‹ Élémens de l'art vétérinaire. Traité de la conformation extérieure du cheval; de sa beauté et de ses défauts; des considérations auxquelles il importe de s'arrêter dans le choix qu'on doit en faire; des soins qu'il exige, de sa multiplication, ou des haras, etc. Á l'usage des élèves des écoles royales vétérinariesChapitre 10 sur 13 · VIU · texte numérisé non relu

VIU

Quelle est la véritable époque de V introduction, des chepaux arabes en Angleterre (i) •

KEHIARQUBS*

Il est des personnes qui , fixant cette époque au temps des croisades^ prétendent que le premier cheval arabe qui a paru en Angleterre est un de ces chevaux que nos croisés amenèrent-en France , et qui ont élé) dit- on ^ la souche de notre ancienne race limousine. Elles croient que ce cheval fut acheté ^ à l'âge de plus de vingt ans, par un Anglais, qui lui fit passer la mer. Il tenta d'en tirer race , et quoi*

( I ) Cette suite a été imprimée dans le Journal de VAgrifulture y de septembre 1 778 , sous le titre de Questions inté^ fessantes, avec la note qui suit :

ce L'auteur des remarques qui accompagnent ces questions n'a eu garde de croire qu'il est capable d'en donner une solution réservée à àe% personnes plus Instruites et plus éclalxccs que lui en.pareille matière. Il se propose d'y en ajoutiçi'

que, par cette iradition^ à la vérité un peu sui^ pecte, on fût obligé de Iiaos)»(ër «^ de porter^ en quelque sorte, cet animal sur les cavales , on en pbtint des productions dont le nerf, la force et la icélérifé déterminèrent ensuite quelques Anglais, négocians ou entres, à en acheter ou à en faire ^cbeier dans le pays même. II suivrait de là que répreuve des faibles restes d'un cheval que nous possédions aurait été^ le principe et le premier fondernent de la richesse actuelle de TAngleterre à cet lègaïd , ridièsse que nous nous efforçons d'accroître 8an« Cesse à nos dépens.

Ce qui rendrait ce fait très douteux , c'est que les Anglais croisés pouvaient aussi aisément que les Français se procurer des chevaux arabes, et peut-être qu'en effet l'époque de l'introduction de ces chevaux chez eux est la même que celle de ces guerres cootre les infidèles; il faudrait convenir, en ce cas, qu'ils ^n.ont su beaucoup mieux profiter que nous*

Quels étalent les chepaux anglais açant cette Introduction? Dans quelle situation étaient , à cet égard f la population et le commerce? Y^apait^il des

«ucce^sirement nombre d'autres, dans Pecipérance que les rét pozLses qu'oii voudra bien y faire pourront servir à accroître nos connaissances sur la partie économique et sur la partie physique des haras. y>

Bourgelat f étant mort peu de temps après (le 3 janvieç ?779), n'a pu continuer ce travail Important. (É.)

h&ra4 en forme, et une régie quelconque soumise à des réglemens et à des lois?

Si Ton s'en rapporte 4 ropinion publique, on doijt X)roire qu(D La race était vile, que la population et le jccramerce présentaient peu d'intérêt, que Jes cher vaux du pays ne ponisislaient que djjins des chevaux de trait et dans quelque^ forts chevaux propres cependant à la ^elle et k la guerre^ Du reste ^ on paraît ignor,er assez généraleine|i^t s'il y avait des rër glemens et s'il y en a jamais eu; en tout cas, 09 pense qu'ils auraient été insuffîsans y con^me ils le sont et le seront toujours presque partout*

JTa't'ileudesjumens arabes introduites en Angleterre? Quand y ont-elles été introduites? Est-ce apanty ou après, ou en même temps que les chevaux?

B.£MAilQUES«

On sait qu'il est assez difEcile de porter les Arabes, quelque appât qu*on Ipur pffre, à vendre à l'étrantger des chevaux de race véritablement noble et jamais souillée, et qu'il est comme impossible d'obtenir d'eux des jumens de cette extraction, car ils en font encore plus de cas que des mâles. Un sei-f gneur anglais très instruit (lord Pembroké) est persuadé que c'est en faisant couvrir des jumens choisies du pays par des étalons arabes , qu'on a formé la race çies chevaux de course , qui se perfeptioniiç

tous les jours. 11 ajoute que les étalons ayant plusinflue; attendu leurs qualités y dans Tœuvre de la généi'ation ^ que les femelles y les pj^oductions ^ tant femelles que mâles , ont participé principalementdes pères, et que les défauts des mères se sont en quelque façon effacés dans leur progéniture. Il observe encore que Tattention exacte que Ton A à suivre la race des pouliches nées des arabes et de ces jumens anglaises, et à les appareiller avec des arabes, ou avec des premières productions arabes^ est ce q^tii particulièrement assure et perpétue l'existelaae de tous les chevaux de prix, d'abord employés aux courses et ensuite à produira. D'au^ très personnes soutiennent que les chevaux anglais* dits de race ne sont que ceux qui proviennent en' iigtie directe des chevaux et des jumens arabes } maisces jumens sont-elles d'un sang véritablement pur? Il serait d'autant plus intéressant de vérifier ce* point , que Ton croit asse^ communément à l'indis-' |i(ensable nécessité de croiser les races, surtout lorsqu'on les transplante, et que l'oBrOst assez. généralement persuadé de la promptitude et de la rapidité* des dégénérations dans les productions nées de mâle» et de femelles d'un même pays, accouplées dans nn elimat nouveau; serait^^ce aussi par un privilège singulier de la nature, que, dans la race des chetaux que l'Arabie a vus naître, elles seraient moins sensibles et plus tardives?

