METAUX DUCTILES , MAIS TRES DIFFICILEMENT
OXIDABLES.
i°. De F Argent .
Qu’est-ce que l’argent ?
L’argent est un métal d’un blanc très éclatant que la nature présente quelquefois pur , et fréquemment mêlé à beaucoup d’autres mines, ou à l’état de combinaison avec plusieurs substances qui le minéraîisent.
On distingue cinq espèces principales de mines d’argent, avec un grand nombre de variétés, savoir : i°. Y argent natif , ou vierge ; 3°. Y argent antimonial; 3°. Y argent sulfuré , ou vitreux des minéralogistes ; 4°. Y argent antirnonié sulfuré (argent rouge des anciens) ; 5°. Yargent muriaté ? appelé autrefois argent corné .
L’exploitation des mines d’argent s’opère par des procédés qui varient d’après l’espèce et la nature de celle sur laquelle on agit ; quelquefois on la pratique par le simple amalgame
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de l’argent natif avec du mercure , et on sépare ensuite celui-ci par la distillation. Dans quelques autres circonstances on fait griller le sulfure et arseniure d’argent, et on fond ensuite avec du plomb pour purifier le métal par la coupellation (i). Souvent encore , et lorsque l’on traite une mine d’argent peu riche et alliée au cuivre, on la fait fondre avec une certaine quantité de plomb pour former des pains de liquation , que l’on chauffe ensuite de manière à produire la fusion du plomb , qui entraîne avec lui l’argent : on a recours à la liquation (2) pour isoler le plomb.
Quels sont les caractères de l’argent?
L’argent , à l’état de pureté , est un métal sans odeur ni saveur , inaltérable à la lumière , peu dur , et très sonore ; il est bon conducteur de l’électricité et du galvanisme , éminemment malléable et ductile , et cristallisable en pyra~
(1) La coupellation est une opération par laquelle on sépare l’argent de tous les métaux avec lesquels il est allié, excepté l’or, en le faisant fondre avec du plomb
1 dans un petit vase peu profond, fait d’os calcinés, qu’on
1 nomme coupelle.
(2) La liquation a pour objet la séparation, à l aide de la chaleur, d’un ou plusieurs métaux alliés de quelques autres qui sont moins fusibles,
mide quadrangulaire , lorsque fondu on le laisse refroidir lentement.
Ce métal , quand il est exempt d’alliage , n’est pas altéré par l’action de l’air, et si sa surface s’y ternit , on doit en attribuer l’effet à la présence de quelque fluide élastique répandu dans l’atmosphère , et notamment à celle du gaz hydrogène sulfuré ; ce qui donne lieu, suivant M. Proust , à la formation d’un vrai sulfure d’argent.
Exposé à l’action d’une chaleur un peu forte , l’argent rougit et se fond ensuite ; alors il est très éclatant, et lance des jets de lumière extrêmement brillans , que les essayeurs appellent éclair de l’argent ou coruscation. A une très haute température , ce métal bouillonne à la manière d’un liquide , et se volatilise ensuite • à une chaleur très violente , il brûle avec une flamme blanche verdâtre , et fournit une petite quantité d’oxide verdâtre et facilement réductible , même à la lumière du soleil.
C’est à l’aide des acides , et particulièrement par l’action du nitrique , que l’on obtient l’oxidation de ce métal, dont M. Proust admet deux degrés distincts , savoir : l’oxide au maximum , qui contient 0,9 - d’oxigène , et l’oxide au minimum , qu’on forme en faisant bouillir
une dissolution concentrée de nitrate d’argent avec de l’argent réduit en poudre fine (i).
L’argent se combine avec le soufre , le phosphore , et avec une infinité de métaux , et forme des sulfures et phosphures d’argent , et des alliages plus ou moins usités.
Il noircit par les sulfures alcalins , l’hydrogène sulfuré , les exhalaisons animales fétides , les œufs cuits , et par l’action de plusieurs autres substances.
Beaucoup d’acides attaquent l’argent , quoiqu’avec moins d’énergie que les autres métaux. Avec l’acide sulfurique concentré et chaud , on obtient une dissolution qui fournit par l’évaporation des cristaux de sulfate acide d’argent très caustique.
L’acide nitrique agit sur lui avec véhémence ; la dissolution est incolore si l’acide employé a été soigneusement privé d’acides muriatique et sulfurique , et bleue ou verte , lorsque l’argent n’est pas pur , et qu’il contient
(i) Quand on veut pulvériser de l’argent dans les pharmacies , on broie sur un porphyre une certaine quantité d’argent en feuilles avec du miel blanc j on opère ensuite la solution de cet excipient avec de l’eau
pure, et l’argent se précipite à l’état d’une grande division.
