PRÉCIPITÉS
par les bydro-cyanates simples.
Sels de manganèse .
jaune sale.
— Fer protoxidé .
orangé.
— Fer deutoxidé. . .
vert bleuâtre.
— Étain .
blanc.
— Zinc . .....'
idem.
— Antimoine .
idem.
— Urane .
blanc Jaunâtre.
— Cobalt.. . . .
cannelle clair.
— Bismuth . .
blanc.
— Cuivre protoxidé .
idem»
— Cuivre deutoxidé .
jaune.
Nickel .
blanc jaunâtre.
— Mercure deutoxidé .
jaune.
— Argent . . .
blanc.
Or . .
blanc qui passe au jaune.
Quelleest la nature de ces précipités ? Les chimistes nesont pas encore d’accord sur ce point. M. Gay-Lussae est porté
à croire f[ue ceux que l’ou obtient avec les dissolutions d’or J d’argent , de mercure et même de fer , que l’on a regardés jusqu’à présent comme des prussiates, sont des cyanures métalliques : dans ce cas il y aurait décomposition de l’acide bydro-cyanique et de l’oxide métallique, comme nous l’avons dit en exposant l’action des bydro-cblorates sur le nitrate d’argent. (^Foyezt. i®"^, pag. 206).
^%i.Hjdro-cyanate à! ammoniaque. Ce sel estun produit de l’art ^ il cristallise en cubes , en petits prismes entrelacés , ou en feuilles de fougère 5 il est tellement volatil qu’à la température de 22®, la tension de sa vapeur est d’environ 45 centimètres 5 en sorte qu’à 36® elle ferait équilibre à la pression de l’atmosphère. Il se décompose et se charbonne avec la plus grande facilité. Il est sans usages. Les autres Iiydro-cyanates simples ont été fort peu étudiés.
Des Hydro-cj anales doubles ( prussiates doubles ).
882. On a cru , jusque dans ces derniers temps , que les hydro-cyanâtes simples alcalins jouissaient de la propriété de se combiner avec le deutoxide de fer , et de donner des sels doubles beaucoup plus stables et moins faciles à décomposer que les hydro-cyanates simples 5 on accordait même cette propriété aux hydro-cyanates simples non alcalins , et on supposait, par analogie, que l’oxide de fer n’était pas le seul qui fût propre à lès transformer en sels doubles. M. Gay-Lussac , dans son beau travail sur l’acide hydrocyanique , a fait des expériences qui sont loin d’appuyer cette opinion : suivant lui, l’hydro-cyanate de potasse simple (le seul qu’il ait examiné ) passe à l’état d’hydrocyanate de potasse et d’argent , én dissolvant du cyanure d’argent 5 l’hydro-cyanate de potasse et de fer est regardé par ce savant comme de l’hydro-cyanate de potasse -f- du sous-cyanure de fei* ,. et dans ces circonstances le cyanure de mercure et le sous-cyanure de fer donnent aux hydro-
de l’hYDEO-CYAKATE de potasse et de FEP,.. 295 cyanales simples la propriété de se saturer complètement d’acide, tandis qu’ils sont toujours alcalins quand ils sont simples. En attendant que des travaux ultérieurs nous permettent d’exposer, d’une manière complète , les propriétés de cette nouvelle classe de sels , nous allons faire l’histoire de ceux qui sont connus.
De V Hjdro-cyanate neutre de potasse et d’argent.
883.0nnetrouvepas ce seldans la nature -, il cristallise en lames hexagonales , groupées confusément et très-soluhles dans l’eau; sa dissolution n’est point troublée par l’hydrochlorate d’ammoniaque , ce qui prouve que l’argent y est en combinaison intime; l’acide hydro-chlorique la décompose , en dégage l’acide hydro-cyanique , réagit sur l’argent et le précipite à l’état de chlorure ; l’acide hydro-sulfurique y produit un changement analogue. Elle précipite en blanc les sels de fer et de cuivre.
De ï Hjdro-cyanate neutre de potasse et de fer ( prussiatede potasse ferrugineux ).
884. Ce sel est un produit de l’art ; il est sous la forme de cristaux cubiques ou quadrangulaires , d’un jaune citrin; il est inodore , sapide et plus pesant que l’eau. Il est décomposé par une chaleur rouge , etfoxirnitde l’acide hydrocyanique , de l’acide carbonique et de l’ammoniaque qui se volatilisent , et de la potasse , du fer et du charbon fixes. U est inaltérable à l’air et insoluble dans l’alcool ; l’eau le dissout à toutes les températures , mais beaucoup mieux à chaud qu’à froid ; le solutum n’est décomposé ni par les alcalis , ni par V acide hydro-sulfurique , ni par les hydro-sulfates , ni par V infusion de noix de galle ^ il ne décompose point l’alun lorsqu’il est neutre ; mais s’il est avec excès d’alcali , il le trouble légèrement et en sépare de l’alu-
mine ; il n’est point décomposé par son ébullidon avec le cyanure d’argent ; il décompose la plupart des dissolutions métalliques des quatre dernières classes , dans lesquelle? il fait naître des précipités d’une couleur variable , comme nous l’avons fait voir dans le tableau de la page 476 du tome I®’’. Quelle est au juste la composition de ces précipités? sont-ils formés par un bydro-cyanate simple ou double, ou par un cyanure simple ou double ?
885. Si on fait bouillir du deutoxide de mercure avec le 5oZut«7w d’bydro-cyanate de potasse et de fer^ on obtient du cyanure de mercure , dù mercuie , du peroxide de fer et de l’eau 5 d’où il suit qu’il y a décomposition du sel et de l’oxide mercuriel. T’ùe'oiï’e. En considérant le sel employé comme de l’bydro - cyanaie de potasse + du sous - cyanure de fer ( M. Gay-Lussac ) , on voit que le mercure s’unit au cyanogène dû sous^cyanure de fer et de l’acide bydro-cyanique ; l’bydrogène de celui-ci s’empare d’une portion d’oxigène de l’oxide mercuriel pour former de l’eau , tandis que l’autre portion dbxigène de cet oxide transforme le fer du sous-cyanure en peroxide.
Les acides sulfurique , bydro-cblorique , acétique j etc, n’exercent aucune action, à la température ordinaire, sur l’bydro-cyanate de potasse et de fer pulvérulent 5 mais si on fait bouillir le mélange, il y a décomposition, et l’on obtient du gaz; acide bydro-cyanique , et un précipité blanc trèsabondant , qui paraît formé de sous-cyanure de fer et d’une portion d’acide bydro-cyanique , phénomènes que l’on ne peut expliquer sans admettre que l’acide employé se borne à enlever la potasse à l’bydro-cyanate; une portion d’acide bydro-cyanique se volatilise ^ et l’autre est précipitée avec le sous-cyanure de fer.
L’bydro-cjanate de potasse et de fer est souvent em^ ployé comme réactif.