‹ Élémens de chimie médicaleChapitre 61 sur 110 · DU ZINC · texte numérisé non relu

DU ZINC

expérience , l’azote est mis à nu. Uhydrogène, leihore et le carbone n’exercent aucune action sur le zinc.

325. lue phosphore ne paraît pas avoir la plus grandie tendance à s’unir avec cé métal ;i cependant on peut opérer cette combinaison v en jetant peu à peu du phosphore et une petite quantité de résine sur du zinc fondu ; celle-ci s’oppose à l’oxidalion du métal ; le pkosphure qui en résulte est brillant , d’un blanc de plomb , presque aussi fusible que le zinc , et répand Une odeur alliacée lorsqu’on l’aplatit sous le marteau. Le soufre, à une' température élevée, peut se combiner avec ce métal et donner naissance à un sulfure solide , terne , sans saveur, moins fusible que le métal , décomposable par la chaleur , et qui s’empare de l’oxigène de l’air à une température élevée. Le sulfure naturel , que l’on trouve principalement en France , dans les départemens de l’Isère , du Pas-de-Calais , des Côtes-du-Nord et des Hautes-Pyrénées, et qui porte le nom de blende, est jaune , roussâtre , brun ou noir, suivant la quantité d’oxide de fer qu’il renferme-; il perd le soufre lorsqu’on le soumet à l’action duchalum eau de Brooks (Clarke) ; le métal s’oxide et se volatilise. Il est formé de 59,09 de zinc , de 28,86 de soufre et de 12,06 de fer. ( Thompson. ) On s’en sert pour préparer èn grand le sulfate de zinc. L’iode se combine facilement avec ce métal réduit en poudre , même aune température peu élevée ; L’zodure de zinc est très-fusible, et se volatilise en beaux prismes quadrangulaires , aciculaires; il est déliquescent et trèsr soluble dans l’eau, mais il décompose ce liquide; en effet, le zinc s’empare de son oxigène, passe à l’état d’oxide, et l’iode forme avec l’hydrogène de l’acide hydriodique qui dissout l’oxide métallique.

326. Le zinc dont la température a été élevée absorbe rapidement le chlore , le. solidifie et se transforme en chlorure j il y a dans cette expérience dégagement de ca-

3lO PREMIERE PARTIE,

lorique et de lumière; le chlorure obtenu est blanc, fusible , volatil au-dessous de la chaleur rouge , et composé de iqo parties de zinc et de 102 parties de chlore. H se dissout dans l’eau , ef passe à l’état d’hydro-chlorate. U azote n’exerce aucune action sur ce métal. Si l’on fait passer de 1 ’eaü en vapeur dans untube de porcelaine rouge contenant du zinc , celui-ci en absorbe l’oxigène, et l’hydragène est mis à nu; la décomposition de l’eau a également lieu à froid , mais beaucoup plus lentement. Le gaz oxide de carbone est sans action sur ce métal ; on ignore comment l'oxide de phosphore agit sur lui ; il décompose le protoxide d’azote à une température élevée , et il est probable qu’il opère aussi la décomposition du deutoxide d’azote ( gaz nitreux. ) ; : -

Il est sans action sur l’acide borique; on ignore comment il agit.sur le gaz acide carbonique , mais il est probable qu’il le décompose: lorsqu’on le met en contact avec l’acide carbonique dîssous dans l’eau, celle-ci est rapidement décomposée, il se dégage du gaz hydrogène et le métal oxidé se dissout dans l’acide. A une température trèsélevée , il enlève l’oxigène à l’acide phosphoiicfue. L’acide sulfurique concentré cède une portion de son oxigéne au zinc lorsqu’on chauffe le mélange , et se transforme en gaz acide sulfureux, tandis que le métal oxidé passe à l’état de sulfate en se combinant avec l’acide non décomposé. Si l’acide sulfurique est très-affaibli par de l’eau , celle-ci est rapidement décomposée à froid ; il y a dégagement de gaz hydrogène ‘et formation de sulfate de zinc. On ignore comment le gaz acide sulfureux agit sur ce métal. L’acide chlorique le dissout sans qu’il se dégage aucun gaz ; l’eau n’est pas décomposée ; ne pourrait-on pas , comme le dit M. Vauquelin , supposer que le zinc a été oxidé par l’oxigène d’une portion d’acide chlorique qui se dé composerait , et regarder ce produit comme une combinaison

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