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du cuivre. Cette dissolution évaporée jusqu’à pellicule avec Inattention requise , fournit du nitrate d’argent , qui sert à préparer un médicament très usité , que l’on appelait anciennement pierre infernale , et aujourd’hui nitrate d’argent fondu.
Quelles sont les règles à observer dans la préparation du nitrate d’argent fondu ?
Pour l’obtention de cette substance , on prépare d’abord la dissolution de la manière suivante : on prend de l’argent de coupelle , ou mieux de celui obtenu par la réduction du muriate d’argent; on le met dans un matras d’une grande capacité , à cause de l’action tumultueuse qui se produit ; on verse dessus une suffisante quantité d’acide nitrique très pur : l’argent se dissout rapidement , et il se dégage une grande quantité de gaz nitreux. La dissolution opérée , et très incolore , on la fait évaporer jusqu’à siccité dans une capsule de porcelaine, et on obtient une masse cristalline que l’on appelait autrefois cristaux de lune , mtre lunaire. Ces cristaux, en lamelles hexagones , offrent quelquefois à leur surface un aspect métallique , paraissent être formés par la réunion d’une infinité de petites aiguilles très fines , et ont une saveur acide si caustique , qu’ils cautérisent fortement l’épiderme , et le
teignent en noir; on les introduit dans un creuset de Hesse , ou le fond d une cornue de verre, et on chauffe doucement au bain de sable ; le sel se liquéfie d’abord , se boursouffle considérablement par l’évaporation de son eau de cristallisation , bouillonne ensuite , puis reste fondu comme une cire liquide ; c’est alors qu’on le coule dans une lingotière de fer huilée, où, en se figeant, il prend la forme de petits cylindres de la grosseur d’un tuyau de plume , que l’on doit détacher et conserver dans des bouteilles exactement bouchées.
Nous recommandons dans cette opération d’employer de préférence de l’argent obtenu par la réduction du muriate d’argent, parceque c’est le plus pur qu’on puisse obtenir, et par conséquent celui qui convient davantage pour la préparation de ce composé, qui est usité dans des circonstances très délicates. On a remarqué d’ailleurs que, lorsque le métal employé n’était pas d’une extrême pureté , et qu’il tenait quelques atomes de cuivre , le nitrate d’argent obtenu avait une couleur verte étrangère ; qu’il attirait puissamment l’humidité de l’air ; et que , d’un effet très dangereux , il donnait lieu à des plaies d’un très mauvais caractère, lorsqu’on l’applique sur les ulcères.
Quand on est dans l’impossibilité de se procurer de l’argent dans son dernier degré de pureté , et qu’on soupçonne dans sa dissolution la presence du nitrate de cuivre , on y remédie autant que possible , en séparant de la masse cristalline produite par l’évaporation de la dissolution , les cristaux verts et très dissolubles de sel cuivreux formé, et en lavant le nitrate d’argent dans une très petite quantité d’eau , que l’on absorbe ensuite par le secours du papier Joseph, de manière que ce sel reste sans altération , et parfaitement intact.
Quels caractères doit avoir le nitrate d’argent fondu , lorsqu’il a été préparé avec soin ?
11 faut qu’il soit d’une couleur grise noirâtre extérieurement; qu’il présente dans sa cassure des cristaux à aiguilles rayonnées , qui se prolongent du centre à la circonférence ; il doit , en outre , être peu fragile , légèrement sonore , et ne pas attirer l’humidité de l’atmosphère.
Le nitrate d’argent est décomposable par les matières terreuses et alcalines , par le gaz hydrogéné et le phosphore , par plusieurs acides , et beaucoup de sels , soit sulfates ou muriates .
L’action de l’ammoniaque sur ce nitrate donne naissance à un sel triple , qui jouit de propriétés singulières, et qui produit des effets
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très extraordinaires : on l’appelle argent fulminant ou oxide d'argent ammoniacal .
On prépare l’argent fulminant comme il suit : on précipite une dissolution nitrique d’argent à douze deniers par le moyen de l’eau de chaux ; on filtre et on sèche le précipité à l’air , ou à une douce chaleur , sur un paj>ier gris ; on verse ensuite sur cet oxide sec de l’ammoniaque caustique très pur ; après dix h douze heures de repos , on décante la liqueur avec beaucoup d’attention , et on porte doucement et sans secousse la poudre noirâtre qui s’est déposée sur des petits feuillets de papier J oseph , en observant de la distribuer par petites parties. Ce précipité, même encore humide , fulmine avec une extrême violence lorsqu’on le touche avec un corps dur , ou seulement par la chûte d’une goutte d’eau , et occasionne des accidens si effroyables , qu’on est dans la nécessité d’apporter à sa préparation des soins très minutieux. Ces effets sont dus, à ce qu’il paraît, à l’excessive tendance qu’a l’oxide d’argent pour décomposer l’ammoniaque , et ils ont pour cause la combinaison de l’hydrogène de l’ammoniaque avec l’oxigène de l’acide, d’oh il résulte de l’eau , tandis que l’azote libre se dégage.
