STANCE
Mentre sola e sicufa si riposa , Ne gregge ne pastor sele awieina f ' . Laura soave e l'alba rugiadosa ,
L'acqua e la terra al suojavor s'iaekiaa y Giovani 'vaghi , e donne innamorate Amano averne e seni e temple ornate.
Mais la coupe la plus naturelle de la stance ' de huit vers est celle qui la divise en deux quatrains , ou sur des rimes redoublées comme dans ce chœur de cyclopes ,
Travailloas , Véaus nous rordonae. .
Excitons ces feux allumés , , Déchaînons ces T«nts enfermés^ . > '
Que la flamme nous environna ; Que Tairaïu écunoie et bouillonne , Que mille dards en soient formés ; Que sous nos marteaux enflàmipés , A grand bruit renchime résonne;, ( Rousseau. )
ou sur deux rimes différentes , comme dans ces vers. , •
La campagne a perdu les fleurs qui Fembellissent; Les oiseaux ne font plus d'agréables concerts ; Les bois sout dépouillés de féurs feuillages verts ; N'estril point encot* temps que mes craintes finissent ?
Qui peut empêcher le refour De, ce jeune héros , si cher à ma mémoire ?
Hélas ! n*a-t-il donc point assez fait pour la gloire ?
Et ne doit-il rien à l'amour ? ( Deshoulières. )
stange. a67
Stances de neuf vers.
Elle se divise en un quatrain et une stance de cinq "vers.
De la veuve de Sichée L'histoire nous a fait penr:
Ûidon mourut attachée Au char d'un amant trompeur.
Mais l'imprudente mortelle . N'eut à se plaindre que d'elle; Ce fut sa faute, en, un mot:
A quoi songeait cette belle ^ De prendre un amant dévot? {Rousseau).
Homère adoucit mes mœurs Par ses riantes images; Sénèque aigrit mes humeurs Par ses préceptes sauvages.
£n vain, d'un ton de rhéteur, Epictète à son lecteur
. Prédie le bonheur suprême; J'y trouve un consolateur Plus affligé que moi-n^éme. ^Rousseau.)
Dans le genre gracieux et badin , cette forme a quelque chose de plus libre et de plus léger que le dixain , dont je "vais parler tout à l'heure.
a68 sTitivcE.
Stances de dix vers.-
. jC\e8t ici la loirnie la pdus kaimonieuse de la stance ^'ançaîse : elle se construit régidière^ ment de deux manières. i
/ F, m, f, mi f^ f, m : f, f, m.
La première est en métne temps la plus symétrique et la plus majestueuse.
Héros cruels et sauguinaires ,
Cessez de vous enorgueillir
De ces lauriers imagiuaires
Que Bellone vous fit cueillir :
En vain le destructeur rapide
De Marc-Antoine et de Lëpide
Hemplissait l'univers d*Iiorreur;
Il n'eût point eu le nom d'Auguste ,
Sans cet empire heureux et juste
Qui fit oublier ses fureurs. {Rousseau.)
La seconde coupe est encore belle : mais elle n*a ni la même pompe , ni la même îm-* pulsion. On en voit un exemple dans l'ode Q^ ce ;piéme poète nou$ pein^ les v.eirta9 d*un bon roi : . V
Son ' trône deviendra l'a&ile De l'orplielin persécuté;
Son équitable austérité
Soutiendra le faible pupille.
Le pauvre , sous ce défenseur ,
Ne craiucS'a plus que l'oppresseur
Lui ravisse son héritage ;
' Et le champ qu'il aura semé
Ne deviendra plus le partage '
De rusorpaAeur affamé.
Le vers qui donne le plus de nombre et de majesté à cette grande période ^ c'est ]è vers de huit syllabes ; et dans Malherbe on en voit des exemples que Rousseau n*a pas surpassés. Quelquefois même le vieux poète a je pe sai^ quoi de plus antique dans ses tours et dans ses raouvemens;, et de plus approchant de ià verve d'Horace.'
La discorde aux. crins de couleuvre.
Peste f^ale aux potentats , Ne finit sfis tragiques œuvres Qu'à la fin même des états.
D'elle naquit la frénésie Delà .Grèce contre l'Asie; Et, d'elle prirent le flambeau Dont ils désolèrent leur terre.
Les deux frères de qui la ça«rre Ne cebsa point daps le tombean.
C'est en^a paix que toutes chdses Succèdent selon nos désirs.
Comme au printemps naissent Içs ryses,- En la paix naissent les plaisirs.
a^o s'tange. :
Elle met les pompes aux TÏiles , . • Donné aux. champs les- moissons fertiles ;*
Et de la majesté des loi^ Appuyant les pouvoirs suprêmes.
Fait demeurer les diadèmes Fermes sur les tètes des rois.
Ce fut encore Malherbe qui donna le mo«dèle de la s tance de dix vers de sept syllabes , et qui nous apprit quel noble caractère le nombre pouvait lui imprimer , comme dans Tode au roi Henri le Grand.
Tel qu'aux vagues éperdues Marche un fleuve impérieux, De qui les neiges fondues Bendent le cours furieux, Rien n'est s&r en son rivage :
/ Ce qu'il trouve, il le ravage;
Et traînant comme buissons ^ Les chênes et leurs racines, Ote aux campagnes voisines L'espérance des moissons.
Tel et plus épouvautable
S'en allait ce conquérant,
A son pouvoir indomptable
Sa colère mesurant.
Son front avait une audace
Telle qu^ Mars en la-Thracc;
Et les éclairs de ses yeux • ^
Etaient comme d'un tonnerre
Qtii gronde contre la terre,
Quand elle a fâché les deux. '