‹ Élémens de chimie médicaleChapitre 96 sur 110 · DES MÉTAUX DE LA SIXIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

DES MÉTAUX DE LA SIXIÈME CLASSE

dîum et le rhodium , et même une certaine quantité de platine. On y plonge des lames de fer, et l’on obtient un précipité noir composé de fer, de cuivre, de plomb , de mercure, de palladium, d’iridium, de rhodium, d’osmium et de platine : ces cinq derniers métaux paraissent être combinés et oxidés. On le traite à froid par l’acide nitrique , qui dissout du fer ^ du cuivre , duplomb, du mercureet unpeu de palladium -, le résidu est mis en contact avec l’acide hydrochlorique à la température ordinaire , qui dissout beaucoup de fer , du cuivre , un peu de palladium , de platine et de rhodium ;on recommence le traitement parl’acide nitrique et par l’acide hydro-chlorique , jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’action 5 le résidu contient la majeure partie du rhodium , et du palladium , du platine , de l’iridium , du chlorure de mercure , du mercure . du chlorure de cuivre , du fer et du cuivre * On le lave, et on le fait dessécher fortement; il se volatilise dumëreure, du chlorure de cuivre, du chlorure de mercure, et peut-être un peu d’oxide d’osmium; on le fait chauffer à deux reprises différentes avec de l’eau régale concentrée, qui en dissout la majeure partie; la portion non dissoute contient beaucoup à’ iridium.

La liqueur obtenue avec Fèau régale qui renfeime du platine , du rhodium , du palladium , de l’iridium , du fer et du cuivre , est évaporée j nsqu’en consistance de sirop , étendue de dix fois son poids d’eau, et précipitée par une dissolution concentrée d’hydro-chlorate d’ammoniaque afin d’en précipiter du platine à l’état d’hydro-chlorate double ; on la filtre , et on l’évapore de nouveau presque jusqu’à siceité ; on l’étend d’eau , et il se sépare encore une portion du même sel , coloré en rouge-grenade par un peu d’hydro-chlorate d’iridium. Cette liqueur , privée de tout le platine , est rendue acide par un peu d’acide hydro-chlorique ; alors on la sature par l’ammoniaque , et l’on voit paraître un précipité cristallin,, brillant, d’un beau rose, formé par le sous-hydro* 1. 34

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chlorate de palladium, qu’il suffit de laver et de calciner pour en extraire le métal.

La dissolution ainsi précipitée , et qui contient encore le rhodium et les autres métaux dont nous avons parlé, est évaporée jusqu’à ce qu’elle puisse cristalliser par refroidissement; on égoutte les cristaux, et on les traite à plusieurs reprises par l’alcool à 36° , qui dissout les hydro-chlorates de fer , de cuivre et de palladium non séparés , et il reste une poudre rouge qui est de l’hydro-chîorate de rhodium ammoniacal ; on le dissout dans une petite quantité d’eau et d’acide hydro-chlorique , pour le séparer d’un peu d’hydro-chlorate d’ammoniaque et de platine qu’il peut contenir ; on fait évaporer la dissolution , et on la chauffe jusqu’au rouge pour en avoir le rhodium. Le procédé dont nous venons d’exposer les détails appartient à M. Vauquelin. Il en existe un autre de M. Wollaston, à l’aide duquel on peut aussi se procurer très-bien ces divers métaux : il diffère beaucoup du précédent. (Voy ez,Ann. de Chimie. )

La liqueur C condensée dans le récipient renferme beaucoup d’acide et de l’oxide d’osmium; on sature l’acide par un lait de chaux , et on soumet le mélange à la distillation: l’oxîde dû osmium se volatilise. (M. Laugier.)

Des Oxides de la première classe.

