immédiat existe dans, les graines de toutes
les légumineuses et des graminées , dans les palmiers , dans les marrons, les cfeàtaignés , lés pommes de terre, les racines d’arum, de bryone, de plusieurs espèces de jatro^ha, d’orchis, etc. Ib est en petits cristaux briïlans, ou sous la forme d’une poudré Manche , insipide, inodore. Il est décomposé par le feu à la manière des substances végétales { § 5^1 cette décompc^ition a lieu avec beaucoup plus d’intensité et avec dégagement de calorique et de lumière, si la fécule est projetée sûr un corps incandescent placé dans ratmqsphère. 11 est inaltérable à l’air , insoluble dans l’alcool, dans l’éther et dans l’eau froide ; il se dissout cependant dans ce dernier liquide s’il a été légèrement torréfié , préparation qui parait changer un peu sa nature. Il est soluble dans l’eau bouillante 5 la dissolution, concentrée ^ se prend en gelée par le refroidissement 5 cette gelée , eonnue -sous le nom i’empoix, se décompose à l’air et devient acide.
MM. Colin et Gaulthier de Claubrj ont fait voir que lorsqu’on triture Taraidon avec une suffisante quantité d’iode, le composé acquiert une couleur mire', si l’oa emploie moins d’iode, il devient d’un très-beau bleu; enfin il est violet , et mênre blanc , si la quantité d’iode employé va toujoum en diminuant. On peut obtenir constamment la couleur bleue en faisant dissoudre le composé noir dans la potasse liquide, et précipitant la dissolution par un acide végétal ; ce composé se dissout dans l’acide sulfurique faible , auquel il communique’ nne belle couleur bleue.
645.Si l’onfaitbouillîrpendanttrente-sixheures, comme l’a prouvé M. Kirscboff , 100 parties d’amidon délayéesdani 400 parties d’eau contenant une partie à' sciàe sulfurique concentré , ou observe , si toutefois l’on a soin de remplacer
UE LA FÈCCLE AMILACÊEi 67
î’eau à mesure qu’elle s’évapore, qtie l’amidon se transforme en une matière sucrée^ semblable au sucre de raisin et susceptible d’éprouver la fermentation alcoolique : l’acide n’est point décomposé , et il ne se dégage aucun gaz. L’acide sulfurique, suivant M. Th. de Saussure, n’agit qu’en diminuant la viscosité de la dissolution aqueuse de l’amidon , tandis que celui - ci se combine avec une certaine quantité d’eau , ou du moins avec les élémens de ce liquide; en effet, M. de Saussure , en comparant l’analyse de l’amidon à celle du sucre obtenu , a trouvé que 100 parties d’amidon supposé sec et privé de matières terreuses , fixent , dans cette expérience, 24,62 parties d’eau ; cependant, loin d’obtenir 124,62 parties de sucre, ou n’en forme que 80 ou 90 pour 100 , ce qui doit être attribué à ce que l’amidon employé est humide, impur, et que d’ailleurs il y a toujours quelque perte.
L’acide sulfurique concentré charbonne l’amidon. L’acide nitrique étendu d’eau le dissout à froid; si on chauffe le mélange, il se forme de l’acide malique, de l’acide oxalique, et une matière grasse ; mais il ne se produit point d’acide mucique. La potasse liquide dissout l’amidon , et la dissolution est précipitée par les acides , qui s’emparent de l’alcali. L’amidon contient :
Caj-IiUMC et The». Smàiua. Tk. de Sansrir»
Carbone . 43>55 45,52^ 4‘^>^9
Oxîgène . 49>68 49,583
Hydrogène . 6,77 7j090 5,3o
Azote . 0,00 0,000 0,40
La fécule préparée avec le blé ou avec l’orge , celle qui constitue véritablement l’amidon, sert à faire l’empoix; elle entre dans la compositicm de la Êirine et des dragées ; enfin elle constitue la poudre à poudrer. On emploie eu médecine , sous le nom de sagou, la fécule du cycas cîr-
SECOKDE EARTIE^
cinàlis ^ et celle de Vorcliis morio , que t’on nomme Saîep^ Ces substances mucilagineuses , comme toutes les variétés de fécule , conviennent aux personnes épuisées par des excès vénériens , par des veilles continues , par des maladies longues, telles que la phthisie purulente, les diarrhées séreuses^ etc. *, on les administre en décoction , depuis 2 gros jusqu’à demi-once, dans 2 pintes d’eau que l’on fait réduire aune, et que l’on aromatise avec la cannelle, la zédoaire, etc. ; quelquefois aussi on rapproche assez la décoction pour en faire une crème. La fécule de -pomme de terre est employée dans la préparation du pain.
De TJnuline.
646. L’inuline, découverte par Rose, et étudiée ensuite par M. Gaulthier deClaubry, se trouve dans la racine d’aulnée ou élécampe ( inula helenium ) •, elle est sous forme de poudre blanche, insoluble, semblable à l’amidon 5 mais dont on peut la distinguer aux propriétés suivantes ; i® elle se dissout très-bien dans une petite quantité d’eau à 60° thermomètre centigrade , sans donner une gelée , et se dépose par le refrodîssement en une poudre blanche *, 2° elle ne donne pas de trace d’huile à la distillation ; 3° elle forme avec l’iode un composé j aune verdâtre 5 4® elle se dissout dans lacide sulfurique concentré sans odeur d’acide sulfureux, et l’ammoniaque peut la précipiter de cette dissolution. Elle n’a point d’usages.
Des Gommes.
647. Ondonnelenomdeg-omme aux produits immédiats des végétaux incristallisables , insolubles dans l’alcool, formant avec l’eau un mucilage plus ou moins épais , donnant avec l’acide nitrique, à l’aide de la chaleur, de