Quelle est V époque^ quelle est la véritable origine des courses de clieçaux dans ce roytuune ?

REMARQUEE

Fra^nçois Bacon^mort en 162,6 y parle^ dans un de ses ouvrages y de quelques rëglemens qui sont relatifs aux courses. Leur origine est, dit-on, encore* bien plus ancienne^

U en est qui la font remonter au temp des croisades f et qui croient que beaucoup de cbeTaux arabes et persans ayant alors passé en Angleterre, comme ailleurs, la comparaison de ces chevaux et des cfaeyauz du pays dut faire désirer d'y naturaliser cette race. Cette assertion se rapporterait à VvaÉ des sentimens que nous avons exposés dans les re* marques sur la VIII^« question , mais ne conclurait rien de positif en ce qui regarde celle-ci*

D'autres regardent comme impossible la fixation précise de l'époque de cette institution , et répons dent qu'il y a eu en Angleterre des coursés de tempsr immémorial, ce qui contrarierait l'idée qu'on s'est fermée de la qualité des races anglaises avant Tarrivée et le mélange des arabes. (Voy^ le» remar^ quessurla IX^. question.)

La fondation de quelques prix réguliisrs pour cet objet semble moins obscure j op pense que l'établis-' sèment en est dû à Jacques I (^1)^ dans quelques pro*

(1) Né en i566, il monta sur le tr6ne en i6o3, et mourut in 1625.

vinceS) et à Charles 11^ dans un grand nombre d'au** tre$, où Ton voit ces prix augmentés annuellement^ €onséquemment à des souscriptions particulières. On ajoute que ce dernier prince fit luî-mâme une course^ et établit, à cet égard y les lois ftuxquelles on se conforme encore à présent (i).

Quelles sont les gradations suivant lesqi^elles les courses se sont aussi considérablement multipliées quelles le sontaujpurd!hui?

REMARQUES

Une réponse précise à celte question ne semble pas aisée, et elle supposerait peut-être, dans celui qui la ferait, une connaissance plus parfaite que toutes celles que les Anglais eux-mêmes ont sur cet objet. On présume simplement que les récompenses accordées par le Gouvernement ont d'abord mu les esprits et fait sur eux une im-* pression forte et vive, et il est vraisemblable que ^augmentation de ces récompenses, qui insensiblement ont été suivies de plusieurs gageures , de nombre de souscriptions, et d'une infinité d'autres avantage» qui intéressent en même temps le bien général et le bien personnel et particulier, a porté ces exercices au point de vigueur où on les voit.

En 1772 > il y eut dix-neuf courses royales, de

■ S i- rf

(I) Il naquit le 29 mai t63o, monta sur le trône en 1660' et mourut en i685.

loo guînées chacune 5 distribuées en Angleterre, ei neuf en Irlande. Dans celte même année^ on compta que le nombre des chevaux vainqueurs était de trois cents ^ et parmi ces chevaux VAmphion, appartenant au lord Bolingbroke, g^ga^ huit prix, dont le montant fut de 2,44^ gqinées; le Pamphlim, ap* partenant à M. Foley, en gagna six^ dont le montant fut de Zyêyùo guinées; le Trèutham, appartenant k M . SoUey, éù gagna neuf, dont le montant fut de 3,960 guinées; ie Pantalon, appartenant k M. Vemon, en gagna treize, et M. Vemoi»

5,840 guinées, etc. Le total des prix gagnés , cette même année, forme une somme énorme.

En 1775, un seul particulier paria, à New-Market, avec différentes personnes, 23,ooo guinées; lepro-' priétaire du cheval qui gagna, après avoir défié tout Je royaume, en refusa t2,>oa'o guinées.

XIH.

Quels ont été le but et les effets de ces courses ?'

REMARQUES

On sait que des courses de cette sorte , ainsi que celles des chars, n'étaient pas là partie la moins célèbre des jeux solennels àes Grées j qne par elles les Thessaliens, voisins de ïa Grèce et de la Macé-' doine, se fbrinèrent insensiblement à Texercice du cheval , et que les Lapithes , autre peuple dé la Thessalie, se distinguèrent par leur habileté à manier ces animaux, et s'éclairèrent au point dé reconnaître les premiers l'avantage de Tes emboucher^