Les usages de l’argent sont si connus et si
multipliés , que nous croyons quil est au moins inutile d’en tracer ici le tableau.
2°. De l’Or,
Qu’est-ce que l’or ?
L’or est un métal précieux que l’on trouve dans différens lieux de la terre , et que la nature offre presque toujours , à l’état métallique , en masse d’un poids considérable , ou bien en petits grains , en lames pailletées , sous la forme de cristaux octaèdres ou pyramidaux , et très fréquemment dispersé dans une gangue quartzeuse, ou allié à de l’argent, du cuivre, du fer , et du mercure, mais jamais minéralisé, proprement dit, par aucune substance.
Plusieurs fleuves des Indes et de l’Europe charrient ce métal , et on l’exploite depuis bien long-temps des sables aurifères du Rhin , de l’Arriége , de la Garonne , et surtout du Rhône. On le rencontre aussi très souvent dans le produit des végétaux incinérés, et même parmi quelques substances animales , telles , par exemple, que dans les ailes des cantharides.
Quels sont les caractères qui distinguent l’or ?
L’or est d’un jaune brillant , quand il est poli; il est sans odeur, sans saveur, peu élas-
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tique , peu sonore , très pesant , bon conducteur du calorique et de 1 électricité^ et le plus ductile et le plus tenace de tous les métaux.
La ductilité de For est si prodigieuse qu'une once de ce métal peut dorer très parfaitement un fil d argent de quatre cent quarante-quatre lieues ; sa ténacité non moins considérable , est telle quun fil d’or d un dixième de pouce de diamètre , soutient , sans se briser un poids de cinq cents livres.
L or est peu dur et peut être facilement entamé par le couteau; cependant, il est, après le platine, le métal le plus difficile à fondre. Porte à 1 état de fusion , par une température de trente-deux degrés du pyromètre de Wedgwood , et refroidi lentement et avec beaucoup de précaution, il cristallise en pyramide à quatre faces. A une chaleur violente telle que celle que produit le foyer d’un miroir ardent, il bouillonne et se volatilise.
L’action de la lumière , de l’air et de l’eau , n’occasionne aucun changement sensible sur ce métal, et pour l’oxider, il faut employer la chaleur de la lentille ardente, ou bien exposer, comme on Fa pratiqué avec succès , uiie feuille d’or, placée entre deux cartes , à Faction d’une forte commotion électrique ; il se produit de 1 « 26
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cette manière , un oxide vitrifiable d une belle couleur pourpre.
Il est soluble dans les acides nitro-muriatiatique ( eau régale ) , oxi-muriatique et nitrique, chargés de gaz nitreux, et par les sulfures alcalins. L’action des deux premiers acides, donne une dissolution d’un beau jaune qui fournit , par l’évaporation jusqu’à pellicule , un muriate d’or prismatique déliquescent et très acre.
La dissolution muriatique d’or est décomposable par le phosphore , le gaz hydrogène et les substances terreuses et alcalines. Le précipité , produit par l’ammoniaque , donne un oxide d’or ammoniacal, que l’on appelle or fulminant , à cause de la détonation extraordinaire qu’il produit lorsqu’on le chauffe légèrement.
L’or est encore précipité de sa dissolution par plusieurs métaux, et généralement par toutes les matières qui ont une plus grande tendance avec l’oxigène qu’il n’en a lui-même. Le précipité qui se forme lorsqu’on plonge une lame d’étain dans la dissolution nitro-muriatique de ce métal , ou mieux encore quand on y mêle une solution de muriate d’étain étendu et nouvellement préparé , se nomme précipité pourpre de Cassius . Il est employé
dans la dorure des porcelaine et faïence fine.
Enfin l’alcohol , les huiles et l’éther ont aussi la faculté d’enlever l’oxide d’or à l’acide
muriatique, et de s’en charger. Par l’intermède de ce dernier, on a formé anciennement un remède qui a joui, pendant bien des années, d’une réputation extrêmement brillante, même parmi les grands de la cour, et que l’on a débité sous le nom imposant de teinture d’or , gouttes d’or du général Lamotte.
