DU TITANE ET DE SES COMPOSÉS
Ce métal fut découvert par Klaproth en 1793, il le retira de son oxide rouge : mais deux ans auparavant, M. Gregor avait trouvé un oxide semblable, dans le sable noir du Menachan , en Cornouailles ; il l’appella menachine ; mais il ne fut pas capable de le réduire. On n’a trouvé ce métal qu’à l’état d’oxide, cristallisé et disséminé dans le quartz. Pour l’extraire, on fait une pâte de 100 d’oxide, 5o de borax calciné et 5o de charbon, avec de l’huile; on la soumet à un feu de forge de 1660 wedgewood. Par ce moyen, on obtient une masse brune, agglutinée et brillante à la surface. Ce métal , qu’on ne s’est encore procuré qu’en très-petites quantités, est rouge jaunâtre; c’est un des plus infusibles de tous; il se ternit à l’air, et s’oxide à l’aide de la chaleur. Il paraît former trois oxides , le bleu ou le pourpre , que l’on obtient quand on expose le métal à la chaleur à l’air ouvert; l’oxide rouge, qui est un produit de la nature, et l’oxide blanc, qu’on prépare en fondant l’oxide rouge et 4 fois son poids de potasse. On dissout la masse dans de l’eau, et l’oxide blanc se précipite. Le phosphure de titane a été formé, mais ce métal n’a pas encore été combiné avec le soufre.
Les acides sulfurique et nitrique dissolvent le carbonate de titane. La première solution refuse de cristalliser , mais on obtient des cristaux transparens de la seconde.
SECTION XXIV