qu'enfin le$ haras d'Epire y de M jcèhe et d'Aigos ne durent pas moins à ces sortes de combats qu'aujc -victoires de Bélléropkoti la perfection singulière à laquelle ils parvinrent. Il faut remàrc|uer aussi que l'on ne confiait pas à àt simples pfalëfrëniers otL valets rjiohneùr de la* dispute; que là gloire en était réservée ndn feulement à Aei écuyers; mais encore aux personnes lès plus récommatidablës, èf mêniè à des prince^ et à des rois; qu'il ne ^'agissait pas seulement de piqtier, de pousser, d'échapper et d'àlonger dès cheVatux au point d'en travestir toutes lés formes 9 mais qu'il fallait savoir s'en rendre Albâtre, d'autant plus qu'avant d'arriver Au hiity les cavaliers étaient obligés de tourner autour d^une bome^ placée dans la carrière ou dans l'hippodrome. Telles étaient encore l'importance et la pfompfe de èes spectacles; qu'à l'aVénement de chaque roi ils attiraient de toutes parts une foule immense de peuple;' ils souilrîredt, on en ignoré la raison, une interruption fort longue ; cependant on les renouvelait toujours dans la circonstance des fttnérailles des princes et des héros; et l'époque de leuf rétablissement, qui fut celle de la supputation des annéea par Olympiades, fut marquée par des lois Relatives' à ces jeux, prar l'institution de plusieurs maîtres d'exerciùés, par la création des hellauodices ou juges qui y présidaient , y maintenafient Fordre, f décernaient les |>rix , etc. (ï);

r Ui ■ f I ..- ' I i r } f,

(s) Voyez les Eliaques de Pausanias^ liv. I, chap. IX ^ et les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-^ Léiires, tomes VIII et IX, in -4*»

il n'était pas moins paUirel à ^in peuple aussi belliqueux que le peuple romain de ne rien négliger^ de ce qui pouvait donner de ractivité è la jeunesse y fortifier le corps , l'assouplir et racooutumer à lob plus grande fatigue. Les combats athlétiques, lescoursées à pied, les ccmrses de chars , les courses de chevaux étaient les spectacles ordinaires du cir*' que .et des jeux funèbres. Les coursiers , élevés pour celles-ci avec autant de soin et de dépenses que chez les Grecs y étaient excellens et superbes; d'habiles écuyers les dressaient et fermaient des jeunes gens dans l'art de les monter et de le» conduire. Ces fêtes, très simples dans leur principe , devinrent ensuite un des plus beaux monumens de la grandeur de la nation , soit par l'étendue , la ma* gnificence et la décoration des lieux où on les dcmnaît y soit par la qualité des personnes qui y avai^it des places marquées 9 soit parTafEuence énorme de ceux qui j accouraient, par le nombre d'hommes dont c^s exercices firent des guerriers formida^blés, Met que toute autre éducatioipi aurait peutêtre efjfômipés. L'appareil seul de ces jeux excitais l'éniûlaiion et inspirait le respect. On consignait dans des registres publics les noms des combat tans et celui de leurs chievaux ; leurs places , avant qu'ils entrassent dans l'arène, étaient tirées au sort; le juge décernait le prix ,aux vainqueurs. Chez les Grecs, il consistait en une simple couronne d'olivier; un héraut les proclamait tels, et il ajoutait a leurs noms celui de leurs pères;et de la ville où ils> . étaient nés. Chez les Romains, ils recevaient aus^i

des coafdntfes; niais il paraît que inionnear seul d*avoir vaincu ne fut pas toujours^ comme dans la Grèce , conserva dans toute sa pureté , puisque Tor^ l'argent , des habits et des chevaux devinrent quel* quefoi« la récompense de la victoire* Le même juge attachait en métne temps une palme y au son bruyant des trompettes , sur la tête des coursiers ; leurs sîgnalemens par noms , pays et poils étaient gravés, sur des tables de marbre; on leur érigeait, d*une part, des mbnumens, tandis que, de l'autre, leurs exploits étaient chantés par lespoëtes(l)<.

Il s'en faut de beaucoup que les courses de chevaux aujourd'hui en usage à Home, dans la Tos-^ cane et à Naples présentent la plus légère idée de celles dont nous venons de parler. Selon le rapport que Aous tenons d'un prince romain même , elles sont aussi dégénérées que cette nation , en raison de ce qu'elle fut autrefois. Elles s'exécutent ordinairement dans les villes mêmes. A Rome^ elles ont lieu dans une rue très belle et très droite , et qui serait assez large , si elle ne se trouvait rétrécie par deux rangs de carrosses qui bordent les maisons, et par tin peuple immense qui ne se range en haie , près des voitures, qu'au moment où la course commence. ■ Trois chevaux pourraient à peine courir de front dan^ la carrière } rarement ont-ils quelques distinctions ; ils n'appartiennent fi à des seigneurs , ni à

(O Voyez le Recueil historique d'Antiquités grecques ef romaines y par Furgault, Paris ^ 1768, in-&**, article Course des chars f page \\'j,

ap.

des hommes riches, mais à de simples particuliersV qui , se conteixtant du prix fixe pour le cheval vain* queur, sont à peine dédommagés de leur dépense par la récompense qu'ils reçoivent de la main des Juifs, obh'gés de la leur payer. D'ailleurs, nulle sorte d'intérêt ^ nulle dextérité , nulle adresse ; les chevaux courent seuls ^ sans être ni conduits, ni montés. On met à plusieurs d'entr'eux, le long de l'épine , de côté et d'autre ,.des plaques de cuir, rondes, attachées quelque&is, ou collées avec de la poix ; sur ces plaques rondes sont fixées des boules de bois, garnies et parsemées de pointes de clous plus ou moins aiguës, ce» boules étant soutenues par une ficelle plus longue ou plus courte , selon la circonstance; elles sont,. de plus, liées avec du fil, et posées sur les plaques de façon que l'animal n'en est piqué que lorsq^ue , conséquemment' à la force et à la véhémence de ses mouvemens , les fils- se rompent^ et alors chaque boule suspendue à la ficelle, en ballottant , aiguillonne l'animal. On se sert,,pour d'autres, de feuilles de faux clinquant,, de vessies soufflées et ballonnées, et de tout ce qui peut les effrayer : ainsi l'on voit que ces courses n'ont aucun but, et que tout leur effet se borne à un amusement puéril, que l'on pourrait comparer à celui de nos polissons quand ils attachent à la queue de quel*ques chiens des bouteilles garnies d'osier.

