DU CHLORE
pable d’absorber toute l’humidité contenue dans le chlore ; si de l’extrémité T de ce cylindre part un autre tube S , recourbé de manière à pouvoir se rendre dans un tuyau de porcelaine vide placé dans un fourneau à réverbère M , et que l’on entoure de charbon 5 enfin , si de l’extrémité E du tuyau de porcelaine part un troisième tube R qui va se rendre dans une cloche P , disposée sur la cuve pneu-; matO'chimique , on 'pourra démontrer l’assertion que nous venons d’établir. En effet , que l’on commence par allumer le charbon contenu dans le fourneau à réverbère afin de faire rougir le tuyau de porcelaine ; lorsque ce tuyau sera rouge , que l’on chauffe légèrement la fiole A , le chlore se dégagera , traversera le cylindre C, cédera son humidité au chlorure de calcium , à travers lequel il passera pour se rendre dans le tuyau de porcelaine rouge de feu, puis se dégagera parle tube R pour remplir la cloche P sans qu’il ait subi la moindre altération. Lorsqu’au lieu, de chauffer ce gaz , on le refroidit , il ne change point d’état s’il est parfaitement sec , du moins il résiste à un froid de 5o° au-dessous de zéro 5 mais s’il est humide ,il se congèle au- dessus de zéro, et ressemble, par ses ramifications , à la glace qui se dépose sur la surface des carreaux pendant la gelée.
Le chlore gazeux parfaitement sec n’éprouve aucune action de la part de la lumière ; s’il contient de l’eau, celleci est décomposée , le chlore s’unit à l’hydrogène pour formerde l’acide hjdro-chlorique (acide muriatique), et l’autre, principe constituant de l’eau, l’oxigène. se dégage en partie, tandis qu’une autre partie forme avec ie chlore de l’acide chlorique (M. Gay-Lussac). La pile électrique la plus forte n’altère point le chlore } le gaz oxigène n’exerce aucune action sur lui ; il existe cependant deux combinaisons d’oxîgène et de chlore, connues sous les noms acide cliloreux et d’ acide chlorique, que nous ferons connaître.
5g. Le gaz hydrogéné peut se combiner avec le chlore ,• et donner naissance à un acide que nous désignerons sous le nom d’acide hydro-chlorique ( muriatique). L’expérience "doit se faire ou à la lumière diffuse , ou à une température élevée , car elle ne réussit pas à la température ordinaire et dans un lieu obscur. A la lumière diffuse. Que l’on fasse arriver du chlore gazeux desséché au moyen du chlorure de calcium , dans un flacon tubulé rempli d’air, bientôt le chlore , à raison de son poids , se précipitera dans le flacon et en chassera tout l’air ; qu’on le bouche après en avoirretiré peu à peu le tube 5 qu’on remplisse de gaz hydrogène desséché par le même moyen , un ballon tubulé plein de . mercure , et dont la capacité est égale à celle du flacon ; si, après avoir débouché celui-ci , on introduit dans son goulot le col du ballon usé de manière à ce qu’il s’adapte parfaitement à sa tubulure , et que l’on entoure de masticfondu les parties qui établissent la communication de ces deux instrumens, on remarquera qu’au moyen de la lumière diffuse , le mélange des deux gaz ne tardera pas à s’effectuer; au bout de quelques jours le chlore sera décoloré, et l’appareil ne contiendra plus qu’un volume de gaz acide hydro-chlorique égal à celui des deux gaz employés ; il sera transparent , incolore , fumant à l’air et rougira la teinture de tournesol ; la décoloration du chlore ne saurait être complète si, vers le deuxième ou le troisième jour, l’appareil n’était exposé pendant 20 ou %5 minutes à l’action directe des rayons solaires. A une température élevée. Si on remplit un flacon contenant de l’eau d’un mélange fait avec pâmes égales de chlore et d’hydrogène gazeux , et qu’on l’enflamme à l’aide d’une bougie allumée, il y a sur-le-champ détonnation et formation d’une fumée blanche qui indique l’existence du gaz acide hydro - chlorique ( muriatique )• Si le mélange de ces deux gaz est renfermé dans un flacon bouché et qu’il soit exposé à la lumière solaire , tout-à-coup