‹ Élémens de chimie médicale (volume 2)Chapitre 40 sur 80 · DE. LA GÉLATINE · texte numérisé non relu

DE. LA GÉLATINE

ïnée par les premiers n’est pas précipitée par les acides^ concentrés. Ges acides agissent sur elle comme sur les autres substances de cette section. L’acétate de plomb ne la précipite pas ; le nitrate de mercure fait naître dans le solutum de gélatine nn précipité très-abondant , analogue à la matière caséeuse.

846. Lorsqu’on verse dans une dissolution d’hydro-cbîorate dedeutoside de mercure, concentrée et bouillante (sublimé corrosif dissous ) , de la gélatine dissoute et à la même température , la liqueur conserve sa transparence ; mais à mesure qu’elle se refroidit , on la voit se troubler et laisser déposer une foule de parties blanches , solides, collantes et comme gélatineuses, qui disparaissent, ainsi que le' trouble, lorsqu’on élève de nouveau la température du liquide jusqu’au degré de l’ébullition. Si , au lieu d’agir à chaud, on prend une dissolution concentrée de gélatine à la température ordinaire, et qu’on la mêle avec une dissolution concen'.rée de sublimé corrosif, on observe le même trouble et le même dépôt-, et la liqueur , comme dans le premier cas, reprend sa transparence par l’action de la chaleur. Les flocons, obtenus par ce moyen, mis sur le feu , répandent rôdeur de corne brûlée; lavés avec de la potasse à l’alcool , ils noircissent sur-le-champ et donnent de l’oxide noir de mercure , tandis qu’il se forme de l’bjdro-chlorate de potasse; d’où il faut conclure que la dissolution de gélatine fait éprouver au sublimé corrosif le même genre de décomposition que ralbumine , c’est-àdire , qu’elle le transforme en proto-chlorure de mercure qui se combine avec une poï'lion de matière animale. 11 est inutile de faire observer qu’en cbaufiant ces flocons , on en retire du mercure métalliaue.,

847. L’alcool précipite la gélatine de sa dissolution aqueuse concentrée ; l’eau dissout le pi-écipité ; du reste l’alcQol . l’ciher et les huiles sont sans actioa sur la gélatine

solide. Le tannin, versédans le solutum aqueux de gélatine, s’empare de celle-ci , et produit un piécipité abondant, d’un Jjlanc grisâtre, collant, élastique, qui, étant desséché, devient dnr et présente une cassure vitreuse ; il est insoluble dans l’eau, insipide , imputrescible et soluble dans un excès de gélatine ; il constitue en partie le cuir tanné. (Voyez Peau.) Une dissolution qui ne contient que de son poids de gélatine est troublée et précipitée par le tannin ou par Yinfusum de noix de galle.

Suivant MM. Gay-Lussac et Thénard, la gélatine est formée de

Carbone . 475^^8 1.

Osigene . . . . 27,207 .

Hydrogène . .

Azote . . . 16,998.

La gélatine a des usages nombreux j le bouillon , presqu’entièrement formé par elle , lui doit ses propriétés nutritives 5 elle constitue les gelées, etc. Nous devons maintenant examiner les diverses variétés de gélatine.

Ichtjocûïle , ou colle de poisson. La colle de poisson n’est autre chose que la membrane interne- de la vessie natatoire de difFérens poissons , lavée et desséchée en plein air 5 la plus estimée est incoloré , demi-transparente , sèche, inodore , insipide, presqu’entièrement formée de gélatine, et moins soluble dansl’eau que la colle-forte ; elle est fournie parles esttmgeons suivans : accipenser sturio) stellatus, huso et ruthenus; on en retire aussi de tous les poissons sans écailles , des loups marins , des marsouins , des requins , des sèches , des baleines , etc. ; mais elle est infélieure à l’autre. On l’emploie pour clariüer les liqueurs , pour donner de l’apprêt à la soie , pour préparer le taffetas gommé ; etc.

Colle-forte. La colle forte la plus ptire est très-dure ,

DU MUCUS ANImIL. 265

fragile , d un brun foncé , egalement transparente dans toutes ses parties et sans aucune tache noire j l’eau froide la gonfle et la rend gélatineuse sans la dissoudre 5 elle n’est soluble dans ce liquide que lorsqu’elle n’est pas assez forte; c’est des rognures de peaux de plusieurs espèces d’animaux, des sabots et des oreilles de chevaux , de bœuf , de mouton , de veau , etc. , qu’on l’extrait ; on l’emploie dans la composition de la peinture en détrempe, pour coller les bois, pour fabriquer le papier , etc. Il y a une variété de colleforte appelée size, qui ne diffère de la précédente que par un plus grand degré de pureté , et dont les papetiers se servent pour fortifier le papier; elle est aussi employée par les fabricans de toile , les doreurs , les fourbisseurs , etc. ; on l’obtient avec les peaux d’anguilles , le vélin , le parchemin, les peaux de chevreaux , de chat, de lapin , etc.

Du Mucus animal.

