ÜES MÉTAUX D2 LA SIXIÈME CLASSÉ. S
formé de potasse , d’acide ehromique , d’oxide d’osmium , d’oxide d’iridium , d’oxidé de fer et d’oxide de titane , de silice , et d’un peu d’alumine -, en le traite par de l’eau tiède , et l’on obtient (i) une dissolution D > formée de potasse , d’acide ehromique, d’oxide d’osmium, d’un peu d’oxide d’iridium, d’oxide de titane, d’oxide de fer , d’alumine et de silice ; et un résidu R composé d’oxide de fer, d’oxide de titane, d’oxide d’iridium, et d’un peu de silice.
On verse dans la dissolution D assez d’acide nitrique pour saturer la potasse, et l’on en précipite des flocons verts qui sont formés par l’oxide d 'iridium , l’oxide de titane , l’oxide de fer, l’alumine, la silice, et quelquefois par un peu d’oxide de chrome 5 la liqueur jaune contient du chroma te et du nitrate de potasse et de l’oxide d’osmium-, on la filtre 5 on en sature l’excès de potasse par un peu d’acide nitrique et on la distille 5 parcemoyen , l’oxide d’osmium se volatilise avec l’eau, et peut être recueilli dans un récipient entouré de glace ; on le mêle avec un peu d’acide hydro-chlorique , et on en sépare Y osmium au moyen d’une lame de zinc, qui s’empare del’oxigèrie de l’oxide d’osmium: on lave le métal et on le fait fondre. Pour obtenir l’ iridium, on met en contact, pendant plusieurs jours , le résidu R. avec un excès d’acide hydro-chlorique étendu de la moitié de son poids d’eau , et l’on obtient une liqueur d’un vert foncé L, et un résidu bleuâtre T7. Ce résidu , traité à plusieurs reprises par le nitrate de potasse , finit par se dissoudre entièrement dans l’acide hydro - ehlorique froid , ce qui augmente la quantité de liqueur verte Z. Cette liqueur est composée d’hydro-cblorate de fer , de titane et à? iridium. On la fait bouillir pendant long-temps avec de l’acide nitrique ; on l’étend de beaucoup d’eau , et on la neutralise par l’am-
(1) Une portion d’oxide d’osmium s’est volatilisée et condensée dans le récipient.
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moniaque ; alors on la fait bouillir, et l’on obtient un précipité d’oxide de titane et d’un peu d'oxide de fer ; on lave bien le précipité , on rapproche les liqueurs par l’évaporation , et on les traite par une dissolution d’hydrochlorate d’ammoniaque , qui y forme un précipité noir cristallin d’hydro - chlorate d’ammoniaque et d’iridium , qu’il suffit de laver et de calciner pour en avoir Y iridium pur, car l’hydro-ehlorate d’ammoniaque se dégage avec l’oxigène et l’acide hydro-chlorique , qui étaient combinés avec le métal. La liqueur alors contient de l’ hydro-chlorate de fer , de titane , et une certaine quantité d'hydro-chlorate YY iridium qui n’a pas été entièrement précipité ; on l’étend de beaucoup d’eau*, on y verse de l’ammoniaque, et l’on en sépare sur-le-champ les oxides de fer et de titane j on la filtre , et , par l’évaporation, on obtient l’hydro-chlo-^ rate d’ammoniaque et d’iridium, que l’on calcine pour avoir une nouvelle portion di iridium.
La dissolution A ., contenant le platine ,. le palladium , le rhodium et plusieurs autres métaux ( pag. 5a6 ) , doit être évaporée et concentrée pour en chasser l’excès d’acide ; on i’étend de dix fois son poids d’eau, et l’on y verse un excès de dissolution concentrée d’hydro-chlorate d’ammoniaque : il se produit sur-le-champ un précipité jaune' d’hydro-ehlorate d’ammoniaque et de platine , que l’on lave" et que l’on chauffe jusqu’au rouge, pour en volatiliser le1 sel ammoniac , l’acide hydro-chlorique etl’oxigène, et l’on obtient le platine sous la forme d’une masse spongieuse. Il suffit d’allier cette masse avec | d’arsenic, et de la chauffer ensuite graduellement jusqu’au rouge blanc , avec le contact de l’air, pour avoir le platine en lingots; l’arsenic que l’on a employé pour rendre le platine fusible , passer à l’état d’oxide et se volatilise.
La dissolution A , dont on a séparé le platine , renferme" beaucoup de métaux j parmi lesquels se trouvent le palla «•