ï> R £ M i È R E PARTIE
un creuset d’argile, il se transforme en partie en un verre blanc, cède à la silice du creuset une portion de la potasse, et passe à l’état de sur-arséniate. Les acides les plus faibles s’emparent également d’une portion de sa potasse.
384- Arséniate neutre de soude. On l’obtient cristallise en prismes quadrangulaires ou hexaèdres. , non déliquescent et très-solubles dans l’eau. Il a été employé à la dose d’un huitième de grain , deux ou trois fois par jour , dans les fièvres intermittentes.
385. Sur-arséniate de soude. Il est incris tallisàble et déliquescent; d’où il suit que la soude présente avec l’acide arsenique des phénomènes inverses à ceux qu’offre la potasse.
386. Sous-afséniate d 'ammoniaque. Il est lé produit de l’art. Il cristallisé èn prismes rhomboïdàux, verdit le sirop de violette, et abandonne, lorsqu’on le chauffe, une portion d’ammoniaque ; alors il passe à l’état de 'sur-arséniate. Cependant si on continue à le chauffer; il est entièrement décomposé èt transformé en azote ; en arsenic métallique ; en eau et en acide arsénique. Il n’a point d’usages.
;d8y. Sur -arséniate d'ammoniaque. Il cristallise en aiguilles qui attirent l’humidité de Pair.
388 .'Arséniate de zinc ^ On ne lé trouve pas dans la nature. Il est blanc , pulvérulent insoluble dans l’eau , et sans usages. . . '
3&g. Arséniate de fer. Ce sel existe dans les mines de Mutzel, dans le comté de Cornouailles; il cristallise en petits cubes dont les angles alternes se trouvent tronqués dans quelques échantillons ; il est tantôt d’un vert foncé , tantôt d’un rouge brun : dans ce cas , le fer s’y trouve plus oxidé.
L’arséniate de protoxide de fer est décomposé parle feu; l’acide arsenique cède: une partie de son oxigène au fer, le suroxide; tandis que l’oxide blanc d’arsenic se sublime, somme nous l’avons déjà dit.
B TT SOITîD Ê K E. 35^
3go. Arséniàted’étaîh. ïl est le produit de P art, insoluble dans beau et sans usages.
391 . Arséniate dJ arsenic. Ce sel , formé par l’acide arsenique et par l’oxide blatte , peut être obtenu sous la forme de petits cristaux grenus , très-peu solubles dans l'eau* (Bergmann. )
Du Molybdène.
On n’a jamais trouvé ce métal à l’état de pureté ; il existe dans la nature , i° à l’état de sulfure , 2° à l’état de molybdate ; mais ces produits sont excessivement rares.
Suivant M. Clarke, il ressemble , pour la couleur et pour le brillant , au fer arsenical. Hielm , qui n’avait pu l’obtenir que sous la forme de grains agglutinés , le regardait comme étant d’un jaune pâle à la surface et verdâtre à l’intérieur; il est fixe, cassant , et pèse , suivant Bucholz, 8,600* Hielm ne porte cette pesanteur qu-’à 7,400.
Il a été regardé jusqu’à présent comme înfusible ; mais on est parvenu, dans ces derniers temps , à le séparer du ■sulfure , et à le fondre à l’aide du chalumeau à gaz { Clarke ). On ignore comment il agit sur 1 * air et sur lé gaz oxigène à 1* température ordinaire; mais si on le chauffe jusqu’au rouge , il absorbe le gaz oxigène , et. se transforme eu acide molyb-. dique blanc, volatil.
Le gaz hydrogène, le bore et le carbone ne semblent pas. exercer d’action marquée sur lui. Il existe un composé1 de phosphore et de molybdène que l’on prépare par des moyens particuliers 5 et dont les propriétés n’ont pas été décrites. Si- Foh projette dans un creuset bien rouge un mélange de ce métal et de soufre, et que Ton continue à chauffer fortement, on obtient un: sulfure de molybdène grisâtre , plus, fusible que le métal , décomposable par la chaleur, suivant M. Clarke, et susceptible d’être transformé par P oxigène en gaz acide sulfureux et en acide molyb--
dique volatil, pourvu que la température soit élevée. Ce sulfure se trouve eu petite quantité aux environs du Mont- Blanc, dans les Vosges, en Saxe, en Suède, etc. ; il a la propriété de laisser sur le papier des traces d’un brun verdâtre; il est très-brillant. On ignore comment le molybdène se comporte avec Y iode. Le chlore liquide. le dissout , suivant Bueholz et Geblen , et il en résulte un liquide coloré en bleu , qui paraît être un hydro-chlorate d’oxide de molybdène ; d’où l’on voit que l’eau doit être décomposée. Il n’agitpoint svxY azote, ni sur Y eau , ni sur le gaz oxide de carbone. On ne sait pas comment il se comporte avec les gaz protoxide ët.deutoxide d'azote.