Le mucus se trouve à la surface de toutes les membranes muqueuses, dans les cheveux, les poils, la laine, les plumes , les écailles des poissons , etc. ; il constitue presque à lui seul les durillons , les ongles , les parties épaisses de la plante des pieds et les cornes ; les écailles sèches ^e l’on remarque quelquefois à la surface de la peau en sont entièrement forméés :1a bile en obtient également. On ne sait pas encore si le mucus de ces diverses parties est identique.

848. Mucus liquide. U est transparent , visqueux , filant, inodore et insipide. Exposé à l’air, il se dessèche; chauffé,, il ne se coagule point , et ne se prend pas en gelée.

849. Mucus solide. Il est demi - transparent comme la gomme, fragile, insoluble dans l’eau, l’alcool et l’éther, susceptible de se gonfler et de se ramollir dans le premier de ces liquides; il est peu soluble dans les acides. Chauffé dans des vaisseaux fermés , il se décompose et fournit une très-

grande quantité de sous- carbonate d’ammoniaque 5 mis sur les charbons ardens , il fond , se boursouffle , et répand l’odeur de la corne décomposée par le feu. Nous devons à Fourcroy et à MM. Vauquelin , Berzeîius et Hatchett , presque tout ce que nous savons sur le mucus.

Après avoir parlé de ce corps en général , nous allons examiner quelques espèces en particulier, et noter, d’après M. Berzeîius , les difîerences, qu’elles présentent.

Mucus des narines et de la trachée. Il est formé suivant M. Berzeîius , de 993,9 d’eau , de 53,3 de matière muqueuse, de 5,6 d’hydro-chlorates de potasse et de soude, de 3 de lactate de soude , uni à une substance animale y de 0,9 de soude, (de 3,5 de phosphate de soude, d’albumine, et d'une matière animale insoluble dans l’alcool et soluble dans l’eau. Ce mucus était très-consistant , et aurait fourni Tme plus grande quantité d’eau s’il eût été plus fluide. Suivant MM. Vauquelin et Fourcroy , le mucus des narines , dans lecoryza ou rhume de cerveau, contient de l’eau, del’hydroehlorate de soiide, de la soude libre, du mucus et quelques traces de phosphates de chaux et de soude. Les propriétés duniucus des narines ne diffèrent presque pas de celles que nous avons attribuées au mucus en général, d’après Fourcroy et M. Vauquelin. M. Brande dit que le mucus de la trachée-artère n’est précipité ni par Faicool ni par les acides.

Mucus de la 'vésicule dujiel. Il est plus transparent que celui des narines , et a tme teinte jaunâtre qu’il reçoit de la bile. Quand il est desséché , il se ramollit dans l’eau , mais il perd une partie de ses propriétés muqueuses. Il se dissout dans les alcalis , devient beaucoup plus fluide ^ et peut en être précipité par les acides. L’alcool le coagule en une masse grenue, jaunâtre , à laquelle on ne peut pas rendre les propriétés du mucus. Tous les acides y font naître un coagulum jaunâtre qui rougit Vinfusum de touraesol.

DE L’tJRÉEi 567

Mucus des intestins. Lorsqu’il a été dessécté , on ne peut pas lui rendre ses propriétés muqueuses par l’addition de l’eau les alcalis produisent ceteffet; mais le mucus est toujours opaque.

Mucus des conduits de V urine. Il perd totalement ses propriétés par la dessiccation 5 alors il paraît cristallisé , et acquiert une couleur rosée qii’il doit à l’acide urique*, il est très-soluble dans les alcalis j et ne peut être séparé de ses dissolutions par les acides j le tannin le précipite sous la forme de flocons blancs.

Mucus de la salive. Il est blanc, insoluble dans l’eau, soluble en grande partie dans la potasse et dans la soude , d’où il peut être précipité par les acides 5 la portion qui ne se dissout pas dans ces alcalis disparaît facilement dans l’acide hydro-chlorique , et ne peut pas être précipitée par une nouvelle quantité d’alcali. Les acides acétique et sulfurique étendus d’eau ne le dissolvent pas, mais le rendent transparent et corné. Suivant M. Brande ^ l’acétate de plomb ordinaire le précipite, tandis que Vihfusum de noix de galle J les hydro - cbiorates de deutoxîde de mercure et d’étain J ne le précipitent point. Ce chimiste croit ^ après avoir soumis ce mucus à l’action du fluide électrique , qu’il pourrait être composé d’albumine et de sel commun , ou d’albumine et de soude. M. Berzelius pense que le rtiucus de la salive est fourni par la membrane muqueuse de la bouche , et par conséquent qu’il n’entre pas comme partie essentielle dans la composition de la salive ; cette opinion n’est pas généralement partagée.

De T Urée.

L’urée n’a été trouvée jusqu’à présent que dans Turiiie de l’homme et dans celle de tous les quadrupèdes 5 il est probable qu’elle existe chez tous les autres animaux.

