Des huiles
On distingue les huiles en fixes et volatiles; on les extrait toutes deux des plantes. Les premières se trouvent principalement dans les graines bilobées; quelquefois cependant on les trouve dans la poulpe du fruit, comme dans l’olive. Les huiles fixes sont toujours mêlées à une portion de mucilage
qui leur donne la propriété de se mêler avec l’eau; on les extrait par l’expÉession et l’ébullition.
Toutes les parties des plantes , excepté les graines , donnent des huiles volatiles; dans la racine ou la tige, dans les feuilles, les fleurs ou l’ovaire. On prétend que l’odeur particulière des plantes est due à une huile volatile. On les extrait d’ordinaire par la distillation. Leur couleur dominante est la jaune ; quelques-unes cependant sont vertes et d’autres bleues.
i3. De la cire.
La cire qu’on extrait des rayons formés par les abeilles, est une collection de substances végétales. On la regarde comme végétale , puisqu’on trouve l’analogie de la même espèce dans des végétaux, entr’autres le vernis des parties supérieures des feuilles de certains arbres. Quand la cire est purè, elle est inodore et insipide, inaltérable à l’air et insoluble dans l’eau. Naturelle , elle fond à 6 1 . 1 1 , centigr. mais à l’état de pureté, à 68.33 centigr.; elle prend les formes d’un fluide transparent incolore et par l’augmentation de la température elle entre en ébullition, et s’élève en vapeurs qui brûlent avec une flamme brillante. Les acides n’ont que peu d’action sur la cire ; mais elle est soluble dans l’alcool bouillant et dans l’éther à 6o° centigr. : elle se précipite de ces deux dissolutions par le refroidissement. Elle est soluble dans les huiles fixes, par la chaleur, et ce composé appelé cérat , est fort employé pour les pansemens. La cire se combine avec les alkalis fixes et forme avec eux une espèce de savon.
La cire s’extrait de différentes plantes, particulièrement du rnyrica-cerifera. On la prépare avec les baies de la plante que l’on place dans un vase d’eau; pendant la chaleur qu’on fait subir au mélange, on écrase les baies contre les bords du vase, et la cire vient nager à la surface; on la recueille et on la purifie. Il paraît que cette cire est particulièrement déposée dans l’enveloppe extérieure des baies; elle est verdâtre, fond à 4^*78 centigr, brûle avec une forte chaleur
et produit une flamme blanche; son odeur est agréable, la fumée qu’elle produit est presque nulle. Ses autres propriétés sont analogues à celles de la cire d’abeilles.