Les acides borique et carbonique n’exercent sur lui aucune action. Il décompose , à l’aide de la chaleur , une portion d’acide phosphorique , s’oxide et se combine avec la portion d’acide non décomposée. L’acide sulfurique concentré est également décomposé parce métal à chaud; il se forme du gaz acide sulfureux qui se dégage , et de l’oxide de molybdène qui s’unit à l’acide non décomposé. On ne sait pas comment agissent sur lui les acides sulfureux, iodique et chlorique. L’acide nitrique étendu est décomposé par le molybdène, surtout à l’aide de la chaleur ; le métal passe en partie à l’état d’oxide bleu , et en, partie à l’état d’acide molybdique. Les acides hydrochlorique et hydro-suif urique n’exercent aucune action sur lui ; on ignore quelle est l’action des acides hydriodique et hydro-phtorique sur lui.
Le molybdène peut s’allier avec un très-grand nombre de métaux; mais aucun des alliages qu’il forme n’est employé.
De Y Oxide de molybdène.
Cet oxide , le seul connu , est un produit de l’art ; il est bleu , difficile à fondre et susceptible d’absorber le gaz
DE l’acide: MOL y b DI Q ÜE. 359
oiîgène à une température élevée , et de se transformer en acide molybdique; il est soluble dans les acides sulfurique, hydro-chlorique et bydro -pbtorique. Il n’a été ni employé ni analysé.
Des Sels formés par V oxide de molybdène.
Les sels de molybdène sont tous le produit de Fart et sans usages ; ils sont si peu connus qu’il ne nous est pas permis d’établir leurs caractères d’une manière générale.
Phosphate de molybdène . Il se présente sous la forme d’un liquide brun jaunâtre, auquel le molybdène métallique ne fait éprouver aucune altération. ( Bucholz , Gehlen. )
Sulfate de molybdène. Il est liquide et offre la même couleur que le précédent. Mis sur du molybdène métallique, il passe au bleu, et l’oxide bleu de molybdène se précipite. ( Bucholz. )
Nitrate de molybdène. Il est liquide , d’irti brun jaunâtre, d’une saveur acide, amère, métallique. Le molybdène pulvérisé agit sur lui comme sur le sulfate.
Hydto-chlorate de molybdène , Il est d’un bleu foncé (1).
De V Acide molybdique.
On ne trouvé cet acide qu’en combinaison avec l’oxide de plomb : encore ce minéral est-il fort rare.
L’acide molybdique est solide, blanc, fort peu sapide,
(1) L’hvdro-chlorate paraît être une véritable combinaison d’acide et d’oxide de molybdène ; mais dans les autres sels dont nous venons de parler , et dont l’histoire est si vague , ne trouverait-on pas souvent un mélange d’oxide de molybdène et d’acide molybdique combiné avec les acides sulfurique et nitrique ?
inodore': il rougit Y infusum de tournesol : sa pesanteur spécifique est de 3,46. Chauffé sans le . contact de l’air, il entre en fusion et criistallîse en refroidissant ; si l’opération se fait à l’air libre , il se réduit en vapeur et donne une fumée blanche. Il est peu soluble dans l’eau. Le solution est décoinposé par un très-grand nombre de corps simples avides,' dioxigènej ainsi le^ zinc, l’étain, le proto-hydrochlorate d’ étain , etc-. , absorbent une portion de son oxigène , même à froid , el le transforment eu oxide de molybdène bleu qui se précipite. Il est formé , suivant M. Bu*, choix , de 100 parties de molybdène et de 49 parties d’oxigèhe.'illm’a pûintd’usàges. -V :
Des Molybdates.