85o. L’urée pure est souslaforme de lames micacées, brillantes , incolores, ou en feuilles quadrilatères, allongées, transparentes , assez dures et plus pesantes que l’eau; elle exhale une odeur particulière analogue à celle de l’urine ; sa saveur est fraîche ét piquante; elle n’agit point sur l’mfusam de tournesol ; chauj^ée dans des vaisseaux clos , elle se fond , se décompose subitement , et donne très-peu de charbon , beaucoup de sous-carbonate d’ammoniaque , et une substance qui présente presque tous les caractères de l’acide urique : ces deux matières sont élevées par la sublimation dans le col de la cornue ; le produit liquide est composé d’une très-petite quantité d’eau, d’huile et d’un atome d’acétate d’ammoniaque; le produit gazeux est imprégné d’une odeur fétide ; il entraîne du carbonate d’ammoniaque.

L’m-ée absorbe fortement l’iiumidîté àeVair, et se dissout très-bien dans, l’eau. L’alcool la dissout aussi facilement, moins abondamment cependant, et moins vite que ne le fait l’eau. La dissolution aqueuse d’urée, abandonnée à ellemême, ne larde pas à se décomposer , et donne du sous-carbonate etderacétaled’ammoniaque. Le c/i/ore la décompose, s’empare de son hydrogène , passe à l’état d'acide hydrochlorique , et il seforme des flocons semblables à unehuile concrète; il se produit en outre du gaz acide carbonique , du sous-carbonate d’ammoniaque et du gaz azote. Quelques gouttes d’acide nitrique , versées dans cette dissolution un peu concentrée, donnent naissance sur-le-champ à une foule de cristaux lamelleux, brillans, etlaliqueurseprendenmas- .se; cescrislauxsontcomposés d’urée etd’acide nitrique en excès ; ils sont peu solubles dans l’eau , décomposables par les alcalis, et susceptibles de détonner quand on les distille ; ce })hénomène est dû à ce qu’il se forme une certaine quantité de nitrate d’ammoniaque qui , comme nous l’avons dit § 3oo , est susceptible de se décomposer complète-

DE' l’cRÉE. 269

ment par le feu. L’acide nitreux ne précipite point l’urée de sa dissolution , mais il la décompose rapidement et donne naissance aux mêmes produits que l’acide nitrique. L’acide sulfurique faible, chauffé avec cette dissolution , décompose l’urée , qu’il transforme en partie en huile 5 il en sépare une portion de carbone qui colore et trouble la dissolution; enfin, il donne naissance à beaucoup de tfülfate d’ammoniaque.

L’urée influe tellement sur la cristallisation de plusieurs -sels avec lesquels elle est mêlée , que la forme cubique de l’hydro-chlorate de soude est changée en celle d’un octaèdre, tandis que la forme octaédrique de l’hydro-chlorate d’ammoniaque est transformée en celle d’un cube. Il en est à-peu-près de même pour le sulfate de potasse , qu’on ne peut obtenir que sous la forme de mamelons tant qu’on n’a pas détruit, par la calcination, l’urée avec laquelle il était uni.

Uinjusum de noix de galle ne trouble point la disso-^ îution d’urée ; il en est de môme des alcalis : cependant ceux-ci la décomposent à l’aide de la chaleur.

L’urée est formée, d’après Fourcroy et M. Vauquelin , de

Oxigèue. . .

Azote. .

Carbone. . . .

Hydrogcae .

iï,8.

Elle a été découverte par Rouelle îè cadet ; mais la plupart de ses propriétés ont été exposées , pour la première fois , par Fourcroy et M- Vauquelin. Elle est sans

SsÿO

TEOISIÈME partie.

Z)e la Matière caséeuse.

La matière caséeuse ne se rencontre que dans le lait ; cependant elle a été trouvée par M. Cabal dans Turine d’une femme de vingt-six ans , veuve depuis plusieurs années , et qui n’avait jamais eu de maladie laiteuse. ( Annales de Chimie , tom. lv , pag. 64 )• Plusieurs médecins ont annoncé, sans le prouver, qu’elle existait aussi dans l’urine des femmes nouvellement accouchées qui ne nourrissent pas leurs enfans , et dans celle des femmes qui sèvrent.

85i ..Le caséum est blanc , solide, inodore, insipide , plus pesant que l’eau , sans action sur Vinfusum de loui-nesol et sur le sirop de violette. Soumis à la distillation , il fournit une eau rouge, fétide , une huile épaisse , presque concrète , d’une couleur brune foncée , du sous-carbonate d’ammoniaque et un charbon volumineux, dur, brillant, qui donne^ par l’incinération beaucoup de phosphate de chaux. Par son exposition à l’air, le caséxun acquiert delà consistance, s’altère et se transforme en une sorte de fromage. Il est insoluble dans l’eau et dans l’alcool. Les alcalis , et surtout l’ammoniaque , le dissolvent facilement à l’aide d’ime légère chaleur-, si on le fait bouillir long-temps avec ces substances , il se décompose et fournit de l’ammoniaque, des gaz, etc. Les acides minéraux affaiblis et les acides végétaux concentrés le dissolvent également à unè température peu élevée. Il est formé, suivant MM. Gay-Lussac et Thénard, de

Carbone . . . 59,78 1 .

Oxigène . 11,409-

Hydrogène . . 7,429.

Azote . 21,581.

Nous verrons , en parlant du lait , que le caséum doit

BtJ PICRO-ilEL.