Oxide de silicium (silice). On introduit dans un creuset une partie de sable ou de cailloux bien pulvérisés , et 3 parties de potasse ; on chauffe graduellement le mélange jusqu’au rouge; la potasse fond, perd son eau, se boursouffie , et se combine avec la silice. Lorsque la fusion est opérée , ou du moins que la masse est en pâte molle , on la coule et on la laisse refroidir dans un vase de cuivre ou d’argent. On la traite dans une capsule par quatre ou cinq fois son poids d’eau , dont on élève la température ; on filtre la

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dissolution , à laquelle on donnait autrefois le nom de liqueur de cailloux ( potasse silicée ) ; on y verse assez d’acide sulfurique , bydro-chlorique ou nitrique , pour saturer la potasse , et l’on obtient un précipité gélatineux de silice 5 on décante la dissolution saline formée , et on lave le dépôt que l’on fait dessécher. Si la dissolution était trop étendue , et que la silice ne fût pas précipitée par l’acide , il faudrait la concentrer par l’évaporation.

Oxide de zirconium ( zircone ). On prend du zircon passé au tamis , et on le fait chauffer jusqu’au rouge avec trois ou quatre fois son poids de potasse caustique , dans un creuset de platine; au bout de trois quart- d’heures , on délaie le produit dans dix ou douze fois son poids d’eau , et on y verse assez d’acide hydro-cblorique pour le dissoudre en entier : cette dissolution renferme des hydro-chlorates de potasse , de zirconé, de fer et de silice ; en effet lé zircon donne à l’analyse 65 de zircone , 33 de silice, et 2 d’oxide dé fer (Klaproth et Vauquelin ) ; il'ne peut être dissous par les acides qu’après avoir été divisé par la potasse ou par une autre substance analogue. On fait évaporer la dissolution jusqu’en Consistance de gelée ; l’hydro-chlorate de silice se décompose^ la silice se précipite, tandis que l’àéide se volatilise ; on traite de nouveau par l’eau, on filtre , et l’on obtient une dissolution formée des hydro-chlorates de potasse , de zircone et de fer ; on y verse peu à peu de l’hydro-sulfaté sulfuré d’ammoniaque pour en précipiter seulement le fer à l’état d’hydro-sulfate noir; on a soin de nepas employer un excès de ce réactif , car il précipiterait aussi la zircone; on cesse d’en ajouter lorsque le dépôt n’est plus noir ; alors on filtre la dissolution , et on en précipite la zircone par l’ammoniaque , qui s’empare de l’acide de l’hydro-chlorate de zircone; on la lave pour la dessécher, etc.

Oxide d’aluminium (alumine). On verse un excès

d’ammoniaque dans une dissolution de sulfate acide d’alumine et de potasse (alun); le sulfate d’alumine seul est décompose, et l’alumine se précipite; on la lave à plusieurs reprises pour dissoudre les sulfates d’ammoniaque et de potasse, et on la dessèche.

Oxide d’yttrium (yttria). On fait bouillir dans une fiole une partie à'ytterbite pulvérisée, avec 4 ou 5 parties d’acide nitrique un peu étendu d’eau, et l’on obtient des nitrates d’yttria , de chaux , de manganèse et de fer solubles; tandis qu’il reste de la milice et de l’oxide de fer qui n’ont pas été dissous. L’ytterbite renferme en effet ces différons oxides. On décante la liqueur, on l’étend d’eau pour la filtrer, puis on la mêle avec les eaux de lavage du résidu. On la dessèche par l’évaporation pour en séparer l’excès d’acide nitrique , et on traite la masse par l’eau, qui dissout les nitrates d’yttria, de chaux , de manganèse, et la portion de nitrate de fer non décomposée par l’action de la chaleur ; on filtre et on verse dans la dissolution un grand excès de sous-carbonate d’ammoniaque qui précipite la chaux , le manganèse et le fer à l’état de sous-carbonates ; tandis qu’il reste dans la liqueur du nitrate d’ammoniaque et du sous-carbonate d’yttria dissous par l’excès de sous-carbonate d’ammoniaque ; on filtre et on fait bouillir la dissolution ; le sous-carbonate d’yttria ne tarde pas à sè précipiter à mesure que le sous-carbonate d’ammoniaque se volatilise ; on lave le précipité; on le dessèche et on le fait rougir dans un creuset pour en dégager l’acide carbonique et avoir X yttria pure.

On ferait encore les. mêmes opérations si l’ytterbite contenait de laglucine, excepté qu’il faudrait séparer le sous-carbonate de glucine du sous-carbohate d’yttria par une dissolution de potasse qui ne peut dissoudre que le premier.

Oxide de glucinium (glucine). On l’extrait du béril ou

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