‹ Élémens de chimie médicaleChapitre 99 sur 110 · DES OXIDES DE LA QUATRIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

DES OXIDES DE LA QUATRIÈME CLASSE

vescence et l’oxide est formé ; on le lave et on le fait séclier.

Des Oxides de la quatrième classe.

Oxide d'arsenic ( acide arsenieux ). Lorsqu’on grille les mines de cobalt arsenical , l’arsenic passe en partie à l’état d’oxide blanc volatil, qui se sublime ; mais comme cet oxide n’est pas pur , on le sublime de nouveau dans des cucurbites en fonte.

Acide qrsenique. On fait chauffer dans une cornue de verre, à laquelle on adapte une allonge et un récipient bitubulé , un mélange d’une partie d’oxide d’arsenic bien pulvérisé , de 2 parties d’acide hydro-chlorique liquide concentré , et de 4 parties d’acide nitrique à 34°. L’oxide qui , à raison de sa force de cohésion, n’enlèverait l’oxigène à l’acide nitrique qu’avec difficulté, se dissout dans l’acide bvdro-chloriqüe , se divise , et peut alors être transformé en acide au moyen de l’oxigène de l’acide nitrique : aussi se dégage-t-il beaucoup de gaz nitreux. Lorsque la liqueur est presqu’en consistance sirupeusé , on la retire , et on continue à l’évaporer dans une capsule de porcelaine : le produit solide que l’on obtient est l’acide arsenique.

Oxide de chrome. On introduit du chromate de mercure dans une petite cornue de grès , dçnt le col se rend dans une allonge à l’extrémité de laquelle est attaché un petit nouet de linge qui plonge dans l’eau ; on chauffe graduellement la cornue jusqu’au rouge; le sel se décompose, et l’on obtient de l’oxide de chrome fixe qui reste dans la cornue , du gaz oxigène qui se dégage , et du mercure qui se volatilise et se condense.

Acide chromique. On fait dissoudre le chromate de baryte récemment préparé ( voyez pag. 5qj ) dans de l’acide nitrique faible, et on y verse peu à peu de l’acide sulfurique étendu d’eau ; il se forme un précipité de sulfate de

baryte ; on filtre , et on fait évaporer doucement la liqueur jusqu’à siccité; l’eau et l’acide nitriquese volatilisent, tandis que l’acide eliromique reste , pourvu qu’on ne chauffe pas assez pour le décomposer. On doit garder une portion de chromatede baryte pour s’en servir dans le cas où l’on aurait employé trop d’acide sulfurique, ce que l’on reconnaîtra au moyen d’un sel soluble de baryte , qui formera dans l’acide chromique un précipité blanc de sulfate de baryte, insoluble dans l’eau et dans l’acide nitrique.

Oxide de molybdène. On plonge une lame de zinc dans une dissolution d’acide molybdique 5 celui-ci cède au métal une portion de son oxigène , et l’oxide bleu se précipite,.

Acide molybdique. On fait griller , à une douce chaleur , le sulfure de molybdène pulvérisé 5 on l’agite souvent afin de mettre toutes ses* parties en contact avec l’air ; il se forme du gaz acide sulfureux qui se dégage, et de l’acide molybdique qui reste avec un peu de sulfure non décomposé ; on fait chauffer le résidu avec une dissolution de potasse ; le molybdate obtenu est décomposé par l’acide nitrique , sulfurique ou hydro-chlorique , qui s’emparent de la potasse et précipitent l’acide.

Acide tungstique. On fait chauffer pendant deux heures une partie de wolfram pulvérisé et séparé de sa gangue (mine composée principalement d’acide tungstique, d’oxide de fer et d’oxide de manganèse), avec cinq ou six fois son poids d’acide hydro-chlorique liquide, qui dissout les oxides de fer et de manganèse , et laisse l’acide tungstique sous la forme d’une poudre jaune ; mais il est mêlé avec un peu de gangue et avec du wolfram non décomposé ; on le lave et on le fait dissoudre à froid dans l’ammoniaque 5 on filtre et on évapore le tungstate qui a été produit 5 lorsqu’il est sec , on le chauffe dans un creuset pour en volatiliser l’ammoniaque j et l’acide reste pur,

Page 1