BU MERCURE
a un "vert clair y solubles dans 4 parties d’eau à io°. (Link. )
522. Sulfate de nickel et de zinc. Il est d’un vert trèsléger, aussi soluble que le précédent; exposé à l’air il blanchit eh s’effleurissant.
523; Nitrate de nickel. Il cristallise en prismes octogones , réguliers , d’un vert légèrement bleuâtre, solubles dans 2 parties d’eau à io°; il est déliquescent dans un air humide , et effiorescent dans un air sec ; chauffé , il se transforme en sous-nitrate olivâtre d’abord, puis en protoxide gris de cendré.
524’. Nitrate de nickel et dû ammoniaque. Il cristallise en prismes octogones, d’un très-joli vert , solubles dans 3 parties d’eau à ïo°.( Thénard. )
525. Hydro-chlorate de nickel. Il est en cristaux confus qui paraissent des prismes carrés ; il se comporte à l’air comme le nitrate ; il est soluble dans 2 parties d’eau à io°.
526. Arsèniate de nickel. Il est solide , d’un vert pomme, en flocons ou en grains cristallins , insolubles dans l’eau.
527. Chromate de nickel. Il est incristallisable , d’un rouge fauve lorsqu’il est concentré, jaune s’il est affaibli; il est très-déliquescent.
Aucun dé ces sels n’est employé ; ce que nous venons d’en dire est extrait du mémoire de M. Tupputi.
Du Mercure ( argent vif).
Le mercure se trouve, i° à l’état natif dans presque toutes les mines de mercure , mais principalement dans dans celles du sulfure; 20 combiné avec le soufre, l’argent; 3° avec le chlore ( muriate de mercure ).
528. Le mercure est un métal liquide, brillant, et d’un blanc tirant légèrement sur le bleu ; sa pesanteur spécifique est de i3,568.
Si , après l’avoir introduit dans une cornue de grès ou de fonte, dont le col est entouré d’un nouet de linge qui
plonge dans l’eau, on le chauffe graduellement, il entre en ébullition à la température de 35o° thermomètre centigrade , se volatilise . et vient se condenser dans le récipient. Si au lieu de le chauffer on l’entoure d’un mélange frigorifique fait avec . deux parties de chlorure de calcium ( muriate de chaux ) et une partie de neige , il se congèle et cristallise en octaèdres si la température est à 4°° — o thermomètre centigrade ; ainsi solidifié, il est malléable, et ne saurait être appliqué sur la peau sans y déterminer une sensation pénible analogue à celle de la brûlure. Le gaz oxighne et Voir atmosphérique, qui n’exercent aucune action sur le mercure à froid, le transforment en deutoxide- rouge à un degré de chaleur voisin de celui auquel il entre en ébullition; L’hydrogène , le bore et le carbone n’agissent point sur lui. L’existence d’un phosphore de mercure est douteuse , d’après les observations de M. Thompson.
Le, soufre , trituré ou chauffé avec du mercure , peut se combiner avec lui , et donner naissance à un produit noir formé, d’après les expériences récentes de M. Guibourt, de sulfure de mercure rouge ( cinnabre ) et de mercure métallique 5 en sorte que cette masse noire n’est pas un sulfure particulier comme on l’avait cru ; on l’appelait autrefois éthiops de mercure j on ne l’emploie plus en médecine. Le sulfure rouge de mercure ( cinnabre ) retiré de cette masse ou préparé par d’autres moyens, paraît violet lorsqu’il est en fragmens ; il est au contraire d’un beau rouge quand il est pulvérisé , et porte le nom de vermillon . Il est susceptible d’être sublimé en aiguilles cristallines lorsqu’on le chauffe jusqu’au ronge brun ; il serait décomposé si on le soumettait à une chaleur pins forte, et il en résulterait de la vapeur mercurielle qui produirait une forte détonnation. Le fer et plusieurs antres métaux lui enlèvent le soufre à l’aide de la chaleur , et le mercure se volatilise. Il n’éprouve aucune altération de la part de l’air ni du gaz
oxigène à froid-, mais si on élève la température il se transforme en acide sulfureux et en mercure. Il est formé de ioo parties de mercure et de 16 de soufre^On le trouve ai France, à Idria en Carniole, à Abnaden en Espagne, près de Schemnitz en Hongrie, en Chine, au Pérou et dans quelques autres parties de l’Amérique. Il est employé en peinture et pour obtenir le mercure. On s’en est servi en médecine, sous la forme de fumigations, pour guérir les cancers anciens , les dartres vénériennes , les douleurs ostéocopes et les rhagades invétérées ; il est encore employé aujourd’hui par quelques médecins étrangers.
