‹ Elémens de littérature (volume 2)Chapitre 2 sur 37 · P01ST1QUE · texte numérisé non relu

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, se tonvicnfient et soîtînt d'acco»rd j qu'elles s>oient prôportionAéei , et ({u^on y évite les ornemens superflus et mal assortis ;

Dépique sit quod^is simplàx duritaxat et unum.

cfoe le poète soit en état de tf aiter non sieulement teAe ou telle partie, nais toutes les partiel; de son ouvrage ; qu'il sache les finir et les mfettre d'accord; qu'il ehoisissoun sujet 'propcyrtionné à seâ forces , et qu'il s'en pénètre en le méditant ;

Cui lecta potenter eriî res , Nec/acundia deseret hune , nec lucidus ord».

qu*y distribue son sujet avec intelligence et avec sagesse ; qu'il choisisse avec goût ce qui peut intéresser, et rejette ce. qui peut déplaire :

Vtjam nunc Mcatjam nunc debentia dici; Hoc ametf hoc spernat.

Il distingue les genres de poésie par les différentes espèces de vers ; il fait sentir les convenances à observer entre le sujet et le style ;

Descriptas servare vices , operumque colores.

il exige non seulement qu'un poème soit beau , mais de cette beauté qui touche ^ pei>- $uade , attire.

Et quocumque ntolent animum auditoris agunto^

Dans la conduite que Ton fait tenir. à ses.

personnages , on doit suivre , dit4I , Topinion , ou observer les vraisemblanèes , et celles - ci dépendent de l'analogie et de l'accord des qualités qui composent un ca-ractère :

Servetur ad imum Qualis ab incepto processerit , etsibi constet

Non seulement ces qualités doivent être d'accord entre elles , mais relatives è la fortune , à rage , à la condition , à toutes les circonstances qui peuvent influer sur les niœurs.

Horace fait observer toutes ces nuances ; mais c*est surtout dans la description des mœurs , qui distinguent les différens âges de la vie , que l'on reconnciît le philosophe attentif à observer la nature :

Mobilibusque décor naturis dandtis et annis.

DdYis la composition de la fable , il nous af&aiichit des liens d'une exacte fidélité pour la vérité historique. Osez feindre , nous ditil ; mais que la Éction se concilie avec la • vérité et s^j mêle si naturellement , qu'on ne s'aperçoive pas du mélange , ^

Primo ne médium, medio nedUcrepet imum ;

qne le début du poëme soit modeste ; que Faction n'en soit pas prise de trop loin ; que, sur le théâtre y on ne présente aux yeuxj:'icn de révoltant ni rien d'impossible ;' que la pièce n'ait pas moins de trois actes , ni plus de- cinq ; qu'il n'y ait jamais en scène plus de trois interlocuteurs ; que le chœur s'intéresse à Faction dont il est témoin , ami des bons , ennemi des méchans ; qu'on n'emploie jamais de machine postiche , et s'il se mêle dans l'action quelque incident merveilleux , qu'elle en soit digne par son importance ; que le style de la tragédie soit grave et sévère ; mais que , dans le comique , l'aisance et le naturel de la composition fassent dire à chacun que rien au monde n'était plus facile :

Ex notojictum carmen sequar, ut sibi quwis Speret idem, sudet mullum ,frustraque laboret Ahsus idem.

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