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PREMIÈRE CLASSE

Admis par analogie.

Silicium. Yttrium.

Zirconium. Glucinium.

Aluminium. Magnésium.

iSo

IIe CLASS E.

Calcium.

Sodium.

Strontium.

Barium.

Potassium.

IIIe CLASSE.

Manganèse.

Fer.

Zinc.

Etain.

IVe CLASSE.

Arsenic.

Urane.

Molybdène.

Cérium.

Chrome.

Cobalt.

Tungstène.

Titane.

Columbium.

Bismuth.

Antimoine.

Plomb.

Tellure.

Cuivre

Ve CLASSE.

Nickel.

Osmium.

Mercure.

VIe CLASSE.

Argent.

Palladium.

Or.

Rhodium.

Platine.

Iridium.

Les métaux de la première classe , admis seulement par analogie, sont caractérisés par la grande affinité qu’ils ont pour l’oxigène 5 cette affinité est tellement forte qu’il a été impossible jusqu’à présentde l’enlever à leurs oxides (1).

Les métaux de la seconde classe absorbent le gaz oxigène à toutes les températures ; ils décomposent rapidement l’eau, même à froid , s’emparent de son oxigène , et l’bydrogèn® <est mis à nu avec effervescence.^

Dans la troisième classe on range les métaux qui ne dé-

(1) Si, comme on l’a annoncé dans ces derniers temps , on peiïî séparer le silicium et le magnésium de leurs oxides , il .euâra ranger ces deux me'taux dans une autre classe.

, DES MÉTAUX. l8l

composent pas l’eau à froid , ou qui ne la décomposent que très-lentement, mais qui en opèrent la décomposition à une chaleur rouge : ils absorbent F oxigène à froid et à la température la plus élevée (x).

On place dans la quatrième classe les métaux qui ne décomposent Feau ni à chaud ni à froid lorsqu’ils agissent seuls , mais qui absorbent le gaz oxigène à toutes les températures.

La cinquième classe est formée par les métaux qui ne décomposent 1 eau à aucune température, et qui n’absorbent Je gaz oxigène qu’à un certain degré de chaleur, passé lequel ils abandonnent celui avec lequel ils s’étaient combinés.

Enfin les métaux de la sixième classe sont ceux qui ne peuvent opérer la décomposition de l’eau , ni absorber l’oxigène à aucune température : toutefois il faut en excepter l’argent , qui, à l’état de vapeur, peut se combiner avec ce gaz.

i45. Propriétés physiques des métaux. La couleur et l’eelat des métaux varient presque dans chacun d’eux. Ils ne sont pas parfaitement opaques, d’après les expériences de Newton, puisque la lumière passe à travers une feuille très - mince d’or, qui , après le platine , est le métal le plus pesant 5 cependant leur opacité est très-grande. Leur densité varie depuis 0,86507, la plus faible que l’on connaisse, celle du potassium, jusqu’à 20,98, la plus forte de toutes, celle du platine. Il en est de même dé la ductilité et de la malléa-

(1) L’objection qui a été faite à M. Thénard , relativement à cette classe , n’a aucune valeur on aurait voulu que le manganèse et lè fer eussent été placés ailleurs , parce que leurs oxides au maximum perdent de l’oxigène lorsqu’on lès chauffe au-dessus du rouge cerise ; mais M. Thénard ne dit pas que ces métaux peuvent se saturer d’oxigène à toutes les températures j il dit seulement qu’ils peuvent en- absorber , ce qui est extrêmement exact.

:î82 frehière partie.

bïlité , propriétés que certains métaux partagent à un trèshaut degré , et dont plusieurs autres ne jouissent pas : on dit qu’ils sont ductiles lorsqu’on peut en faire des fils plus ou moins minces en les passant à la filière -, ils sont malléables s’ils se laissent aplatir et donnent des lames par le choc du marteau, ou par la pression du laminoir : Tune et l’autre de ces propriétés augmentent si on chauffe les métaux. La ténacité , cette faculté qu’ont les fils métalliques d’un petit diamètre de supporter un certain poids sans se rompre, varie aussi dans les différens métaux. Il eu est de même dé la dureté. élasticité et la sonorité des métaux sont en rapport avec leur dureté. Ils sont tous bon conducteurs du calorique et du fluide électrique, et susceptibles d’être plus dilatés par cet agent que les autres corps solides. Ils ont une structure lamelleuse , fibreuse, ou granuleuse. Enfin quelques-uns d’entre eux sont odorans , principalement lorsqu’on les frotte.

i46. Propriétés chimiques. L’action du calorique sur les métaux varie : les uns sont facilement fusibles , les autres le sont difficilement ; ceux-là seulement cristallisent: assez aisément. Il y en a qui sont volatils , d’autres qui sont fixes. T^e fluide électrique agit sur eux comme le calorique.

Le gaz oxigène peut se combiner directement avec tous les métaux , excepté les cinq derniers de la sixième classe : cette combinaison a lieu tantôt à 'froid , tantôt à chaud ; elle est souvent accompagnée d’un grand dégagement de calorique et de lumière. Les métaux peuvent s’unir à l’oxigène en une , en deux , ou en trois proportions , et donner naissance à un protoxide , à un deulo xide, ou à un tritoxide ; il y en a qui ne forment qu’un seul oxide , d’autres qui en donnent deux, d’autres enfin qui en forment trois.

L 'hydrogène , le bore et le carbone ont fort peu de tendance à s’unir avec les métaux 5 le premier ne se combine

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