52g. L’iode peut être combiné avec le mercure en deux proportions : le sous-iodure est jaune verdâtre ; l’iodure est rouge orangé; tous les deux sont fusibles et volatils. Le chlore gazeux se combine avec ce métal , même à la température ordinaire; si en chauffe le mélange, il. se produit une flamme d’un rouge pâle, et le mercure passe à l’état de chlorure. On connaît deux combinaisons de ce genre.
Du Proto - chlorure de mercure ( calomèlas J.
Le proto -chlorure de mercure, appelé aussi mercure doux y panacée mercurielle , précipité blanc , est solide , blanc, insipide, insoluble dans l’eau; exposé à l’action du calorique il se volatilise, et fournit des cristaux qui sont des prismes tétraèdres terminés par des pyramides à quatre faces; il jaunit, et finit même par noircir lorsqu’il est exposé pendant long-temps à la lumière; il n’éproüve du reste aucune altération à l’air ; le phosphore lui enlève le chlore à l’aide de la chaleur, passe à l’état de proto-chlorure de phosphore très-volatil ( voyez § 60 ) , et le mercure est mis à nu. Le chlore le dissout lorsqu’il est récemment fait, et le change en deuto-chlorure ( sublimé corrosif). Mêlé avec du charbon et la quantité d’eau nécessaire pour
faire une pâte, il est décomposé si on le chauffe; et l’on obtient du mercure métallique, du gaz acide hy dr o-chlori que,
. du gaz acide carbonique et un peii de gaz oxigène. Dans cette expérience l’eau est également décomposée; l’hydrogène s’unit au chlore , tandis que l'oxigène se combine en partie avec le charbon. Chauffé avec de la potasse solide, il fournit du mercure et du gaz oxigène qui se volatilisent , et du chlorure de potassium fixe ; d’où il suit qu’il est décomposé ainsi que la potasse ; le chlore s’unit au potassium de celle-ci , tandis que le mercure mis à nu et le gaz oxigène provenant delà potasse décomposée se dégagent.
Le proto-chlorure de mercure est employé en médecine, i° comme un excellent fondant, dans le carreau, les diverses maladies scrophuleuses , les engorgemens du foie , de la rate, etc.; 20 comme purgatif; 3° comme anti-vermineux ; on s’en est souvent servi pour prévenir ou pour combattre la diathèse vermineuse dans les petites-véroles épidémiques ; 4° comme anti-syphilitique. Clare a conseillé, pour guérir la vérole, de frictionner légèrement, matin et soir , l’intérieur des joues , les lèvres et les gencives avec ce médicament. On l’administre aux adultes depuis 2 jusqu’à 8 et 12 grains , suivant l’indication que l’on veut remplir; on le donne aux enfans depuis j de grain jusqu’à 1 ou 2 grains, suivant l’âge ou l’affection : on l’associe ordinairement à des extraits.
Du Deuto- chlorure ( sublimé corrosif ).
