L’acide bydro-cyanique liquide ^ soumis à l’action
^ tJE i-’acîde hyütio-cyaîîiq.îtê. sgt
de la pile de Volta, se décompose 5 l’hydrogène , attiré par iepoie résineux ou négatif, se dégage à l’élat de gaz , tandis que le cyanogène, mis à nu près du fil vitré ou positif , reste en dissolution dans l’acide non décomposé.
876. L’acide hydro-cyanique , conservé dans des vases bien fermés et privés d’air , se décompose quelquefois en moins d’une heure ; d’autres fois il se conserve sans altération pendant douze à quinze jours 5 cette décomposition est toujoms partielle 5 l’acide décomposé se transforme en charbon plus ou moins azoté qui donne au liquide un aspect noirâtre, et en ammoniaque qui se combine avec l’acide non altéré.
877. Le phosphore et Viode peuvent être volatilisés dans la vapeur hydro-cyanique sans lui faire subir aucime altération. Le soufre, au contraire , se combine avec elle , et donne naissance à un produit solide composé de soufre et d’acide hydro-cyanique.
878. Le chlore décompose cet acide , s’emparé de son hydrogène pour former de l’acide hydro-chloi ique , tandis que le cyanogène ou ses élémens, le carbone et l’azote, s’unissent à une autre portion de chlore, et constituent un acide particulier décrit pour la première fois par M. Berthollet sous lenom d'acide prussique oxigéné , et queM. Gay-Lussaca appelé acide chloro-cj unique : en effet , il est composé d’un volume de carbone, d’un demi-volume d’azote et d’un demi-, volume de chlore. Nous exposerons ses propriétés après avoir fait l’histoire de l’acide hydro-cyanique»
879. La haryte , \apotasse, et tous les oxides dans lesquels l’oxigène est fortement retenu par le métal , mis en contact à une température rouge avec l’acide hydro-cyanique , le décomposent , s’emparent du cyanogène , passent à l’état de cyanure , etc. , et laissent dégager le gaz hydrogène.
880. L’action de cet acide sur les oxides dans lesquels l’oxîgène est faiblement retenu varie singulièrement. Le
peroxide de mercure , mis en contact à la température ordî* naire avec Pacide liydro-cyanique , cède tout l’oxigène à son hydrogène pour former de l’eau , et le mercure s’unit au cyanogène, avec lequel il fonne du cyanure, que l’on a appelé jusqu’à présent prussiate de mercure. On observe les mêmes phénomènes si , au lieu de faire réagir ces deux corps à froid, on fait chauffer de la vapeur d’acide hydrocyanique avec le peroxide de mercure ; mais l’action est tellement vive qu’il pourrait se produire une vive explosion si l’on agissait sur des masses un peu considérables.
Nous avons établi que l’acide hydro-cyanique est complètement décomposé parle peroxide de cuivre à une température rouge 5 maintenant si on fait réagir ces deux corps à froid , une portion d’acide hydro-cyanique est décomposée , son hydrogène s’unit à l’oxigène de l’oxide de cuivre , forme de l’eau, et le cyanogène est mis à nu. L’acide hydrocyanique pur est un des poissons les plus actifs ; il suffit d’en mettre une goutte ou deux sur la conjonctive pour déterminer presqu’instantanément la mort des chiens les plus robustes 5 il agit en stupéfiant le cerveau.
Des Hydro-cyanates simples ( prussiates simples").
Les hydro-cyanates simples sont toujours avec excès de base, lors même que l’on a employé un grand excès d’acide pour les produire ; aussi ceux qui sont formés par les alcalis verdissent-ils toujours le sirop de violette. Si aprèsavoir desséché les hydro-cyanates alcalins, on les soumet à l’action d’une température élevée dans des vaisseaux fermés , ils se transforment en cyanures d’oxides ; d’où il suit que l’acide hydro-cyanique a perdu son hydrogène. Si on les chauffe au contl-aire avec le contact de l’air ou de l’eau , ils se changent en carbonates , phénomène qui prouve que l’oxigène de Lun ou de l’autre de ces agens forme de l’acide carbonique avec le carbone de l’acide hydro-cyanique , et par consé-
DES HTDKO-CYAKATES SIMPLES. 2g3
quent que celui-ci est égaleraent décomposé. Les acides les plus faibles leur enlèvent l’oxide , et mettent à nu l’acide bydro-cyaniqne. Ils ont la propriété de précipiter un trèsgrand nombre de dissolutions métalliques appartenant aux quatre dernières classes , comme on peut s’en assurer par le tableau suivant.