.. Tous ces sels , excepté le niolybdate de plomb, sont le produit de l’art ét nlqnt aüçuri usage. Ceux dé potasse , de soude et d’ammoniaque sont solubles dans l’eau -, les autres s.ont; insolubles o,u très-peu solubles dans ce liquide. Les premiers, ont, une! faible saveur métallique y mis en contact avec un cylindre d’étain et un peu d’acidé hydro-ehlorique, ils.gpnjt décorappsés.; l’étain s’empare d’une partie de l’oxigène de l’acide molybdique et l’oxide bleu se dépose fit se formé en même temps de l’hydro- chlorate- d’étain. Ces sels, sont fort peu connus.-
.^92. Bîolybdfite de magnésie Il est iacris-’allisahle et. soluble dans l’eau 5 sa saveur est amère. (-.Heyer.:)
, 893,,.. ^ Il est pulvérulent; etiâsolùble
dans i’ eau. .. -
394;. ■Molyhdate de potasse. ILcristallisfe en làmésrhom- . boidales luisantes , plus solubles dans l’eau chaude- que dans l’eau froide , douées d’une saveur styptique , et fusibles au chalumeau , sans éprouver la moindre décomposition.
SgS. Moïybdate de soude. On l’obtient sous la forme dé cristaux transparens , très-solubles dans l’eau , inaltérables à
DU CHROME. 36l
l'air, doués d’ime saveur stvptique. et fusibles au chalumeau.
396. Moljbdate d’ ammoniaque. H estsbus la forme d’une masse demi-transparente , soluble dans l’eau, douée d’une saveur styptique, piquante, incristallisable, et décomposable au feu ; en effet , lorsqu’on la chauffe Y une partie de rammonraquë se volatilise, et l’autre partie' se décomposé ; ’ l’hydrogène qui résulté de cette décomposition s’empare d’une portion- del’oxigène de l’acide , et lé fait passer a l’état d’oxide bleu.
897. Moljbdate de' zinc. Il est blanc et insoluble dans l’eau.
Le moljbdate dejer est brun et insoluble dans l’eau.
( Schéele. ) ,v. . -
Du Chrome. . .
Le chrome ne se trouve jamais dans la nature; il entredans la composition: dés pierres tombées du ciel (aérolités) et du fer natif de Sibérie , comme* l’a prouvé le premier M. Laugier. L’àcidé ehromique fait partie du rubis spinelle et du plomb rougé dé Sibérie ; il se trouve aussi à l’état d’oxide, combiné avec l’oxide de fer. Il a été découvert par M. Yauqueïin. . .
Le chrome estsolide , d’uu blanc grisâtre, très-fragile; sa. pesanteur spécifique est de 5, 900, suivant Klaproth. Il ne fond qu’avec la plus grande difficulté;' et lorsqu’il est fortement, chauffé, il donne une niasse poreuse , en partie granuleuse, et eii partie cristaffiné: Il n’agit sur te gaz oxigèné et sur Pair qu autant qüe la' 'température' est; très-élevée :‘al qrs il se transforme en oxide Yert. Parmi les corps simples lian" métalliques, lhWeseul a été combiné avec le chrome. 11 n’exerce point d’action sur Veau , et fort peu ou point situ les acides. On n’a pas examiné les alliages qu’il peut former avec les autres métaux. Chauffe jus qu’au rouge avec
de la potasse et le contact de l’air, il se transforme en acide chromique qui s’unit à l’alcali et donne naissance à du chromate de potasse. Il est sans usages.
De l’Oxide de chrome.
Cet oxide se trouve fort rarement dans la nature. Il est d’un très-beau vert , infusible, inaltérable parle feu, par le gaz oxigène et par l’air. Chauffé jusqu’au rouge brun avec du potassium ou avec de la potasse , et exposé à l’air, il en absorbe l’oxigène et se transforme en chromate dé potasse jaune serin ; il se dissout difficilement dans les acides. Gn l’emploie pour colorer en vert la porcelaine et le verre, et pour en extraire le chrome.
Des Sels formés par l’oxide de chrome.
Ces sels sont à peine connus ; plusieurs même n ont jamais été obtenus ; ils sont le produit de l’art et n’ônt point d’usages. Suivant Richter et Godon , leurs dissolutions sont pr écipitées en brun par Yinfusum de noix , de galle, en vert par l’hydro -cyanate de potasse et de. fer (prussiate) , et par les hydro-sulfates; le précipité formé par ce dernier réactif passe au jaune par l’addition de quelques gouttes d’acide nitrique.
De V Acide cliromique.
