SES HUILES FIXES
De V Acide cétique.
1 00 3 . On fait digérer pendant cinq ou six j ours 3 o grammes^ de cétine, 120 grammes d’eau et 18 grammes de potasse à l’alcool , afin d’obtenir un liquide jaune, et une masse savonneuse et visqueuse, composée principalement d’acide cétique et de potasse; onia délaye dans l’eau , que l’on fait chauffer jusqu’à 100®; parle refroidissement la liqueur dépose une matière brillante et nacrée. On la traite par l’alcool bouillant , qui la dissout presque en totalité, et laisse précipiter par le refroidissement des aiguilles de cétate de potasse ,* une portion de ce sel reste en dissolution dans l’esprit-de-vin et peut en être séparée par l’évaporation. On décompose alors le cétate de potasse par l’acide hydro-chlorique , qui forme avec l’alcali un sel soluble j fendis que l’acide cétique est mis à nu. ( Chevreul. }
De ta Graisse^
1 004. On sépare mécaniquement les substances étrangères à la graisse ; on fait fondre celle-:ci avéc une certaine quantité d’eau; on la décante et onia passe à travers une toile.
Des Huiles fixes.
I oo5 . Les huiles fixes dont on fait usage comme aliment se préparent en exprimant le fruit ou la graine qui les contient, après les avoir divisés. Cette opération se fait à froid si l’huile que l’on veut extraire est fluide ; tandis qu’on se sert de plaques de fer plus ou moins chaudes si elle est concrète. Les huiles que l’on emploie pour l’éclairage s’obtiennent en soumettant les graines à l’action de la presse après les avoir humectées , torréfiées et broyées. Le but de la torréfaction est de détruire la matière mucilagineuse avec laquelle elles sont mêlées et qui s’opposerait à leur
4^2 TROISIÈME partie,
séparation. Nous allons exposer rapidement les parfîcula# rites relatives aux préparations des principales Imiîes grasses.
Huile d'olive vierge. On exprime à froid les olives mûres et non fermentées. Huile commune. On délaye dans l’eau bouillanle la pulpe des olives dont on a déjà séparé i’huile vierge par l’expression : lliuile vient à la surface de l’eau. Huile fermentée. On entasse les olives pour les faire fermenter et on les soumet à Faction de la presse. Huile demandes douces. Après avoir frotté les unes contre les autres les amandes dans un linge rude , pour les débarrasser de la poussière qui est à leur surface , on les pile et on eu fait une pâte que l’on introduit dans des sacs de coutil j on presse ceux-ci entre deux plaques de fer préalablement chaufîeesdansl’eaubouillantej on clarifie Fbuile par le repos. Huile de colza. Après avoir broyé la graine du hras-^. sica napus, on la chauffe avec un peu d’eau et on la soumet à l’action de la presse. L’huile obtenue par ce moyen doit être débarrassée d’une certaine quantitp de mucilage qu’elle renferme : pn y parvient facilement en l’agitant avec 7^ de son poids d’acide sulfurique, et le double de son volume d’eau; au bout de huit ou dix jours, surtout si la température a été de aS à 3o° , l’huile pure se rassemble à la surface, tandis que l’acide sulfurique uni au mucilage se trouvé au fond , sous la forme de flocons verdâtres ; l’excès d’acide se combine avec l’eau ; on décante l’huile et on la filtre en la versant dans des cuviers dont les fonds sont percés de plusieurs trous , dans lesquels on met dès mèches de coton longues d’environ im décimèlre- ( M. Thénard.) Huile de ricin. On fait bouillir dans de l’eau les semences de ricin pilées: l’huile ne tarde pas à venir à la surface , tandis que le principe âcre qui l’accompagne se volatilise- Huile de lin. Après avoir torréfié les semences , on les broie, on les chauffe avec un peu d’eau.
I»ÏS HTTILES ESSENTIELLES ET DES EATIX. 4®^
et on les exprime. Huile ou heurre de cacao. On sépare les écorces et les germes du cacao ; on le broie et on le met dans l’eau bouillante ; le beurre fond et se rassemble à la surface ; on le coule dans des moules. On peut encore I’oIh tenir en formant une pâte liquide avec le cacao broyé à l’aide d’une pierre chaude, en renfermant cette pâte dans un sac de toile, et en la pressant entre deux plaques de fer préalablement chaujBfées dans l’eau bouillante. Huile de noix muscades. On pile les noix dans un mortier de fer j on les réduit en pâte à l’aide d’un peu d’eau bouillante , et on presse celle-ci entre deux plaques chaudes comme la précédente.
Des Huiles essentielles et des Eaux aromatiques.
1 006. Les huilés essentielles qui ne sont pas extrêmement fugaces se préparent toutes par le procédé suivant : on introduit dans la cncurbite d’un alambic la partie de la plante contenant l’huile 5 on ajoute de l’eau et on chauffe j l’eau et l’huile essentielle se volatilisent et viennent se condenser dans un récipient d’une forme particulière (pl. fig. 2®), commsoo&Ye nom à.0 récipient Jhrentin. Aussitôt que l’eau arrive au niveau B C elle s’écoule par l’anse D E , tandis que l’huile reste au-dessus de B C. Lorsque l’opération est terminée , que l’eau passe sans 'Odeur, on sépare l’huile de l’eau en versant le produit de la distillation dans un entonnoir dont on bouche le becr avec le doigt 5 bientôt après l’huile vient à la surface ; alors on retire le doigt pour laisser écouler l’eau qui passe la première ; ce liquide contient une portion d’huile eu dissolution ptporte le nom d’eau aromatique. Si on ne cherche à obtenir que l’huile essentielle , et que d’une autre part la plante qui doit la fournir en contienne peu, on. doit , au lieu d’eau simple, se servir d’eau aromatique déjà saturée de l’huile que l’on veut extraire.