Le deuto-ehlorure est un produit de l’art; il est le plus ordinairement sous la forme de masses blanches , compactes , demi - transparentes sur leurs bords , hémisphériques et concaves; la paroi externe de ces masses est polie et luisante j l’interne est inégale , hérissée de petits cristaux brillans , tellement comprimés qu’on, ne peut en distinguer
les faces ; il est tantôt sous la forme de faisceaux aiguillés , de cubes ou de prismes quadrangulaires } il a une saveur extrêmement âcre et caustique ; sa pesanteur spécifique est de 5,1398. Il se volatilise plus facilement que le précédènt, et répand une fumée blanche, épaisse,d’une odeur piquante, nullement alliacée, susceptible de ternir une lame de cuivre parfaitement décapée. Si l’on frotte la partie de cette lame où la couche de deuto- chlorure est appliquée, elle acquiert la couleur blanche, brillante . argentine qui caractérise le mercure d’où il suit que le cuivre s’empare du chlore et met le métal à nu. Exposé à l’air, le deuto-chlornre perd un peu de sa transparence et devient opaque et pulvérulent à sa surface. Le phosphore , le charbon et la potasse agissent sur lui comme sur le proto-chlorure.
Chauffé avec le quart de son poids d 'antimoine métallique, il est décomposé , et il en résulte du mercure volatil et du chlorure d’antimoine (beurre d’antimoine ) beaucoup plus volatil encore. Mêlé avec le tiers de son poids dV étain pulvérisé, et exposé à l’action du calorique dans des vaisseaux fermés , on obtient , i° plus du cinquième du poids du mélange de deuto-chlorure d’étain très-volatil ( liqueur fumante de Libavius ) 5 2° du proto-chlorure d’étain beaucoup moins volatil qui reste dans la comue 5 3° un amalgame de mercure et d’étain 5 d’où il suit que l’étain à cette température a plus d’affinité pour le chlore que le mercure. Le deuto-chlorure de mercure ( sublimé corrosif) se dissout dans n parties d’eau froide et dans 2 parties d’eau bouillante ( Henry et Chaussier ). Le solution est de I’hydro-chlorate de deutoxide de mercure. (J^oy. pag. i83 , Action des chlorures sur ï eau).
53 o. U azote est sans action sur le mercure. Lorsqu’on agite pendant long-temps ce métal avec de Veau privée d’air, ses molécules s’atténuent prodigieusement et finissent par devenir noires ; l’eau n’est pas décomposée et le mer-
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cure ne se trouve pas oxide ; l’action qu’exerce l’eau sur ce métal à Une température de ioo° thermomètre centigrade est assez remarquable et peu connue ; l’eau acquiert des propriétés vermifuges ; le mercure absorbe de son poids d’humidité , et le poids du métal n’augmente pas.
Les acides borique, carbonique et phosphorique n’agissent pas sur le mercure. L’acide sulfurique concentré, qui n’exerce aucune action sur lui à froid , l’attaque à l’aide de la chaleur, lui cède une portion de son oxigène , passe à l’état de gaz acide sulfureux, et s’ilest employé en assez grande quantité , le transforme en deutoxide qui se combine avec l’acide non décomposé , en sorte que la masse ' blanche que l’on obtient est composée d’üne plus ou moins grande quantité d’acide sulfurique et de deutoxide de mercure. Si l’acide sulfurique est étendu de son poids d’eau, il se dégage peu d’acide sulfureux et il se forme du protosulfate. L’acide nitrique concentré agit rapidement à froid sur ce métal, se décompose en partie et le transforme en deutoxide qui se dissout dans l’àcidë nitrique non décomposé; lè gaz nitreux ( deutoxide d’azote ) provenant de là portion d’acidè décomposée reste pendant quelque temps en dissolution dans la liqueur et la colore en vert ; mais bientôt après la température s’élève, le gaz sè dégage y répand des vapeurs orangées et la dissolution se décolore. Si l’acide nitrique èst étendu de quatre ou cinq parties d’eau et que le mercure soit en excès , celui-ci ne passe qu’à l’état de protoxide, et il ne se forme que du proto-nitrate si l’on fait bouillir la liqueur pendan t une demi - heure. L’acide nitreux attaqué aussi ce métal, l’oxide et le transforme en nitrite. Les acides hydrc-chlonque et hjdro-phtorique n’ont point d’àction sur le mercure. Plusieurs des métaux précédemment étudiés peuvent se combiner avec lui et donner des alliages que Ton connaît sous le nom d 'amalgames.