L’or oublié depuis nombre d’années et tombé dans la plus parfaite désuétude , quant à son emploi médical, semble avoir reconquis, dans ces derniers temps, son ancienne faveur, depuis que M. Chrétien , professeur à l’université de Montpellier et praticien célèbre , a fait connaître son emploi dans le traitement des maladies vénériennes et lymphatiques. M. Figuier , professeur de chimie dans la même ville , ayant , sur l’invitation de l’auteur de la découverte , donné dans le Bulletin de Pharmacie , le Modus faciendi des différentes préparations de ce métal, récemment recommandées, nous croyons devoir rapporter ici les formules telle? qu’elles ont été publiées , afin de faciliter aux pharmaciens qui n’auraient pas la commodité de se procurer la feuille où se trouvent consignés les procédés , le moyen de fournir
ces composés , qui vraisemblablement vont éveiller l’attention de plusieurs médecins modernes.
i°. Oæide d’or précipité par V étain. On verse sur une partie d’or pur grenaillé et mis dans un matras à col long et étroit, huit à dix parties d’acide nitro-muriatique fait avec partie égale d’acide nitrique et d’acide muriatique. Le mélange de ces deux acides s’opère dans le matras qui contient l’or, lequel est posé sur un bain de sable , et pourvu d’un petit vaisseau de rencontre pour empêcher la volatilisation de l’acide : lorsque l’effervescence produite par le mélange des deux acides est passée , on chauffe le bain de sable de manière à faire bouillir légèrement la liqueur. La dissolution entièrement terminée, on reconnaît si elle est neutre ou avec excès d’acide, en y ajoutant une petite quantité d’or dont le poids est connu. Si l’acide agit, on accélère son action , à l’aide de la chaleur; dans le cas contraire, on décante la dissolution neutre , on la fait évaporer dans une capsule de verre jusqu’à consistance de sirop clair , on alonge cette dissolution de vingt fois son poids d’eau distillée , on filtre dans un va$e de verre, et on jette dans la liqueur de l’étain pur laminé, jusqu’à ce que ce métal, en n’altérant plus la transparence de la
de chimie.
dissolution, cesse de précipiter de loxide d’or; alors on en retire letam non dissous , on lotie
la liqueur contenant le précipité, on lave celuici avec de l’eau distillée jusqu a ce que la liqueui passe claire et sans saveur ; on fait sécher à l’ombre le dépôt obtenu , on le réduit en poudre impalpable par le moyen dun tamis, et on le conserve dans un flacon de custal.
Ce précipité d’une couleur pourpre , s’emploie en friction à la dose d’un décigramme.
2°. Oæicle d’or précipité par la potasse. On verse dans une dissolution d or, obtenue
avec les précautions que nous avons rapportées ci-dessus , évaporée et étendue avec de l’eau pure , une solution de sous - carbonate de potasse ; il se forme de suite un précipité floconneux d’un jaune brun, qui devient bientôt d’un pourpre très intense. n est infiniment important d’éviter de mettre un excès d’alcali, parce qu’il y aurait dissolution d une partie d’oxide d’or.
Le précipité produit en totalité , on filtre la liqueur, on y verse une petite quantité d’acide nitrique; s’il se forme un nouveau dépôt, on le laisse se rassembler, on le jette sur le même filtre, on essaie la liqueur avec le sous-carbonate de potasse , afin que , dans le cas ou il s’en formerait un troisième, on puisse le sé-
parer du liquide comme le précédent. Enlin on doit répéter alternativement et chaque fois avec une minutieuse exactitude, l’affusion de l’acide ou de l’alcali , jusqu’à ce qu’en dernière analyse , il ne se produise plus aucun précipité par l’un ou l’autre de ces agens. Dans ce cas , on lave l’oxide qui est sur le filtre avec de l’eau distillée ; on le fait sécher , on le pulvérise , et on le conserve à l’abri de l’air et de la lumière , comme l’oxide précipité par l’étain.
Cet oxide ainsi obtenu , est d’une couleur pourpre , et infiniment plus léger que celui par l’action de l’étain.
3°. Muriate triple d'or et de soude. Dans une dissolution nitro-muriatique d’or neutre , étendue avec de l’eau pure, on jette un poids de muriate de soude desséché égal à celui de l’or dissous. On fait chauffer le mélange , afin de faciliter l’action du muriate alcalin, et on procède ensuite à l’évaporation à un feu doux jusqu’à siccité ; on pulvérise le sel encore chaud dans un mortier de verre , et on le conserve dans un flacon hermétiquement bouché.
4°. Or divisé. On triture dans un mortier de marbre ou de porcelaine , pendant le temps nécessaire pour opérer l’amalgame , une partie d’or fin en feuille , et six parties de
mercure revivifié de cinabre $ on sépare ensuite le mercure par l’action du calorique , ou par l’acide nitrique • on lave , on sèche , et on pulvérise dans un mortier de verre.
O11 peut encore , comme cela se pratique quelquefois dans les pharmacies , diviser l’or en le triturant à l’état de feuilles minces , dans un mortier de verre, avec du miel blanc, ou du mucilage de gomme arabique ; on liquéfie ensuite le miel par l’eau chaude , et l’on obtient l’or en poudre sur un filtre.
SIXIÈME SECTION