L’acide chromi que se trouve dans la nature combiné avec l’oxide de plomb ; il existe aussi dans le rubis spinelle. 11 cristallise en prismes de couleur rouge purpurine, plus pesans que l’eau, doués d’une saveur âcre et styptique, et attirant l’humidité de l’air. Il se dissout très-bien dans l’eau, à laquelle il communique sa saveur, sa couleur, et la propriété de rougir fortement Yinfusum de tournesol. Chauffé dans des vaisseaux fermés , l’acide chromique se décompose, et donne du gaz oxigène et de l’oxide de chrome vert:
DES CHROMATES.
cette décomposition est plus rapide si l’acide est mêlé avec quelque corps avide d’oxigène. Il est décomposé par l’acide hydro-chlorique à l’aide de la chaleur -, il y a dégagement de chlore, formation d’eau et d’hydro-chlorate de chrome vert 5 d’oà il suit qu’une portion d’acide hydro-chlorique est également décomposée 5 en effet , une partie de l’oxigène de l’aeide chromique se combine avec l’hydrogène de l’acide hydro-chlorique pom1 former de l’eau, le chlore est mis à nu , et l’oxide de chrome résultant se dissout dans l’acide hydro-chlorique non décomposé. L’acide sulfureux décompose également l’acide chromique , absorbe une portion de son oxigène, et il en résulte du sulfate de chrome vert. La dissolution de proto-hydro-chlorate d’étain transforme aussi l’acide chromique en oxide vert qui se précipite.
Lorsqu’on verse dans, de l’acide chromique de l’hydrosulfate d’ammoniaque et un peu d’acide nitrique , l’acide chromique et l’hydro-sulfate sont décomposés , et l’on obtient un liquide vert composé de nitrate de chrome et dé nitrate d’ammoniaque, et il se précipite du soufre 5 il est évident que, dans cette expérience, une portion de l’acide nitrique employé s’empare de l’ammoniaque del’hydro-sulfate , formé du nitrate d’ammoniaque , et met l’acide hydro' sulfurique à nu ; l’hydrogène de celui-ci enlève une portion d’oxigène à l’acide chromique , le fait passer à l’état d’oxide de chrome vert qui se dissout dans une portion d’âcide nitrique , tandis que le soufre appartenant à l’acide hydro sulfurique décomposé se précipite. Cet acide est sans, usages.
Des Chromâtes.
Tous les chromâtes j,: excepté celui de plomb, sont le produit de l’art. Ils sont tous colorés en jaune ou en rouge. La plupart de ceux de la première et des quatre dernières
classes sent décomposés par le feu; l’acide chromique se trouve transformé en oxigène et en oxide de chrome vert. Ceux, de potasse , de soude , d?ammoniaque , de chaux , de strontiane , de magnésie , de nickel et de cobalt , sont solubles dans l’eau : les autres sont insolubles. Les chromâtes dissous précipitent en jaune serin lés sels solubles de plomb, en rouge orangé les sels deprotoxide de mercure, et en pourpre les sels d’argenLCes divers précipités sont formés par l’acide chromique et par T oxide de plomb , 'de mercure ou d’argent. Chauffés, avec l’acide hydro-chlorique les chromâtes sont décomposés, et l’on obtient de l’hydro-chlorate d’oxide de chrome, et de l’hydro-chlprate dé l’oxide qui constitue le chromate ;il se dégage du chlore et il se forme de l’eau; phénomènes faciles à expliquer, en se rappelant ce que nous avons dit en parlant de l’action de lacide hydrochlorique sur l’acide chromiqrue. ( Voyez Acide chromique.)
3g8. Chromate de silice. Il est pulvérulent , rouge , inso-. lubie dans, l’eau et n’éprouve aucune altération au feu d©: porcelaine.
399. Chromate de chaucc. On peut l’obtenir sous la forme de cristaux jaunes , solubles dans l’eau; il en est de mêmeàn . chromàte de strontiane. 2 .
- J)oo. Le chromate. de baryte est très-peu soluble dans l’eâu ; il communique- à la porcelaine, une couleur verte
jaunâtre. J ' ■ - .
4,o t . Chromate de potasse. Il cristallise en prismes rhom-bpïdaux jaünes , très-solubles dans l’eau, qùe l’on eipploiegour préparer tous les chromâtes insolubles.
402. Le chromate de soude peut aussi cristalliser. Ib est également jaune et très-soluble dansl’eau.