Prétendre, à l'imitation de quelques personnes, que le goût des Anglais pour les courses et pour les chevaux ne tient qu'au besoin de ce peuple, qui, naturellement triste , sombre et mélancolique^ cher-

che à se donner un mouTement et des secousses salutaires ^ c'est y selon nous ^ méconnaître Tesprit de cette nation. Ne lui rendrait-on pas plus de justices' en la - considérant comme un ensemble d'hoârnies politiques ^ penseurs et profonds , spécialement occupés à mettre à profit toutes les occasions d'étëbdr'e' les dififérentes branches de commerce qui en font W richesse et la force ^ et sans cesse attentifs à $*en procurer de nouvelles? En général , on ne doit pas jugef ides motifs par les effets j mais lorsqu'un gouvernemeiit est habile à étudier, à saisir et à manier, pour ainsi dire , les circonstances, et quële« plus indifie- Tentes en apparence deviennent pour lui une source féconde d'avantages, il semble qu'il^n'est pas absolument déraisonnable de présumer que ce même gouvernement lésa prévues de loin , et que' so^ objet, dans les encouragemens qu'il accorde, est de*' les perpétuer et de les accràhre.

Les prix donnés par le roi sont de loo guinéésV^ ceux qui sont accordés par les villes, ou conséquem^ ''' ment à des souscriptions particulières (i), sont de 5o ' et ne peuvent être moindres par acte du parlement; ]Nous neparloiis point ici dès paris, qui sont libres et a l'entière volonté de ceux qui les font, quoi^qW ' souvent une partie des sommes gagnées tourne â ' l'avantage des possesseurs des chevaux : or, noua *

(i) En 177^1 les souscripteu £6 étaient au nombre . do, n^iif' cent soixante-quatorze^ à la tête, desquels étaient douze lords^ ducs et cinquante- quatre autres lords. Le surplus était formé d^un noml)redé particuUers intéressés à la gloire et aux succès àti la nation. ^ ^

avons VU| daii$ lea reuiarq^oes $jur iaXII^. question;^ qu'up même cheval peut gagner dans une année ^ étant conduit dans.difFérens Hqux, tr^e prix consécutifs^ montant à la somme de 5^84o gainées : quel appât y quel bénéfice pour [e maître p lors même que Ton supppser^t q;Ue le cheval lui en aurait coûté

Les autres gommes qi^e pieut rendre un cheval vainaueurip et dont on publie l'ongine et les victoir re3 p eu l'annonçant comme étalon dans le$ papiers publics ^^sont un nouvel attrait* Quoiqu'il paraisse que le prix des sauts soit arbitraire^ il ne l'est point; il est toujours en raison des. qualités connues de l'ar nimal et de sa progéniture. Les sauts de VJScUps j, fameux cheval qui ^vait gagné partout où il avait çoiiru^ furent. d'abord portés à ;a5 gainées pour chaqiiie jumentl Us rjestèrent à ce prix jusqu'à ce q^u^e ses productions furent eu état de paraître ; plusieurs de c^f, ,p.QjLilains coururent et gagnèrent , le prix de ses sauts monta à 5:2 guinées ; il en a été de même de Snap^ de ChrysolitÇj d^Mask. Les sauts de McLsk et de Chillabjf furent misj^ en 1776, à lopguinéesj ils sjervirent chacun trentç^deux jum^s, et yaliirçiîtà chacun de leurs maîtres 3, aocguinées. No«s^ vpjon^ encore, par. la liste dp la;m<^nte projetée pour rginnée 17771 que VJEcJips eçt à 214 gjuinéesj de moins, sans doute par la raison que ce cheval ne peut pas toujours être te même^ et que ^^ productions n'ont pas soutenu leur première répu'tation. On conçoit , fiu surplus, que, quel que soit le produit des^ courses ^ H serait imprudent aux possesseui*s des chevaux

(, 455 ) '^Sctûrieux de les exposer et de les soametipe tt ^ iong^ temps au iiasard;de ïiéurelles épreuves ; ils les ré^rvenat dono pour en ûter des production^, et dès lors il existe tooîoitrs pour eox un bénéfice réel^ ipeîaddre à là mérité que lerpi^emier, xnads toupors .iôrt£oas!ÎdérabIe^ et d'ailleurs certain*

Voici* euvpeu >de mots ce que nous prësumerioBS (de l'effet dès cotirses en A^ngli&terre •

1^. Par elles^ la race^dês cbecrauxli été totalement ^dlftaaigéè , et 'iarace.YÎle'et méprisable qfui avait pté^ jcédé .celle*«i s'est entièrementiév^anouie.

