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DU CH ROM ITIM ET DE SES COMPOSES

Ce métal fut découvert par M. Vauqiiolin en 1797, dans le plomb rouge de Sibérie. Quand une partie de la mine est mise en ébullition avec deux parties de carbonate de potasse

dans 100 parties d’eau, l’acide carbonicpie de la potasse s’unit avec le plomb , tandis que la potasse s’unit avec une substance acide, l’autre partie constituante de la mine, qui reste en solution. Le sel est décomposé par l’acide nitrique, qui se combine avec la potasse , et l’oxide de chrome se précipite. Cet oxide, étant fortement chauffé avec du charbon, produit le chromium métallique, qui est blanchâtre, trèscassant, et qui requiert une très -grande chaleur pour le fondre. Sa pesanteur spécifique est de 5. 9. Il est faiblement magnétique. Ce métal est inaltérable à l’air ; mais quand on le chauffe avec le contact de l’atmosphère, il se convertit en oxide. Il constitue trois oxides différens , savoir : le vert, le brun et le jaune, ou l’acide chromique, suivant les différentes proportions d’oxigène avec lesquelles ils se combinent.

L’oxide vert (1) se prépare en exposant l’acide chromique à vase clos, à la chaleur : l’acide se décompose en partie et produit l’oxide vert. L’oxide brun s’obtient en dissolvant le premier dans l’acide nitrique; on évapore jusqu’à siccité et on chauffe la masse jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’acide nitreux : il est insoluble dans les acides et très-peu soluble dans les alkalis. L’oxide jaune ou l’acide chromique est rouge foncé, ayant un goût métallique, soluble dans l’eau et produisant des cristaux rouges ; il paraît qu’il contient le double d’oxigène de l’oxide vert. Cet acide se combine avec les alkalis , les terres et les oxides métalliques. On appelle les composés des chromâtes. On trouve le chrome dans la nature combiné avec le plomb et le fer.

(1) On prépare l’oxide vert de chrome en distillant le chromate de mercure. On l’obtient encore plus facilement en faisant bouillir le chromate de potasse dans l’acide bydrochlorique concentré , et précipitant ensuite par l’ammoniaque l’oxide de chrome que contient la dissolution; on lave et on triture le précipité à l’eau, et on le calcine à grand feu pour lui donner plus d’intensité. Ce dernier procédé est le plus facile de tous ceux qui ont été proposés jusqu’à ce jour.

( Note du Traducteur. )

SECTION XXIII

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