être regardé comme -faisant la base de toutes les espèces de fromage.

De la Matière extractive du houilîon, ou de Vosmazome.

802. Cette matière, décritepour la première fois par Thotivenel, et que M. Thénard a proposé d’appeler osmazome , se trouve dans la chair de bœuf, dans le cerveau , dans le bouillon , dans quelques champignons , etc. Elle est sous la forme d’un extrait brun rougeâtje, d’une odeur aromatique et d’une saveur forte , semblable à celle du bouillon. Chauffée, elle se boursoufîle, se décompose, fournit du sous-carbonate d’ammoniaque et un charbon volumineux, dont on retire, par l’incinération, du sous-carbonate de soude. Exposée à l’air, elle en attire l’humidité, mais elle tarde assez long-temps à s’aigrir et à se putréfier. L’eau et l’alcool la dissolvent facilement; le solutum aqueux précipite abondammeut par l’infusion de noix de galle , par le nitrate de mercure , par l’acétate et par le nitrate de plomb.

Le bouillon doit sa saveur et son odeur à cette matière ; il est d’autant meilleur qu’il en contient davantage. Suivant M. Thénard , il y a dans le bouillon y parties de gélatine contre une partie d’osmazome. Cette matière n’est point regardée par tous les chimistes comme un principe immédiat particulier.

Du PicromeL

Le picromel fait partie de la bile de la plupart de&; animaux; on ne l’a cependant pas trouvé dans la bile de l’homme, quoiqu’il fasse partie de certains calculs biliaires contenus dans la vésicule humaine.

853. Ilressemble, par son aspect et par sa consistance, à là téi ébenthine ; il est incolore , doué d’une odeur nauséabonde , et d’une saveur âcre, amère et sucrée . qui lui a fait donner

372 TROISIÈME partie.

le nom sous lequel il est connu ; sa pesanteur spécifique est plus considérable que celle de l’eau. Soumis à la distillation, il se boursouffle , se décompose ^ et fournit à peine du sous-carbonate d’amoniaque. Il est déliquescent, et par conséquent très - soluble dans l’eau 5 il se dissout aussi dans l’alcool. Le solutum aqueux n’est point troublé par les alcalis , par l’infusion de noix de galle , par \ acétate de plomh ordinaire , ni par la plupart des sels ; il n’es^t guère précipité que par le sous-acétate de plomb , le nitrate de mercure et les sels de fer.

M. Thénard, à qui nous sommes redevables de presque tout ce que nous savons sur cette substance , a prouvé , I® que la résine de la bile, dont nous parlerons plus bas , est soluble dans le picromel *, 2® que la résine, le picromel et la soude peuvent s’unir et former un composé très-intime ; 3® que la dissolution de résine dans le picromel peut décomposer , à l’aide de la chaleur , l’bydro-chlorate de soude ( sel marin ) , et que si l’on calcine le mélange de ces trois corps, on transforme le picromel et la résine en charbon , contenant du sous-carbonate de soude.

Le picromel , traité à une douce chaleur par les acides nitrique , sulfurique ou hydro-chlorique étendus , donne une masse visqueuse , sur laquelle l’eau exerce à peinede l’action. On n’a pas encore analysé ce produit. Il est sans usages.

De la Matière jaune de la bile.

La matière jaune de la bile , regardée par quelques chimistes comme du mucus altéré , fait partie de la bile de presque tous les animaux , et de presque tous les calculs biliaires de l’homme 5 les calculs biliaires de bœuf en sont entièrement formés , et il n’est pas rai’e de la voir se déposer sur les parois.de la vésicule du fiel et des canaux biliaires , quelle obstrue quelquefois.

Ï)Ê IX ilisïVÊ DE LX BiLE-. 5^3

^54. Elle est soUde, puivérulente lorsqu’elle êstsèchej d’une côuleurjâ une, sam saveur, sans odeur, et plus pesante que Feau ; distillée, elle se comporte comme les matières azo-* lées. (Foy^ez^ 828. ) L’eau, l’alcool elles huiles nepeuvent point la dissoudre 5 il n’en est pas de même des alcalis 5 le soîùtam laisse précipiter des flocons bruns verdâtres par l’addition d’un acide» Elle passe au vert par son contact avec î’âcîde hydro'-cblorîque, qui, dü reste , n’en dissout qu’un atome. Elle est sans usages.

De la R^ésirïe de là hile (matière Vertê)»

855. M. Thénard admet dans la bile Une matière va'té| amère , analogue aux résines , peü soluble dans l’eau -, sus-» ceptible d’être précipitée de sa dissolution par lacétateelpar le sous-acétate de plomb , et de donner un précipité composé de proioxide de plomb et de résine '; elle est çn outre soluble dans les alcalis , dans le picromel , etc. M. Berzeliüs la croit formée d’acide et d’une matière particulière propre à la bile. En attendant que de nouvelles expériences aient décidé laquelle dé ces deux opinions doit prévatojr, nous considérerons cette matière comme Un principe im= médiat particulier, qui , suivant nous , peut s’altérer &cile= ment dans certaines maladies bilieuses , Contracter une sa« Veur âcre, caustique^ et joüer un très-grand rôle dans la production dé quelques ulcères , qu’il n’est point rare de découvrir dans le ranal digestif de certains inditddus qui Ont succombé à la suite d’une maladie bilieuse : du moins tels sont les résultats auxquels nous croyons avoir été conduits par quelques expériences de ebimie pathologique.