a,?. Des cbevanxprëci'eux que. dès soins et u» esprit d'ordre et de- suite:,> oatui-els à cette nation ^oai: |Ksrfect]oni:)ësiet|)eBfectib0o»nl encore cUa^e jbur^ ^u moyen d'iibe- aliteiitipii' ekacte* 4 veniouveler et à itafraîiebip les nkcea y kèh consigner publiquem^kit et ^utbenlftqiieitteixt là .^oéaAogie et la filiation dans :des re^tre)6,.eiÀ aéappcisêitPCMinBikamment.à toutes li^ iooilktreà ifai pourraieid; lésalter des mésallia^-- .ces et des tnél^nges , soat^eliont été pour elle la base et le £baideâiiçnt d'wn nouvel objet de commerce ^ 4^ , j«isqu'aliDr&^ loi airdit été absoluBvent inconnu , etqaale 4ouUea;ttKaikiliBbëncfi.ce des'courses et 4ii bënéfif^ des isauts , joisit à une* enlièce liberté et aux Jtimière» que donne l'expérience , soutiendra

â^. Non feulement elle estpavrenue à créer et À former de&prodactiôns d'un ordre supérieur^ notais elle a multipliié L'espèce ^ au point, que , quelque considérable que soii le nombre des chevaux exportéh tott$ les ans dans diverses contrées*; on peut as-

( 456 ) surer que le» chevaux de cinq ans y âge où ils sont communément vendus à Lpndres^ sont d'un prix moipdre de moitié que les clievaux de trois et de quatre ans. que Vjool trouve ckez les marcliands de Pajri^«;CesiSQi:\tqsi]e chevaux.^ propres à la guerre^ à la chasse y et.mâme. au trait» et au. carrosse, sont les rë^bats J^es. raines dégénérées ,. a raison de Tinfluence du climat et de leur éloignement delà pre-^ mière souche ; néanmoins les uns et les.autres peuvent encore être considérés: comme, beaux , hon»«et très distingués d3n« . If ur. genre». Nous tie connaissons^; par exemple y que très) légècemerit en^ France le»cheviaux anglais dei.tr^it^jinous seiîoni étontiéfii de le^ur taille ^ de. la beauté. de let^s proportions et de celles de leurs. meoibre&y de la nofarëtse deileur encoluire, etc\ , et Ton peut dire çnrere , 4n pariant de chevaux plus commuais, ^u'il n'est aucun pây» où les. postes. soient aussi bi^n/servies, ^qudrjque les^ postillons ne sùientarméa qae d'i^ne i^bleàbiissine^ Du reste^ le saut des. chearaux propre» iàdoniier ce» différentes raidesf est d^uii6gui]iée;jusq«i^ià'.sÎKv j- / 4^4 LesiCQsurses ont offert le iplu^>«ûf n\o>y9i\ îde s'assurer de la vigueur: et de la. bonWe oi^s^iiisatio)» deschevauxy de distingueir qejux qui pourraient déw mentir leur prigine , i&t .de choisir^ se^ns crainte de se tromper^ parmi ceux qu'on peut regardes comme bons y les animaux qui méritent d- être préfères- pour le service des cavales $ car il faut avouer que Tinspeqtion sçule ne.:sauver£^ jamais, l'homme le plus profond et le plus exercé dans cette partie ^ du malheur de souvent errer en ce qui concerne lé £>nd du

icaractère et du tempérament de Tanimal, et les différentes qualités intérieures qui en constituent la fcrce et le courage.

Cette manière de voir est bien difiî^rehte de celle de» pays oi\ il semble que toute la science des haras con« isiste à unir la femelle et le mâle sans aucun autre soin iet sans aucune autre réflexion; où l'on ne s'occupe en auccme manière.du croisemeat des races; où l'on ne s'applique pas davantage à les suivre; et où enfin , dès l'âge de quatr^e^ de trois^ et même quèlqueibisde deux ans 9 on croit pouvoir • employer des animaux qu'on né conn^aît point, et qui ne sont point torpiéi à la saillie des jumens^ sauf aies consacrer ensuite à des services ordinaires , après les avoir iait épuiser dès leur eniajice*^

' 5^* Bnfin^ les exercicet auxquels on soumet los chevauX'de racepoKiP les disposer et les préparer à la eailrseï lé temps que nécessairement on y emploie et en n&éme tenips l^otérêt des possesseurs garantissant 9 d'une part, qu'ils ne peuvent a'ppro^ cher des jun^nsf avant l'âge compétent et requis, et y dfun autre côté , le prix considérable des sauts, ainsi que les avantages infinis.qui résultent des pro<» ductions pour les propriétaires des jumens (ikevaut xendrp ceux- ci très difficiles sûr le choix des étalons., quelle était la voie^ qui aurait pu conduire plus sûrement à la perfection et à la conservation des races (i)J..

(i) Voyjçz Notic^.sur les chevaux anglais et sur les courses en Angleterre, par Huzard Ris» Farts, 1817, in-8^ (JÈ.)

De quelle utilité pourrait être à la Frcau^e , soit pour la perfisction des haras, soit pour des usages ar^ dinaires^ P importation des chenaux anglais? •

R£MAHQUS$.

