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chaux, etc., sous le récipient, pour absorber l’acide carboni» pie â mesure qu’il se forme.
L’air atmosphérique est encore quelquefois utile à la végétation en cédant de la vapeur aqueuse aux feuilles ; ceci a principalement lieu lorsque le sol est très-sec: cardans le cas contraire , l’excès d’humidité du végétal s’exhale dans l’atmosphère au moyen des feuilles.
Influence de Veau. La nécessité de l’eau dans la végétation est parfaitement établie 5 on a cru pendant quelque temps qu’elle se bornait à charrier et à dissoudre les principes nutritifs des plantes ; mais M. Th. de Saussure a prouvé par des expériences directes qu’elle était absorbée, et cédait au végétaLson oxigène et son hydrogène.
Influence des engrais. Suivant ]M. Th. , la nourriture des végétaux a principalement lieu aux dépens de l’eau et du gaz acide carbonique de l’air 5 les engrais ne fournissent aux plantes qu’un petit nombre de sucs et une certaine quantité de gaz acide carbonique , qui sont loin de représenter le poids qu’un végétal acquiert dans un temps donné : ainsi dans une expérience faite avec un tournesol , l’engrais ne fournit que 26,85 grammes de matières nutritives , tandis que le poids du végétal s’était accru presque de vingt fois autant.
Influence du sol. Le sol influe sur les végétaux , auxquels il sert d’appui , non-seulement à raison de sa température, de l’eau et des engrais qu’il contient, mais encore à raison des sels qu’il renferme ; ainsi M. de Saussure a prouvé , 1° que les plantes puisent les sels solubles qui entrent dans la composition du terrain 5 2° que plusieurs de ces plantes exigent pour leur accroissement des sels d’une nature particulière : par exemple, les plantes marines végètent mal dans un terrain dépourvu de sel marin; 3® que ces sels ne sont point décomposés en pénétrant dans ces plantes ; 4° que la nature des sels contenus dans
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les végétaux doit varier suivant la composition des sels qui font partie du sol ^ 5° que lorsqu’on présente aux plantes des dissolutions salines , l’absorption de l’eau a toujours lieu dans un plus grand rapport que celle du sel ; 6° que ce n’est pas toujours la matière la plus favorable à la végétation qui est absorbée en plus grande quantité.
Ces considérations expliquent aisément l’origine de la plupart des sels solubles que l’on rencontre dans les végétaux*, mais d’où proviennent les sels et les autres principes insolubles que l’on y rencontre , tels que le soufre , la silice, l’alumine, les oxides de fer, de manganèse, le sousphosphate de chaux , de magnésie , etc. ? Schrœder et plusieurs savans pensent que ces substances sont formées par l’acte de la végétation. M. de Saussure croit au contraire qu’elles sont fournies par le terreau , qui en contient beaucoup *, suivant lui , ces matières sont combinées avec de l’extrait qui les rend solubles dans l’eau.
Toutes les plantes et toutes leurs parties ne fotxrnîssent pas une égale quantité de cendres j les plantes herbacées en donnent plus que les ligneuses 5 les branches plus quo les troncs 5 les feuilles plus que les branches et les fruits ; i’écorce plus que les parties intérieures-, l’aubier plus que le bois 5 les feuilles des arbres qui se dépouillent en IiiveT plus que celles des arbres qui sont toujours verts 5 enfin, les parties qui en fournissent le plus sont celles, où la / transpiration est plus abondante. (Th. de Saussure.),