Du Sucre de lait ( saccharum lattis)^

Il n’a- été trouvé! que dans le lait. Il est sous la fonne 4Îe parallélipipèdes réguliers, terminés par des pyramides à quatre faces, incolores, demî-transparens , durs, inodores , doués d’une saveur légèrement siicrée,-et plus pesans que Teau. Soumis à la distillation , il se boursouffle et se décompose à la manière des principes immédiats des -vegétaux de la 2® classe , ce qui prouve ^’il ne renferme pas, un atome d’azote. Il est inaltérable, à l’air-, peu soluble dans l’eau froide, plus soluble dans l’eau bouillante , et insoluble dans Falcopl. Le w/ntum . aqueux n’est précipité ni par les alcalis, ni par lés acides , ni par l’infusion de noix de galle, ni par les sels ; Üaleool le trouble sensiblement. L’acide nitrique agit sur lui à chaud comme sur la gomme; il le transforme en acide saccholactique ( mucique) , et en acides malique et oxalique. Trituré avec de la levme et de l’eau , il ne fermente pas comme le sucre proprement dit.

M. Vogel a prouvé , en 1812, que lorsqu’on fait bpuilîii* pendant trois heures 100 parties de sucre de lait avec 4oo parties d’eau et 2 ,3 , 4 on5 parties d’acide sulfurique à 66*^j ou d’acide hydro-chlorique , et que l’on ajoute dé l’eau à mesure qu’elle s’évapore , on obtient , après avoir saturé l’excès d’acide' par du carbonate de chaux , une matière analogue à la cassonade , beaucoup plus sucrée que le sucre de lait,' très-soluble dans l’alcool , et susceptible d’éprouver la fermentation spiiltueuse par son mélange avec l’ean et avec la levure.

Le sucre de lait est composé, d’après MM. Gay-Lussac et Thénard, de 38,825 de carbone, et de 61,175 d’hydrogène et d’oxigène , dans les proportions nécessaires pour former de l’eau. Il fait la base du petit-lait ; il est rarement administré seul en médecine: il est quelquefois

DÈ LA CHOLESTÉE-lâ'Eo ÛjS

employé pour falsifier la cassonade : on pourra aisément reconnaître la fraude au moyen de l’eau ou de l’alcool faible ; ces liquides dissoudront le sucre , et n’agiront point, ou agiront à peine sur le sucre de lait.

Des Principes immédiats grast.

Nous avons cru devoir ranger les graisses composées de stéarine et d’élaïne, à côté des huiles, dans la chimie végétale; en effet, un des caractères les plus remarquables de ces graisses est de pouvoir sàponifièr les alcalis , propriétédont jouissent également les huiles grasses : dVlIeUrs, ces htliles paraissent également formées de stéarine et d’élaïùe du de substances analogues. Nous réservons pour cette section une matière grasse regardée cphime un principe iniraédiat, et qui ne jouit pas de la propriété de "sapôhifier les aîc'aiis : elle est connue sous le nom de cholestérine (adipocire)>.

De la ChiJûlesténnei

856. Là cholestérine se troüve très-abondamment dans les calculs biliaires de l’homme ; elle à été désignée-paf Four-^ croy sous le nom impropre d’nÆjpoczre^ qd’il avait déjà donné au gras des cadavres , dont elle diffère beaUcôüp.i (Chevreuli) La cholestérine, Ou substance cristallisée des calculs biliaires humains , est sous la forme ddcailles blanches, brillantes, inodores , insipides ; éile fond à la tem- • pérature de et cristallisé par lê refroidissement en

lames rayonnées. Distillée , elle fournit un produit huileüx qui n’est ni acide ni ammbniacal , tandis que celui que donnent les autres graisses èst-acdde; elle est insoluble dans l’eau. Cent grammes d’alcool bouillant , d’une pesanteur de o,8i6 , en dissolvent i8 : là même quantité d’alcool à o,84o n’en dissout que i SF® majeure

parlie^doit se déposer par le refroidissement de la liquèur. Elle n’est pas altérée par les alcalis et Jte jouit pas de là prô-

TKOISIÈME PARTIE.

priété de se saponifier. Lorsqu’on la traite par l’acide nitrique, on la transforme en un acide particulier qtii vient d’être découvert par MM, Cavenlou et Pelletier, et auquel ils ont donné le nom d’acide cholesténque.

JDes Acides à radical binaire ou ternaire , contenus dans les animaux ^ ouproduits par T action de quelques corps sur les substances animales.

Ces acides sont: l’acide urique, l’acide rosaci que, l’acide amniotique, l’acide butirique, l’acide cbolestérique, l’acide bydro-çyanique , l’acide chloro-cyanique , l’acide lactique, et les acides acétique, malique , oxalique et benzoïque. Nous ne parlerons point des quatre derniers , dont les propriétéi ont été exposées ^ns la Chimie végétale. .