Quicoûqoe aurait parcouru d'un ceil instnpt et 4:urieu± les diiférens dëpartemens du royaname , et examiné attentivement ^ dfnuB la plus |^ande partie 4e8 cantons , la situation variée des lieux et du sol « laqualité et la quantité de« prairies^ des berbage^ et des patuxages qa on y remarque ^ et touEs ' leè .avantages physiques 9 en un mot ^ dont nous sommes à portée de jouir^ serait tenté d'abond de prendre :Cette question pour nnje aorte de critique de raveu- ^le fureur avec laquelle nous coipions<et' nous imitons les Anglais 9 iio»eBiee que le pci>i^)lé peut ravoir de bon, mais eu ce qui regarde Icf^rvétemens , I9. manière de mutiler les chevaux , de'lea embôucheri dé les monter, .de bodter éa trottant^ .die- h^s gal(^r, de lej^ courir sur lès épaules, etc;, et cela au' n^é-r pris de la science du manège , à laquelle il semble que uous préférions celle de leurs jookeîsi tandis qu'ils venaient euxrmémeâ en foule aiitrelbis.pfiBiser 4es principes dana HosJbiColes (1)* . '.:

Ne parlons point ici de jces. ^cercjce^ , de ces dedia

(0' Voyez, dans Te Dictionnaire de Médecine dêTEncy" . çlopédie mélhodique,' ^Q]k <^tè, toiàcHl , le mot An^r

et de ces ballets jadis en vigueur dans noâiuànéges* Ilappelons-nous la splendeur de ces* fêtes ^ où le Monarque ) supérieur par un air majestueux etimr posant et par son adresse, se livrait ailuc plaisirs de son âge sans leur immoler le plus léger de ses devoirs^ et se montrait lui«-même dans un carrousel à la tête d*un quadrille. Représentons-nous^-le ^ ;d'une part, remportant quatre Ibis le prix des jeux ^ et les abandonnant aux autres chevaliers ^ qui se les disputaient de nouveau; et, de lautre, lé vainqu€^ur recevant des mains de la reine la récompense de sa victoire. Croira-t-on que de tel$ spectacles , dans lesquels Louis XIV déployait"toute sa grandeur et toute sa magnificence, n'étaient pas capables d'élever Tesprit de la nation (i); et que les £>u]les,

^iW^—— — ^— *W«<P— *■ I I » I I >i»fc»»r»»^l.<— — mh»^*iéi—— ^1^— ^*— W» Il II " I I j l I I I

(i) I^otts înTÎtons nos lecteurs à se rappeler les fètesdonnées en 1662 f à Paris, dand Remplacement ^i en a cùnsenré le nom de Place du Carrousel^ et ^ Ver<sailles en i665| fêtes dont C Perrault di donné une si belle .description dans ^ouvrage intitulé : Courses de tester et de bague faittes par Is roi et par les princes et seigneurs de sa cour, en l'année 1662* Paris, Imprimerie royale, 1670 , grand in-folio , avec figures; et que Fléchier, évêque de Nîmes, n'a pas dédaigné de traidmre et de chanter en beaux -vers latin'S, sous le titre suivant : Festiia at capita ajmulamçué decursio , à rege LudovicoXJV* Prinfiipibus,sun^misque aulœprocerih us édita anno 1662. Scripsit gallicè C, Perraidt i latine- reddidit y et -versibus keroïcis expressit S. Fléchier, Parisiis , è Typogra^ phiâregiâ, 1670, égalemoni grand in-folio , avec figures, î^otls pensoïis, au surplus j que les réfles^ions qui terminent cet article pourraient encoi^e être appliquées avantageusement à VcMT^^anisfition dé nk^s fêtes publiques. (^.)

ie« courses de tétés et les courses de bague , images toujours nobles et instructives de la guerre , n'étaient pas plus propres à faire juger de ia vigueur^ de la force., de la souplesse des ciievaux et du mé»* rite des cavaliers , que des courses à toutes brides , destituées de tout ensemble, et exécutées sous de simples piqueurs , dpnt l'infidélité peut encore être nuisible à ccqx-mémes qui les gagent et ^ui les emploient?

Quoi qu'il en soit, comment la perfection de nos haras dé|)endrait-elle des chevaux que nous tiendrions d'eux?

Ëst^il vraisemblable qu'ils nous en livreront d'une race et d^un sang véritablement purs , lorsqu'ils sont certains que des arabes , qui leur coûtent ^4 à 25,ooo livres de France et plu», leur rendront quelquefois ^4 ^^^ 25,ooo guinées, comme. coursiers, et £0 pu 152,000 comme étalons,, surtout si leurs productions remportent quelques victoires?

Se flatte ra-t- on encore que ces productions victorieuses nous seront vendues et cédées, et qu^il est des Anglais assez dupes pour préférer, 12, 24 et même 4^)99^ livres de notre moni^aie,^ à 5 ou 6,Qoo. guinées que ces mêmes productions leur procureront quand elles seront destinées au service des jumens? C^est.assurén^ent ce qu'il n'est pas possible d'attendre d*une nation née pour tous les genres de spéculations possibles., et qui n'envisage rien qui ne devienne en quelque façon, pour elle, un objet de lucre et de commerce. D'ailleurs, plus elle est ca^ pable de réfléchir, plus soi^ iiirtérét à se mén^iger

(46i ) des acheteurs et des consommateurs doit la retctiir et lui interdire de la manière la plus absolue l'exportation de ses chevaux de race : autrement elle aurait à craindre de se priver elle-même de ses avantages sur des voisins , a ta vérité bien moins solidement actifs qu^^elle, mais qui, malgré leur légèreté naturelle , pourraient, enfin, ouvrir les jeux y et profiter d'une facilité qui les mettrait à portée de ne plus recourir à elle pour snbvenir h leurs besoins.

