X R O I SI È M E PART I E
Les huiles 'esseniielles qui sont esüèménient fugaces, telles que Thuile de jasmin, de lis, de violelte, se pré' parent parle procédé suivant : on imbibe d’huile d’olives un drap de laine blanche sur lequel on met une couche de flem’s aromatiques récemment cueillies : on recouvre cette couche d’un autre drap de la même étoffe également imr prégné d’huile grasse 5 on dispose ainsi successivement des Heurs et des morceaux de di’ap jusqu’à ce que la boîte de fer-blanc qui les contient en soit remplie. L’huile d’olives s’empare de l’huile essentielle des fleurs. Lorsqu’au bout de vingt-quatre heures celles-ci sont épuisées , on les remplace par d’autres, et on les renouvelle jusqu’à ce que l’huile fixe soit saturée d’huile volatile j à cette époque, on exprime les morceaux de drap dans Falcool, qui s’empare de Thuile essentielle 5 on distille ce liquide au bain-marie, et l’on obtient dans le récipient de l’alcool saturé de l’huile arO'* matique, du jasmin, du lis, etc. : on lui donne le^,nom à! essence.
Des Savons,
10017. Savonà hase de soude, OMsavondur. Il est le résultat, comme nous l’avons déjà établi, de l’action de la soude sur un corps gras. MM. Pelletier, Darcet et Lelièvre ont prouvé que tous les corps gi-as n’étaient point susceptibles de saponifier également bien la soude. Ils les rangent à cet égard dans l'ordre suivant: 1° les huiles d’olive et d’amande douce; 2® le suif, la graisse, le beurre, l’huile de cheval ; 3® l’huile de colza et celle de navette; 4® les huiles de faine et d’œillet ; mais il est nécessaire de les mêler avec l’huile d’olive ou avec les graisses pour en obtenir des savons durs; 5° les huiles de poisson; 6® l’huile de chenevis ; ^® les huiles de noix et de lin. Ces trois dernières ne donnent jamais que des savons pâteux, gras et gluans. En France , en Italie et en Espagne , on ne se sert guère