De V Acide urique.

L’acide urique ,se rencontre dans l’urine de l’homme et des oiseaux,, dans un très-grand nombre de calculs urinaires, et dans les calculs arthritiques 5 il constitue toute la partie blanche des excrémens des oiseaux.

807. Il est blanc, insipide, inodore , dur 5 il cristallise sous forme de paillettes^ il rougit àpeine Vinfusum de tournesol; il est plus pesant que l’eau ; chauffé dans des vaisseaux fermés , il se décompose à la manière des substances azotées et fotunit , entre autres produits , une substance analogue à l’urée , qui , suivant Schéele , se rapproche de l’acide succinique , et , suivant Pearson , de l’acide benzoïque ; il est inaltérable à l’air. L’eau bouillante dissout — de son poids de cet acide , tandis qu’elle n’en dissout que à la température de i5® à 16”. Il est insoluble dans l’alcool. L’acide nitrique concentré le dissout très - bien ; cette dissolution, rapprochée par l’évaporation, acquiert une

BE L^ÀCIDE ROSACIQüE. 2^^

Couleur rouge violette , d’autant plus intense que l’actiou du feu a été poussée plus loin. Lorsque le mélange est évaporé jusqu’à siccité , il s’enflamme , phénomène dont l’explication est fort simple, en réfléchissant à L’action que l’acide nitrique a du exercer sur les élémens de l’acide urique , et dont le résultat a été la formation d’eau , de gaz acide carbonique , d’acide hydro-eyanique ( prussique} , d’azote, de gaz oxide d’azote et de nitrate d’ammoniaque^ sel qui ne partage avec aucun autre la propriété de s’enflammer.

Si l’on faitan iver du chlore gazeux dans de l'eait au fond de laquelle on a mis de l’acide urique pulvérulent, celui-ci est décomposé, et il se forme sur-le-champ de l’hydrochlorate et de l’oxalate acide d’ammoniaque, de l’acide malique , dé l’acide carbonique et de l’ëau.

L’acide urique ne produit des sels solubles qu’avec les bases solubles elles-mêmes, et encore faut -il que ces bases soient en excès les urates résultans sont décomposés par l’acide hydro^hlorique et par presque tous les acides, qui s’emparent de la base et précipitent l’acide urique. L’urate d’ammoniaque est décomposé pai? la potasse ou par la soude ; il se dégage de l’ammoniaque- et il se forme des urates de potasse ou de soude. L’acide urique est sans usages ; il a été découvert en par Schéele, qui- lai donn* lonom âü acide lithtquey parce qu’ü croyait que tous les calculs urinaires étaient fortpés par luLM. Gay-Lussac a prouvé, en 1 8 ï 5 , que , dans l’acide urique , le carbone est à l’azotedans le rapport.deïià i comme dans le cyanogène., page aSddecfcvoL)

jfte Acide rosacùftte.

&5S. L’acide rosacique se dépose derurine des individus atteints de la goutte , de fièvres intei-mittentes et de fièvres serveuses.^ Suivant M. Proust, qui l’a découvert , il existe

2^8 TnOISIÈME PARTIE.

même dans l’urine de Thomme sain. Il est solide , d’ unecouleur rouge de cinnabre, sans odem’ et presque sans sa* veur ; il rougit Vinfumm de tonrnesoL Voici les caractères assignés à cet acide par M. Vauquelin : distillé^ il se com-. porte comme les matières;..organiques ne contenant pas d’azote 5 il est déliquescent , très-soluble dans l’eau et dans l’alcool; il forme avec les six alcalis des sels solubles ; il précipite en rose l’acétate de plpmb ; il peut se combiner intimement avec l’acide urique et former un composé trèspeu soluble dans l’eau: aussi le dépôt rouge que l’on observe dans les maladies dont nous avons parlé : est-il composé de ces deux acides. M. Vogel, qui a. eu occasion d’examiner depuis une assez grande quantité d’acide rosacique, le caractérise par les propriétés; suivantes : i® l’acide sulfurique concentté le convertit eu une poudre d’un rouge foncé^ le dissoul et le transforme peu à, peu en une poudre blanche , insoljible dans l’eau et semblable à l’acido urique, 2®. L’acide sulfureux lui communique, aussi une teinte rouge dont l’intensité augmente par degrés et qui est inaltérable, 3®. L’acjde nitrique le fait également passer à, l’état d’acide urîque,,4®-:Si on .le délaye dans le splutiim de nitrate d’argent, il acquiert au bout de quelques . heures une couleur brune fauve, qui finit par passer au vert boih teille. L’acide rosacique est sans usages, .

Dé V Acide Jimniotiijue,

809. Cet acide a été trouvé, dans les eaüx,de l’amnios de la vache , par MM, Vauquelin et Buniva; les eaux, de l’amnios de. la femme n’eu contiennent point ; on ignore s’il fait partie de celles de quelques autres animaux. U est solide , incolore, brillant, d’ime sayeur légèrement aigre et inodore; il rougit VinfusuTPy de tournesol. Chauffé, il se bourgoufflcj se décompose et fournit des produits analogues à

^ BE l’ACIPE FOE3IIQÜE.