Nous pensons néanmoins que cette crainte serait mal fondée. On peut croire que la nature, dans un cheval arabe transplanté^ doit souffrir d'abord de la nouveauté et de la différence du sol y du climat et de la nourriture, une atteinte qui, tout insensible qu'elle puisse être , influera nécessairement sur sa race, en raison du changement opéré. Dès les pre-» mières productions, en effet, on apercevra une légère altération dans la forme de quelques parties^ et cette altération s'accroîtra dans la succession des individus, au point qu'on n'entreverra, à la qua->trième, à la troisième, et quelquefois dès la se^ conde génération, aucune teinte, aucun vestige de l'empreinte originaire : de là la nécessité de recourir, ainsi que les Anglais le pratiquent,^ à de nouveaux chevaux arabes, à l'effet de parer aux dégénérations toujours inévitables, et d'effectuer le renouvellement des races. Supposons à présent que le même arabe qui a donné des cbevaux en Angleterre soit conduit en France , et destiné à j servir des cavales > il n'est pas douteux q.ue cette nou-

•tetle transplantation lui sera encore plus sensibtement nuisible que la première , et que ses premiers résultats pourront se ressentir fortement de la double épreuve par laquelle on l'aura fait passer. Supposons encore que les premières productions anglaises qu'il a données Z)e>u6 soient transmises, qu'en arrivera-t-il? Certainement elles seront soumises aux mêmes eflTets à leur arrivée en France que le père lors de son arrivée en Angleterre; et si Ton ajoute aux altérations^ visibles et marquées^ aperçues en elles dès leur naissance , celles qu'elles éprouveront incontestablement de leur transport sous un ciel nouveau y com-^ ment se persuadera-t-on que la dégénération des animaux qu'elles produiront ne sera pas d'une promptitude extrême ? Ainsi , quand après en avoir tiré quelques fruits, les Anglais nous céderaient un cheval arabe déjà trappe d'un changement chez eux^quand même ils nous en remettraient les premières produetions, ce qu'ils n'ont fait^ ne font et ne feront jamais, leur en offrissions-nous des sommes énormes , à moins que ces productions ne soient évidemment indignes de leur origine , nous n'en recevrions qu'un très faible secours (ï). C'est donc une folie,

(i) J'ajouterai que non seulement nous avons peu ie secours à espérer des chevaux anglais pour Paméliot-ation (les nôtres, mais qu'eux-Hoêmca aujourd'hui panaissent rétrograder et être dans un état de dégénérastion avoué par ceux qui jugent leur pays avec impartialité. Il est certain que les chevaux de courses ne valent pas ce quHls valaient il y a vingt ans, et que ces courses elles-mêmes, loin de concourir actuellement à l'amélioration, ne peuvent que s'y op^

ou^ peut- être 9 un ayeuglement volontaire, diclé par l'iiilérét^ qui peut portera se vanter d'en avoir une race pure. Nui ne peut s'en flatter; mais i-t faudrait aller nous-mêmes à la source dans laquelle ils ont puâ^é ejt putsenl directement chaque jour; l'arabe trànsp»i"té chez nous participerait ibévita*^ blement aussi d'une impres&ron quelconque , mais cette impression serait celle de notre climat; et si lea productions qu'«ua chevai d;e cette sorte donne dan» les dîffërentes provinces de l'Angleterre sont si précieuses ^ que ne devrions-nons pa9 ^n espérer dansnn pa^s encore plus favorisé du cêté de l'édu> cation des chevaux ^ qu'un pays où la nature s'est vue, pour ainsi dire, forcée de plier soiys ie joug d'une activité toujours réfléchie? Alors nous pourrions atteindre au véritable but , et nous cesserions de. répandre inutilement chez l'étranger de l'or à pleines mains, surtout dès que le Gouvernement daignerait donner une attention continuelle à cet objet; dès que, bien loin d'abandonner à Tigno-

poser : en effet, que peut-on attendre, pour la reproduction , d^étalons et de jumens épuisés par les courses à l'âge de deux , trois et quatre ans ?

J*ai vu, aux courses de Letves, dans le comté de Sussex, ks 5 et 6 août 1 8oa , Figet, eheval au prince de Galles ,' Trombone, à M. Panton, Teddy, à M. Durand, courir à quatre ans 5 French-Horn, à M. Panton, Morgan^ Rallier, à M. Durand, Amazon, au lord Egremont, Injormeryk M. Whaley, courir à trois ans; Rosetta, jument à M. Ladbroke, eourir à deux ans, etc.^ et on m'a assuré que la même ebose aTait lieu à toutes les courses en Angleterre, (j^.).

