les conservait constamment dans l’air et dans un lieu obscur ou à l’ombre , parce que l’acide carbonique formé les entourerait de toutes parts , et nous avons vu combien ce gaz pur s’oppose à la végétation. A la vérité , on pourrait les faire végéter en mettant de la potasse , de la

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