«?eu:s qne donnent les matières organiques a^otees. II est inaltérable à l’air, peu soluble dans l’eau froide et dans l’alcool , très-soluble dans ces liquides bouillans aussi se dépose-t-il en grande partie sous la forme de longues ai»*^ guilles à mesure que èes- dissplutions se , refroidissent; il s’unît à tous les alcalis ,, avec lesquels il forme des sels solubles ; cès sels sont décomposés par toiis les acides un peu forts, qui s’emparent de l’alcali et précipitent l’acide amniotique sous la forme d’une poudre frlanche cristalline. Il ne décompose ies-car^^nates alcalins qu’à l’aide de la chaleur. Il ne précipite point les. dissolutions nitriques, d’argent , de plomb et de mercure; il est sans usages.

De V Acide fomiiqtte,

860. L’acide formique , admis et rejeté tour-à-^tour par les chimistes, paraît être un acide particulier,. d’après les expériences de Gehlen; il existe dans les fourmis; il est liquide, même au-dessous de zéro; il a une odeur aigre et. piquante ; sa pesanteur spécifique comparée à celle do: l’eau, est de i,£ 168 à la température de 16® Réatunur.

Distillé avec son poids d’alcool, il présente 1^ mêmes phénomènes que l’acide acétique , excepté qu’il se mani-feste une odeur très-prononcée de noyaux de pêche ; le liquide obtenu dans le récipient a une odeur agréable,, forte, analogue à celle de ces noyaux , et une saveur. semblable , avec un arrière-goût de fourmis. L’acide formique donne avec la baryte un sel en cristaux transparens, de l’éclat du diamant, inaltérable à l’air et soluble dans quatre parties d’eau. Il s’unit au deutoxide de cuivre, avec lequel il forme un sel cristallisable en prismes hexaèdres , d’un beau^bleu verdâtre, qui deviennent d’un blanc bleuâtre pan la trituration. Le soumis à l’action delà

chaleur, se fond dans son eau de cristallisation , se dessèche

aSo TRQÏSIÈ3ÏE PARTIE^

et passe au Bleu ; si on continue à le cliauifer , il fournît un liquide aqueux, faiblement acide , d*une odeur piqpiante,, . qui ne contient pas d^buile empyretimaiique ; ü se dégage du gaz acide carbonique et du gaai hydrogène carboné, et il reste dans la cornue du cuivre métallique sans un atome de charbon, l/eait dissout un tiers déplus de formîate que d’acétate de cuivre. L’alcool n’en prend que , tandis qu’il dissout 7^ d’acétate de cuivre. Ces caractères: suffisent pour établir une différence entre l’acide formique et l’acide acétique avec lequel cm avait: voulu le confdndre. L’acidft formique est sans usages.

jPe r Acids laelicpie-.,

861 . L’acide lactique a été' découvert par Scbéele dans lepetit-làît aigri ; suivant M. Berzelius, il existe aussi dans tous les fluides animaux et dans la chair musculaire ; il y est tantôt libre ; tantôt combiné avec un alcali. Il est sous la forme sirupeuse ou d’extrait, încristallisable et peu sapîdeÿ il rougit Vinfusum de tournesoL Distillé, il donne les mêmes produits que les acides végétaux, ( Vc^ez § 5yi. ) 11 est soluble dans l’eau et dans l’alcool. La potasse, la soude, l’ammoniaque, la baryte, la ehaux, la magnésie, l’alumine et le protoxidede plomb forment avec lui des sels déliqnescens 5 te zinc et le fer, mis dans cet acide étendu d’eau , décomposent eelle-cî , s’oxident et se transforment en lactates solubles ,etrbydrogène de l’ cause dégagea l’état de gaz. Le bismuth, le cobalt, l’antimoine, l’étain, le mercure , l’argent et l’or sont sans action sur lui. M. The*» nard remarque, avec raiscm, que l’acide nancéique de ;M. Braconnôt a beaucoup de rapport avec cet aeide.

§ 636.). Plusieurs chimistes le regardent commode Vacide acétique uni à une matière orgmique. L’acide laC"*tique est sans usages.

®ÎS ICIUSS BUTrUIQXîE ZJ SÉBACIQUE. 28 1

De V Acide butirique^

862. M. Chevrenlj en faisant l’analyse du beurre ^ a découvert un principe odorant très^remarquablé , auquel il a donné le nom à* acide hutirique. Nous regrettons que le travail de ce savant chimiste sur cet objet nait pas encore été publié en entier y pour pouvoir faire l’histoire complète dé' ee corps; en attendant- nous allons faire connâîtrfr quelques-unes de ses propriétés. L’acide butirique rougit. Vin~'

de. tournesol; il forme avec l’eau ua hydrate qui, à l’exception de, l’acidité, jouit de tous les caractères physiquesdes huiles volatiles. A la température' de 12® , ildonneavec llalcaol un composé éthéré qui a l’odeur de pommes.de reinette. Il forme avec la potasse, la, chaux, la baryte, la strontiane , les oxides de cuivre , de plomb , etc. , des sel&; bien caractérisés, qui ont une odeur forte de beuiTe frais. Le butirate de potasse eonceutré peut s’unir avec un excès; de son acide sans rougir Vihjusum de tournesol ; mais si on ajoute de l’eau à cette combinaison , l’acide en excès est mis en liberté et rougit cette infusion, phénomène analogue à celui que M- Meyrae a observé depuis dans les borates. {F^ojez'%. I. pag. 278.) Le butirate de baryte distillé fournît à-peu-près autant d’acide carbonique qu’il en faudrait pour saturer la baryte qu’il renferme , et un liquide que M. Chevreul nomme pjro - hutirique. ( Lettre der M. Chevreul aux rédacteurs du d& Pharmacie^ )

De r Acide séfiacique.