taiïce deâ uns et à Tavidité des autres des tiges d^aii prix inestimable , il ne les perdrait jamais de vue } qu'on en suivrait exactement les races , même dans les dégénérations ; qu'en elles on étudierait la na-* ture et jusqu'à la moindre des nuances qui peuvent en déceler la marche; dès que les appareillemenff, devenus plus coûteux 9 seraient faits d'après de véritables lumières 9 et qu'on serait plus circonspect sur le ckoix;^ dès qu'on ne verrait plu» de ces mélanges informels et bizarres ^ source inépuisable d'une fécondité monstrueuse ^ d'où naît et ne peut naître qu'une excessive disette ; dès que de bonnes instructions seraient substituées (V des réglenaens; dès que les encouragemens , la protection et une li* berté toujours éclairée , principes fondamentaux d'une administration sage , qui combine et réunit à la fois l'utilité particulière et l'utilité générale^ prendraient la place de la contrainte y toujours des^ tructive de toute industrie et de tout bien^

En ce qui coneemo l'utilité des cheraux anglais pour nos usages ordinaires^ cette partie de la dernière question suppose ou des besoins de notre part, ou un goût dominant et particulier^ non pour des choses de nécessité première^ mais pour des choses qui ne sont pas à nptre portée.

Nous ne nous arrêterons point à la recherche pea pénible des raisons de ce dernier point j mais relativement à nos besoins', j'observe que ce n'est, peutêtre, que depuis quinze ou seize ans que la fureur effrénée de tirer des chevaux de l'Angleterre nous a saisis au point de nous faire dédaigner les nôtres:

ar^Haranl cette époque^ hi&oL moias ftnoii^tfoe que celle de riotroducsûon d'un, hixe éhùrmeiy ^m à. ^agné tous les états et toutes les pAfessûotis • qtièl' •coiiques9étioas«*m)U8 réellesnetit^à cet égarà dans ime lurgentie ii:éoessîlé ? Depuis >doiipe <m-4â;eÎ0e'aânées que radmij>isiradoa s'est sycÎ9ttseii|etit «edilifiiés de la rélbrniatiooL des kavas^-etde la mal):»pl^tfatiofi ^ aÎQsi que de la perfection dé' l'espèce ^ oomment serait*il possibleque eoSs besoiits^fussént accrus (t)? Parlons, donc i le langage de la mérite ; qùe^ues princes y quelques seigneurs , sans prévoir le' toiM; <}u'ils pourraient faire à cette branclie de commex^ parmi aoas ^ ont consacré des cheraux àngikis à ^ leur senrice ^ soit pour la chasse ^ siiit pour des attèr lages ; bientôt des bommes de toîute^ les conditions •o|it pensé qu'iLy aurait un mérite à s'en procurer et s'en sdnt pourvus; car la capitale fut toujours l'imi^ tatrice ser«(rile delà cour, la province celle de* 'la ca«pitale^ ecrbomme élevé par là naissance ou parlés dignités j. le modèle de l'intérieur que la raidon n'é*claire' point* Cependant ^ le défaut de consommation 9 en ce qui regarde nos chevaux français ^ jette inévitablement le possesseur qui £iit des élèves dans un découragement total ; et c'est ainsi que nous bâtons nous*mêmesla décadence et la ruine entière des étabHs»emens formés (a) »

(i) J'ai déjà dit que cet Ouvrage avait commencé à être xépatidu manuscrit parmi les élèves vétériilsifes, vers 1770^ et. imprimé en 1776; il est bon de ne pas perdre cette date de vue, pour celle dont parle ici Pautenr. {É*)

(2) Ce que Bourgtlat imprimait en 1778 est absolument

: Nom^larmdiefoDtces remarques par une réflexion txèu aimpUw Oa ne peut que louer l'âcÛTitë de let ii^ti<|^n « eu égard à une infinicë de parties très inté- «oasaotes* Qo la Toit aans cesse occupëe à multiplier •es ma.n«faeilures s par elles , elle £>umit à la con^ s^miiMUiofli du pajs j elle établit une portion dSntliisirie proportionnée aux charges imposées par le Sou^mvin ; elle se ménage les moyens de commu* |iî(|uer avec rétrangèr,soit par des échanges qui ^ attirant à elle les productions qui lui manquent y Imî assurent le double ftrantage de se débarrasser d^ ^es productions superflues , et le prix du travail des ouvriers OUI ployés à en changer la nature , soit par d^ ventes qui ne tendent qu^à augmenter la ^asse d'un argent que l'échange de ses marchandisies lui & conservé* Mais si , d'un autre odté ^ elle néglige de mettre à profit ce qu'elle possède et ce quelle peut trouver dans. son sein } si elle dédai- ;gQe une branche qui importe essentiellement à la i^uUurç de sea terres , à ses fonces , à son cornmw^9 pour porter sanç cesse au dehors des richesses ^|:éell es en pure peiie ^ sans espérance d'auçuii prçtour ^ et de manière à se condamner per- .pétuellement elle-même à des sacrifices nouveaux , ne doit«on pas crier à l'inconséquence ? Je dis , sans espérance de retour : et^ en efiêt, quand nous

de même aujourd'hui }*.nou8 allons chercher des chevaux tou* jours métis en Angleterre y comme s'il n*y en avait pas de purs ailleurs ^ et }e ne cesserai de répéter, quoique sans doute bien inutilement : Faisons comme les Anglais, et n*allon» pas chercher des chevaux chez eux. {É,y

tirons (les soies des Toscans et des Pîémontais, cette matière prise eu nature chez l'étranger triple et quadruple de valeur lorsqu'elle sort de nos mains pour repasser dans les siennes ; mais que nous reste-t-il des chevaux que nos voisins nous fournissent?

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