863. L’acide sébacîque n’existe pas dans la nature; il est le produit de la distillation des graisses. Il fut décrit d’abord par Grutzmacher, Creü, etc. ; inaîs; M- Thénard prouv:a-> en 1801 , que l’acide auquel ces savans avaient donné ce

n’était que de l’acide acétique, de l’acide hydrn^

chlodque , ou de la graisse gazéifiée et altérée , et il parvînt à l’obtenir pur. Voici, quelles sont ses propriétés : il cristallise en petites aiguilles incolores, peu consistantes, inodores, douées d’une saveur acidulé , légèrement amère, plus pesantes que l’eau, et rougissant lïn/kynm de tournesol.’ - :

Chauffé, il se fond comme le suif, se décomposé et se vapori^ en partie; il est inaltérable à l’air; il est peu soluble dans l’eau froide; ée liquide bouillant en dissout les 0,25 de son poids : aussi se dépose-t-il sous la forme d’ai^illes ou de lames. brillantes à mesure que la dissolution.'se refroidit. IL est très-soluble dans l’alcool à toutes les températures ; les huiles fixes et volatiles le dissolvent paiement. Il s’ùnit à la potasse, à la soùdè et à l’ammoniaque , et forme des sels solubles ét décomposables par les acidefeuitrique, sulfurique ou hydro-chlorique : en éffet , ces .acides se combinent drec l’alcali et précipitent l’acido sébacique. Il ne trouble point les eaux de chaux , de baryté ou de s'trontiane. Il précipite en blanc les acétates de plomb, et de .mercure), ainsi que les nitrates de ces bases et' celui d’argent; :I1 est sans usages.

De V Acide choies téri^ue^^

864. :MM. J. Pelletier et J.-B. Cavehtou viennent de découvrir cet acide en traitant îa cholestérine par l’acide nitrique. ( Voyez pag. 2^6 de ce vol. ) L’acide cholestérique est d’un blanc jaunâtre lorsqu’il est cristallisé, et (fime couleur beaucoup plus foncée quand il a été fondu ; il a une odeur analogue à celle du beurre ; sa saveur est faible et légèrement slyptique ; il rougit Vihfusum de tournesol ; sa pesanteur spécifique est plus grande que celle de l’alcool et moindre que celle de l’eau.

Il est fusible à 58^ thermomètre centigrade. Distillé, il se décompose à la manière des substances végétales qui né

UES CHOlESTiHAXES ET DTj CYAKOGÈîïE. a83. contiennent pas d’azote. ( Voyez § 5 71.) Il est assez soluble dans l’eau pour que ce liquide rougisse Yinfusum de tournesol; l’alcool bouillant le dissout en toutes proportions; il est moins soluble dans ce liquide froid. Les acides ont peu d’action sur lui ; l’acide sulfurique concentré le fait, passer d’abord au rouge foncé et finit par le charbonner;, l’acide nitrique le dissout à toutes les tenipératures. Aucun des acides végétaux ne peut le dissou4re ; il n’en est pas de même des. éthers sulfiu-ique et acétique, qui le dissolvent en toutes proportions. Il est sans action sxu les huiles fixes, tandis qu’il est rapidement dissous- par les huiles volatiles-ÿ même à froid. L’acide choies térique forme, avec les oxides métalliques des sel^ auxquels on donné le nom de cAo- U est sans usages.

“ Des Choîestérates:, .

865. ils sont tous colorés. Ceux qui sont formés par les alcalis sont déliqujescens et très-solubles dans l’eau ; ceux qui sont fomnis par les oxides des quatre dernières classes sont insolubles ou peu solubles. Excepté l’acide carbonique, presque tous les autres acides végétaux et minéraux décomposent ces sels. Les cholestérates de potasse , de soude et d’ammoniaque précipitent toutes les dissolutions métalliques des quatre dernières classes"; les précipités sont diversement colorés , suivant la natüre ét le degré d’oxidalion dtt-métal. En général les couleurs sont plus brillantes lorsque les précipités sont encore humides. ;

Du Cyanogène.

Avant de parler de l’acide hydro-cyanîque (prussique) , nous croyons devoir faire l’histoire du cyanogène, substance gazeuse découverte par M. Gay-Lussac, composée de deu^ volumes de vapeur de carbone et d’un volume de gaz»

TH0isrÈ:5ÆE partie.

azote. Le c janogène , combiné avec l’hydrogène, constitue l’acide hydro-cyanique.

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